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| Le jeu chez l’enfant : une réalité toute autre (5e prix littéraire) |
PRINTABLE VERSION |
| by Benita Tupchong, 17 ans, Streetsville Secondary School, Ontario, |
Jul 12, 2004 |
Il nous faut non seulement promouvoir une éducation planétaire, mais aussi faire appel à la conscience sociale des consommateurs qui encouragent indirectement dans leur quotidien la pratique du travail des enfants. Dans une recherche constante pour étendre leur part de marché et s’en assurer la domination, les entreprises s’efforcent d’accroître leurs bénéfices en utilisant la main-d’œuvre bon marché des pays en développement. Comme on peut payer les enfants moins cher que les adultes et qu’il est plus facile de les maltraiter, les enfants sont plus recherchés pour le travail dans ces régions. Les consommateurs nord-américains doivent savoir quelles entreprises exploitent la main-d’œuvre bon marché. Nous pouvons boycotter les produits fabriqués dans les régions où il n’existe aucune loi contre le travail des enfants. Le but est de sensibiliser l’opinion à la relation qui existe entre nos actes et les lourdes conséquences qu’ils peuvent avoir ailleurs dans le monde : nos achats n’en seront que plus réfléchis.
Comme consommateurs, nous pouvons aussi prendre note des biens de consommation qui portent une marque ou une étiquette particulière garantissant qu’ils ont été produits dans le respect de certaines mesures de protection. On a utilisé avec succès ces étiquettes dans l’industrie des tapis. En 2002, on estimait qu’en Europe et en Amérique du Nord le nombre de tapis vendus portant l’étiquette RUGMARK (créée en 1994) dépassait les trois millions. Grâce à cette étiquette, les consommateurs ont l’assurance qu’aucune main-d’œuvre enfantine illégale n’a été utilisée lors de la fabrication du tapis. Des pays producteurs de tapis comme l’Inde, le Népal et le Pakistan participent actuellement au programme RUGMARK . Si cette stratégie a été possible pour les tapis, pourquoi ne pourrait-elle pas s’étendre à un plus grand nombre de produits ? Une seule voix peut catalyser de nombreux changements. En militant, nous pouvons faire valoir notre point de vue sur des questions comme l’exploitation des enfants et amener d’autres personnes à suivre l’exemple de style de vie que nous donnons par nos paroles et nos décisions de tous les jours. Nous avons la responsabilité d’être des consommateurs conscients et d’éviter de créer une demande pour les produits fabriqués par des entreprises qui font travailler des enfants.
Les jeunes peuvent aussi agir en demandant aux représentants gouvernementaux de faire pression sur les pays qui ne font rien pour protéger les droits de la personne. Jusqu’à aujourd’hui, 192 pays ont ratifié la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant et on a publié plusieurs autres textes juridiques; ce qui fait défaut, c’est la volonté politique d’appliquer un grand nombre des mandats prévus dans ces textes . En expliquant que nous attachons de l’importance aux droits humains universels des enfants, nous pouvons secouer l’apathie et commencer à promouvoir la justice humaine.
Pour surmonter le problème du travail des enfants, il faut que le monde en développement et le monde industrialisé unissent leurs efforts. Il n’existe de solution unique pour aucun problème mondial. Malgré tout, notre passion et notre volonté de changement peuvent faire progresser la lutte contre le travail des enfants. Il nous faut nous battre contre l’ignorance, l’apathie et un consumérisme matérialiste. Nous pouvons faire notre part en commençant à agir de façon responsable au lieu de continuer à tolérer les disparités dans le monde. La première étape est de s’informer soi-même, pour ensuite agir à la lumière de ce qu’on a appris. Nous devons ouvrir notre esprit et notre cœur à nos voisins des autres continents, aller au-delà des différences qui nous distinguent pour voir à quel point nous sommes semblables. Si nous pouvons simplement convaincre les autres de se préoccuper du bien-être des enfants qui vivent de l’autre côté du globe, nous pourrons déplacer des montagnes. La clé, c’est la conscience sociale sur toute la planète. Quand elle sera éveillée, nous aurons fait un pas de plus vers un monde meilleur.
Références
BELAMY, Carol. « Child Labour: Rights, risks, and realities », The Rotarian, septembre 1997, p. 26-29.
CLARK, Bruce et WALLACE, John. Global Connections: Canadian World Issues, Toronto, Pearson Education Canada, 2002.
Free The Children, consulté le 10 avril 2004. Sur Internet :
KIELBURGER, Craig. Free The Children, Toronto, McClelland & Stewart Inc., 1998.
SALMON, Katy. « Kenya’s Schools Try to Accommodate Free Education », International News Service News, consulté le 20 avril 2004. Sur Internet :
« Summary results of Child Labour Survey in Pakistan (1996) », Organisation internationale du travail, consulté le 6 février 2001, les 10 et 20 avril 2004.
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