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les jeunes et l'immigration quelles politiques envisager Printable Version PRINTABLE VERSION
by Andy le Leader, Gabon Dec 6, 2007
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Le lien historique engendré par la colonisation véhicule également jusqu’ à ce jour l’illusion d’une métropole aux capacités extraordinaires : croissance économique soutenue, marché de l’emploi alléchant, organisation sociale, culturelle et technique sans faille.

Ce mythe est aussi l’une des causes du déferlement des ressortissants des anciennes colonies vers la métropole. L’immigration est donc en partie une séquelle de la colonisation.

La pression démographique est également une cause d’immigration lorsqu’elle n’est pas suivie d’une croissance économique équivalente.

B-Les causes liées au pays d’accueil

Chaque Etat élabore une politique d’immigration en fonction de ses besoins économiques, étant entendu que les flux migratoires créent de nouvelles charges pour la collectivité d’accueil. Aussi, pour des raisons spécifiques, un Etat peut momentanément ouvrir ses frontières aux immigrants professionnellement qualifiés ou non. Parmi celles-ci, l’on peut citer entre autres le déficit en main-d’œuvre autochtone lors de l’ouverture de grands chantiers, tels que la construction d’un chemin de fer, l’exploitation minière, le développement du secteur agricole, etc.
A titre d’exemple, le Gabon a ouvert ses frontières à l’immigration d’une main-d’œuvre qualifiée ou non qualifiée, lors de la construction du chemin de fer. Par ailleurs, cette politique est également mise en place lorsque les nationaux refusent d’exercer les petits métiers ou d’exécuter les tâches très rudes : le nettoiement d’une ville, la cordonnerie, l’emploi domestique, la pêche, etc.

Le déficit de la croissance démographique peut aussi être la cause d’une ouverture des frontières pour un pays. Ce type d’immigration est appelé une immigration de peuplement, car l’objectif est de peupler les espaces vides. Le taux de fécondité des immigrants vient donc en appui à celui des autochtones.

Par ailleurs, les causes humanitaires astreignent également certains pays à ouvrir leurs frontières pour porter secours aux personnes en détresse. C’est le cas dans une situation de guerre civile ou entre Etats, de famine, de catastrophe, de discrimination ou d’exclusion.

La coopération technique entre Etats est aussi un moyen d’immigration. Sur cette base les cadres de nationalité étrangère viennent combler le déficit en main-d’œuvre autochtone dans certains secteurs. Au Gabon, il s’agit des secteurs suivants : l’éducation, la santé, l’armée etc.

Enfin, les échanges commerciaux et le tourisme constituent également une porte d’immigration souvent temporaire.

II-Les conséquences des flux migratoires

A-Dans le pays d’origine des migrants

Les conséquences des flux migratoires sont à la fois positives et négatives pour le pays pourvoyeur d’immigrants.

S’agissant de l’individu qui s’expatrie, il y a une forte probabilité pour lui de trouver du travail et avoir une rémunération nettement plus élevée que celle servie dans son pays natal. Il peut également bénéficier d’une formation professionnelle qu’il fera valoir de retour dans son pays. Un pays comme l’Allemagne assure cette formation avant de rapatrier les immigrants. Enfin, une épargne qui puisse lui permettre de s’insérer dans le tissu économique comme entrepreneur.

A cela s’ajoute une possible amélioration des conditions de vie du groupe familial, par l’envoi régulier des sommes d’argent.

S’agissant de la collectivité nationale, l’immigration présente quelques avantages, à savoir l’allègement du marché du travail, l’entrée des devises étrangères. Ainsi, rien que pour l’année 2005, les Maliens vivant à l’étranger ont rapatrié plus de 2 milliards de francs CFA (source : RFI).

Les immigrants constituent une communauté d’accueil pour leurs compatriotes qui tentent la même aventure.

Pour les pays ayant une forte pression démographique, l’immigration est un moyen de réduction de la population et par ricochet des charges publiques.

Hormis les quelques avantages ci-dessus énumérés, l’immigration est pour l’individu une rude épreuve, qu’il soit professionnellement qualifié ou non qualifié, dans la mesure où il se pose des problèmes d’intégration, de maîtrise de la langue du pays d’accueil, de culture alimentaire et même de l’ouverture du marché de l’emploi, la priorité étant accordée aux nationaux et le climat souvent déprimant pour ceux qui vont en occident. Tout immigrant, pour parvenir à quelque chose, s’impose des privations au-delà du raisonnable pour le logement, l’alimentation, les soins de santé, l’habillement. Le dépaysement amène la plupart d’entre eux au déséquilibre psychologique.

Pour ce qui est du pays d’origine, il exporte une force de travail ou de production qui aurait pu concourir à son développement. Les meilleures années de travail de ses citoyens sont absorbées par un pays étranger. Par ailleurs, la formation professionnelle est un investissement que l’Etat fait sur ses citoyens en vue de les utiliser, lorsque ce capital est exploité à l’extérieur, c’est un manque à gagner pour le pays d’origine, car cet investissement n’est pas amorti sur place. C’est pourquoi l’on évoque souvent la fuite des cerveaux ou brain drain. Généralement, les intéressés rentrent dans leur pays à l’heure de la vieillesse ou s’ils sont atteints d’une maladie incurable, en d’autres termes, lorsqu’ils ne sont plus utiles pour la nation.







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