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les jeunes et l'immigration quelles politiques envisager Printable Version PRINTABLE VERSION
by Andy le Leader, Gabon Dec 6, 2007
  Opinions

  


Enfin, à quelques exceptions près, les sommes rapatriées sont utilisées pour la consommation : mariages, baptême, nourriture, vêtement, décès etc. au point où l’on se demande si l’immigration est la meilleure solution pour les pays en développement ou pauvres ?


B-Dans le pays d’accueil des migrants

Les flux migratoires présentent pour le pays d’accueil des conséquences tant positives que négatives, tant il est vrai qu’un être humain, quelle que soit sa race ou son ethnie, se déplace avec son savoir, son savoir-faire, son héritage génétique et sa moralité, qu’elle soit bonne ou mauvaise.

Parmi les effets positifs, l’on peut citer l’apport démographique, c’est-à-dire l’accroissement d’une population active. Aussi, par l’immigration, le pays d’accueil bénéficie d’une force de travail et de production élaborée hors de ses frontières. Si l’immigration est temporaire, il échappe même à la contrainte de paiement des retraites. C’est également une main-d’œuvre que l’on utilise pour les tâches les plus rudes, délaissées par les nationaux. Le plus souvent cette main-d’œuvre est aussi bon marché. En définitive, l’immigration est la réponse à une demande urgente de main-d’œuvre.

Sur le plan démographique, les immigrants exportent également le taux de fécondité qui est le leur, celui-ci contribue donc à la croissance démographique du pays d’accueil.

S’agissant du Gabon, pour l’année 2006, le centre hospitalier a enregistré près de 12.000 naissances, à raison de 8.000 pour les autochtones et 4.000 pour les populations étrangères. Le taux de croissance démographique du Gabon inclut de ce fait les naissances des populations immigrantes.

Hormis les avantages ci-dessus cités, les flux migratoires présentent par ailleurs des effets néfastes pour le pays d’accueil, dans la mesure où la collectivité publique doit prendre en charge les immigrants aussi bien que les nationaux. Pour ce qui est du logement, de l’éducation des enfants, des soins de santé, de la formation professionnelle ou de l’emploi.

L’immigration engendre également une fuite des capitaux car l’immigrant a pour but d’améliorer ses propres conditions de vie et celles de son groupe familial. Le plus souvent son épargne n’est pas destinée à l’investissement dans le pays d’accueil. Au Gabon, les immigrants en situation irrégulière ont développé un réseau occulte de transfert d’argent c’est-à-dire par des voies non réglementaires.

Aux inconvénients énumérés plus haut s’ajoutent les difficultés d’intégration de l’immigrant. Malgré le changement d’environnement, celui-ci s’évertue à perpétuer sa culture, ses traditions, ses habitudes alimentaires, sa langue maternelle, bref sa manière de vivre. D’après certains spécialistes, l’assimilation n’est possible qu’à la troisième génération. L’assimilation s’entend ici comme le rapprochement culturel des habitants du pays d’accueil.

Les liens de mariage entre autochtones et immigrants aboutissent à une modification des noms des habitants du pays d’accueil. Lorsque ce sont les ressortissants étrangers qui, dans le tissu économique, détiennent le secteur de la restauration, les habitudes alimentaires des autochtones changent instantanément (banquets chinois, le tchieb sénégalais, le dolé du Cameroun, le poisson à la braise, etc. Cas du Gabon).

Par ailleurs, si le taux de fécondité des immigrants est plus élevé que celui des nationaux, il y a à long terme un risque d’invasion qui suscite la xénophobie, car les nationaux se sentent menacés sur leur propre territoire.

En outre, lorsque les immigrants trouvent que le marché de l’emploi est saturé ou faible, ils versent dans le grand banditisme pour survivre, d’où l’insécurité dans les pays à fort taux d’immigration.

A cela s’ajoute la propagation du VIH/Sida et le maintien à l’étranger des pratiques décriées telles que l’esclavage des enfants, les mutilations féminines, etc.

III-Les politiques migratoires envisageables

Les déplacements des hommes hors de leurs frontières sont régis par des règlements et des conventions entre Etats. Ces instruments de droit sont toujours modulés en fonction des intérêts économiques des pays concernés. Donc, la politique d’immigration ne dépend pas des migrants mais des Etats, voire des organisations internationales humanitaires.

Il est important de souligner que les migrations internationales revêtent de multiples aspects et intéressent presque tous les pays.

Aussi, quelles politiques migratoires pour l’avenir ?

1-La négociation ou renégociation des conventions en matière d’immigration entre Etats

En principe, ce sont les liens d’amitié entre Etats qui aboutissent à la signature des Conventions d’établissement en faveur de leurs populations respectives.







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