Résultats du Concours de Blogs Francophone sur TIG !
Les gagnants du concours sont connus à l'issu des évaluations effectuées par les membres du jury. Il s'agit de :
Premier prix : Appareil photo numériqueDésiré-Clitandre DZONTEU (Gabon/Cameroun),
Deuxième prix : TIG pack
Sarah TOUMI (France/Tunisie),
Troisième prix : Abonnement Annuel au magazine Afrique Magazine (AM)
- Billy MANGOLE (République Démocratique du Congo)
- Andy N’ZIENGUI (Gabon)
Bravo à tous les gagnants !
Retrouvez les blogs des deux premiers gagnants en dessous.
Pour ceux et celles qui n'ont pu faire parti des heureux gagnants, nos prochains concours vous permettront de vous rattraper !
L'équipe du TakingITGlobal
Les blogs de Désiré-Clitandre DZONTEU
- « Il n’y a pas de sots métiers, il n’y que de sottes gens »
- Opération « Bouchons les trous », une action citoyenne des jeunes de Port-Gentil
- Partir, au nom de l’espoir !

La conjoncture actuelle dans les pays africains, au sud du Sahara, que ce soit au Gabon, au Cameroun ou au Bénin, est la même. Les jeunes sont en proie au chômage et l’idée de partir, « s’enfuir », s’en aller loin du calvaires de la pauvreté et de la précarité, est le seul élément dominant qui taraude dans le cerveau de ceux-là qui affirment ne plus avoir espoir.
Or d’autres ont décidé de braver le calvaire, d’affronter de face cette pauvreté qui n’épargne, finalement personne. En fait, pour Jean-Blaise, qui a un bac série économique depuis un an, il trime au quartier parce que les parents ne sont pas nantis pour l’envoyer dans une de ces universités occidentales pour poursuivre son cursus.
D’ailleurs, il le dit lui-même, « les gens me demandent pourquoi je ne vais pas à l’université ici au pays. Voyez-vous mêmes, croyez-vous que c’est une université ça ? Avec autant de grèves ? ».
Jean a donc préféré ne pas s’embourber dans une université qui n’offre en réalité pas ou très peu de voie vers le succès et il s’est lancé dans une activité pour ne pas augmenter comme il le déclare « le nombre de chômeurs ». Mais sa formation théorique ne lui donne aucun choix.
Il s’est reconverti en factotum dans une boutique tenu par un Libanais dans la capitale gabonaise. Il vaque avec « élégance » à son occupation, sert les clients, charge les comptoirs, transporte les cartons pour livrer dans le marcher etc… et économise peu à peu pour s’en aller le moment opportun.
Il a foi en l’avenir, il sait qu’il va s’en aller, parce que comme il le dit encore il est « capable de faire n’importe quel travail, pourvu que ça n’avilisse pas ».
C’est pour quoi, il nous a dit dans un ton hilare et avec une certaine assurance qu’« il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que sottes gens ».

Les jeunes des quartiers Balise, Bornave et Cité municipale dans la ville de Port-Gentil ont initié depuis quelques jours, une opération citoyenne dénommée « Bouchons les trous », qui met en exergue leur volonté d’être des hommes et des femmes d’action, consistant à fermer les différents « nids de poule » qui se sont formés sur la chaussée de leur cité.
Pour suppléer les autorités municipales dont les moyens ne permettraient pas de joindre forcément tous les bouts, les jeunes des différents quartiers de la capitale économique du Gabon se sont ainsi constitués en regroupement et ont entamé, eux-mêmes, les travaux de réhabilitation des différents axes majeurs avant l’arrivée des premières pluies, souvent à l’origine de nombreux désagréments.
Selon Jean Simon, le porte-parole de ces jeunes volontaires, la situation dans laquelle se trouvent les routes de leurs quartiers rendait le trafic presque impossible au point où les taxis n’avaient plus accès dans certains coins de la ville, pourtant habités et très fréquentés.
Ces jeunes pour la plupart des collégiens profitent des vacances de noël pour se procurer des matériaux de récupération auxquels ils ajoutent un peu de ciment et de sable afin de boucher les « nids de poule » qui se sont formés dans différents endroits de la chaussée.
Il s’agit au terme de cette action de remédier à la conséquence immédiate de cette situation qui est la rareté des taxis en direction de ces endroits.
Depuis quelques années maintenant, les verbes « partir », « fuir », s’ « exiler»…se conjuguent à tous les temps chez les jeunes Africains, en particulier ceux des pays où la misère a inscrite son nom en lettre d’or dans leur vie. C’est clair, et l’on ne peut contester à quiconque le droit à l’espoir, l’espoir de vivre.
Voilà une simple, mais une raison juste et évidente qui pousse les jeunes du continent noir à immigrer, à fuir le continent berceau de leurs ancêtres, à braver vents et marrées, chaleur et froid pour aller chercher une vie meilleurs Ailleurs.
Qu’est-ce que tous cela signifie ?
Il faut en principe partir du contexte de chaque pays pour comprendre ce qui incite les jeunes à fuir le continent.
En effet, la mauvaise gérance, la gabegie orchestrée par les pouvoirs publics en place dans les pays africains, le clientélisme, le manque d’industries, d’écoles et de Centres de formations, le chômage… sont autant de maux qui font en sorte que les jeunes se sentent délaissés et envisagent d’autres solutions en l’occurrence l’immigration.
Toutefois, s’il s’agit de partir de la terre qui les a vu naître pour une terre d’espoir, est-il sûr qu’ils s’en sortent ? Ne dit-on pas qu’ « un tien vaut mieux qu’un deux, tu l’auras ? ».
Il s’en suit qu’au-delà des problèmes qui s’opposent à l’épanouissement des jeunes sur le continent, ces derniers devraient au préalable savoir qu’ « est jamais mieux ailleurs que chez soi ». Raison pour laquelle, je me permets de dire que les charters de rapatriement, les milliers de morts sur les routes et les mers en direction de Ceuta et Melilla ne sont que la réplique de cela.
Ainsi, ma petite expérience me permet encore croire que la jeunesse africaine devrait apprendre à se prendre en charge ; c'est-à-dire se regrouper par exemple en association, proposer des projets qui tiennent compte de leurs aspirations.
Autrement dit, la jeunesse doit montrer qu’elle est volontaire, qu’elle a des ressources à faire valoir, qu’elle est en réalité un véritable capital sur lequel les dirigeants doivent s’appuyer pour le présent et le futur.
Les blogs de Sarah TOUMI
- Jeunesse et Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) – Quand fracture numérique rime avec facture et rentabilité…la jeunesse n’a qu’à se taire et regarder…
- Jeunesse et Immigration – Pourquoi partent-ils?
- Jeunesse et fléaux sociaux- Croire en la vie, y croire toujours...
- Jeunesse et Emploi – De plus en plus diplômé, de moins en moins embauché ?
Les Technologies de l’Information et de la Communication sont un outil essentiel au développement. Elles facilitent les échanges et la coopération, permettent le développement du commerce à distance. C’est un outil incontournable de nos jours pour se développer, tant économiquement que culturellement.
Cependant, le fait est là : la fracture numérique sévit et se creuse entre le Nord et le Sud et même dans le Nord entre catégories sociales.
En effet les TIC coûtent cher. Pour téléphoner ou accéder à Internet, il faut disposer d’outils coûteux : téléphone, ordinateur, abonnement téléphonique…
C’est ainsi que l’inégalité s’accroît : les jeunes les moins aisés sont déjà ceux qui possèdent le moins de moyens pour étudier. Ce sont les même qui sont privés de TIC. Or aujourd’hui, personne n’embauche un employé qui ne sait pas se servir d’un ordinateur.
Je prendrais un cas qui me tient particulièrement à cœur. Il s’agit d’un village tunisien, Bir Salah. Dans ce village, plusieurs familles possédaient le téléphone fixe pour leur usage personnel. Avec notre association, la LCT BIR SALAH, nous avons créé une salle d’informatique pour enseigner l’informatique et initier à Internet les enfants et les jeunes et ainsi réduire l’écart numérique entre la ville et la campagne.
Or la compagnie de téléphone Tunisie Télécom n’a rien trouvé de mieux à faire que de couper les lignes de téléphone de tous les habitants, sous prétexte que cela n’était pas assez rentable.
Résultat : Parce que les factures des parents ne sont pas assez élevées, les enfants et les jeunes sont privés de ligne téléphonique et ne peuvent donc pas naviguer sur Internet. Dans le pays du SMSI, la plus grosse compagnie privée de téléphonie abuse arbitrairement de son monopole sous prétexte de « rentabilité ».
Alors que l’état tunisien encourage de toutes ses forces la diffusion des TIC auprès de la jeunesse, investit sur le savoir et pari sur les TIC pour le développement du pays, voilà que des actions arbitraires comme celle de Tunisie Telecom viennent corrompre le bon déroulement de l’action du gouvernement tunisien et nuire aux plus jeunes qui devront attendre l’entrée au collège pour s’initier une heure par semaine à Internet…
Comment quoi la fracture numérique se creuse…à petits cliques de souris mal placés mais sûrement et même malgré les gouvernements bienveillants. Le pouvoir de l’argent est une donnée à ne jamais oublier quand il s’agit de progrès car l’argent est un dieu, pour certains hommes.
On le sait, la migration est un fait immuable à l’homme. De tout temps l’homme a cherché à conquérir de nouveaux territoires, à découvrir le monde.
Aujourd’hui avec l’avènement des frontières, tant géographiques qu’économiques et sociales, le flux migratoire pose un problème : la régulation.
Or les hommes continuent à vouloir émigrer, pousser par l’envie de trouver une vie meilleure dans une contrée lointaine.
Le rêve américain existerait-il encore ?
Chaque année, des milliers d’hommes et de femmes tentent de franchir les frontières du Nord au risque de leurs vies et illégalement pour se sauver d’un destin qu’ils jugent plus malheureux dans leur pays.
Ce phénomène touche d’autant plus les jeunes qui rêvent de capitales européennes ou américaines, de gloire, richesse et bonheur.
La jeunesse du Sud serait-elle victime de désinformation ? Peut-être que le problème est là. Les capitales du Nord victimes de leur succès se voient aujourd’hui accueillir des sans papiers qui vivent tant bien que mal lorsqu’ils ont réussi à passer les frontières. Justement le problème est là : accueillir cette jeunesse, oui, mais si c’est pour la maintenir dans la misère et l’inaction, à quoi bon ?
Certaines diront qu’il vaut mieux vivre la misère en Europe que de mourir de faim en Afrique, mais quand on est jeune, plein de rêves et d’espoirs, comment espérer un avenir heureux dans ces conditions.
Pourquoi partent-il ?
Ils partent car ils pensent que c’est mieux pour eux. Nombreux sont ceux qui pensent finir leurs études puis trouver un travail qui leur permettra de vivre confortablement et peut être même d’aider leur famille rester au pays. Mais au final combien vivent une histoire exemplaire? Combien reviennent dans leur pays en disant « j’ai réussi »…
Le problème est là : l’immigration oui, mais au prix de quels sacrifices ?
Alors que les jeunes du Nord jouissent d’une liberté de circulation quasi sans bornes de part leurs nationalités et possèdent des garanties de réinsertion en cas de retour dans leur pays d’origine, les jeunes du Sud sont face à un quite ou double lorsqu’ils choisissent l’immigration : le succès ou la misère et personne n’est là pour leur assurer de l’aide en cas de problème.
Ils sont tous jeunes, ils sont tous pleins d’espoirs mais dans un monde où le Nord pèse plus lourd que le Sud, l’inégalité persiste. A nous de changer cela…
La jeunesse, c’est cette transition entre l’enfance et le monde adulte qui demande un peu de rigueur et pas trop de malchance si on veut entrer de bons pieds dans la vie. La jeunesse, c’est aussi cette période d’essai ou tout (ou presque) est permis, sinon pardonné, où l’on acquière l’expérience et progressivement la maturité jusqu’à arriver à l’âge adulte.
Mais voilà, la jeunesse peut s’avérer douloureuse parfois. Les fléaux sociaux que sont la pauvreté, les guerres, ou le SIDA, sont autant de pièges qui peuvent faire rater le coche de la vie car la jeunesse est une période où le moindre problème peut bouleverser une vie.
Une guerre par exemple, peut complètement bouleverser la vie d’un jeune. D’étudiant, il passe au statut de combattant ou de réfugié. De là, comment reprendre sa vie d’avant ?
De même, la pauvreté est un handicap majeur pour un jeune car sans argent, pas d’études, pas de moyens d’entreprendre…sans une volonté de fer, la jeunesse pauvre sombre souvent dans la misère sociale : drogue, vol…comment croire à un avenir radieux quand on ne connaît que la misère ?
Les rêves d’une vie heureuse, brillante où, après avoir fait de grandes études, nous entrerions dans la vie auréolée par la chance et le bonheur, entreprenant de nouveaux projets pleins de génie, s’enrichissant sans cesse culturellement, apprenant toujours plus de la vie…tous les jeunes l’ont fait ce rêve. Mais combien y sont arrivés ?
Un instant suffit pour changer le cours d’une vie : une faillite, une maladie, une guerre et ce sont des rêves qui s’envolent en fumée. C’est pourquoi, malgré les aléas de la vie, il faut continuer à y croire et se battre pour réaliser ses projets car il n’y a pas d’excuses à gâcher son énergie quand on est jeune et qu’on peut aider les autres, et par la même occasion trouver une chance de s’aider soi-même.
Quel que soit le fléau qui nous atteint, il faut se montrer optimiste et aller de l’avant, ne pas se lamenter et avancer dans la vie. Et si votre cas est désespéré, penchez vous sur les autres pour essayer de les aider, à défaut de ne pouvoir vous aider vous-même. On trouve toujours, au milieu du malheur, une lueur de bonheur. Il suffit de s’ouvrir aux autres et d’avancer, quelque soit la situation.
La société moderne nous pousse à faire des études de plus en plus longues, à devenir « docteurs d’état », à passer 8 années post-bac sur les bancs de la Faculté. Cela augmente-t-il les chances d’employabilité?
Quand on sait que le chômage des jeunes est un sujet sensible dans tous les pays du monde, la question à se poser est de savoir si un jeune hyper qualifié a plus de chances d’être employé qu’un jeune qui n’a pas eu son bac et n’a jamais mis les pieds à la fac.
Les statistiques montrent qu’en 2006, 36.3% des jeunes Européens de 15 à 24ans étaient actifs mais que le taux de chômage de ces même jeunes était de 7%. Cela prouve que s’ils ne sont pas actifs, la majorité continuent leurs études.
Mais le fait est là : les recruteurs préfèrent embauché quelqu’un de peu diplômé mais très qualifié que l’inverse.
Le problème actuel des études universitaires est qu’elles ne forment pas l’étudiant à sa future vie d’employé ou de chef d’entreprise. Pas assez de pratique, trop de théorie. Au final, des diplômés à Bac+8 incapables de réaliser le travail que leur demande leur entreprise car pas assez formés à la pratique.
En France, c’est la pédagogie universitaire qui est à revoir en entier afin de reconquérir le cœur des chefs d’entreprise et de redonner une bonne image des étudiants de Faculté en offrant plus de pratique, plus de professionnalisation et donc plus de chances pour les étudiants de trouver un emplois à la fin de leurs études.
