| by SANDZA MISSIMBALOBA Laurent | |
| Published on: Sep 8, 2005 | |
| Topic: | |
| Type: Poetry | |
| https://www.tigweb.org/express/panorama/article.html?ContentID=6172 | |
| Poème pour la protection de l’environnement. Que d'années passées sous les feutres de ta belle Nature ! Que d'années arrosées de ton soleil équatorial ! Que de belles images agrémentées de tes danses Folkloriques ! Que d'années restées éblouie par l'odeur et la lumière de la lampe tempête ! Histoire d'enfance dont le passé s'est enfouit dans mon subconscient Histoire d'enfance marquée par la science de la nature Histoire luxuriante de la verdure au bord de la LEBIYOU, de la BOUENGUIDI Histoire d'un amour sacré avec l'OGOOUE Histoire d'un matin riche de chants d'oiseaux de la LOLO Souvenir lointain de mes pleurs de gamin à travers les champs Souvenir lointain de ma grand-mère qui m'a tant aimé comme son champ de maïs Souvenir de lointaines randonnés de l'aube aux épaisses gouttes de brouillards Souvenir de mon grand-père, de sa pipe, assis sur son fauteuil de RAFIA Souvenir des rites initiatiques de la nature Mon cœur se déchire, le village est mort Mon cœur pleure, où est ma forêt Mon cœur est en sanglot, où sont partis les vieillards ? Mon cœur est amère, l'air frais du matin vint à manquer Mon cœur est déraciné, je n'ai plus d'identité Ce matin on me disait que la forêt sacrée ne l'était plus Ce matin on me disait que notre fleuve a perdu sa verdure côtière Ce matin j’ai pu apercevoir la nature pleurer de toutes ses larmes Ce matin je pu assisté lamentablement au manque de chants d'oiseaux, les arbres ont été décimés à des fins humaines Ce matin j’ai pu voir mon grand-père croulé sur son lit de mort, dégoûté par le spectacle macabre de la destruction de la forêt gabonaise Ce matin les couleurs de la forêt avaient disparu Au soir de l'été, je me rendais à cœur joie au village pour te contempler Au soir de l'été j'empruntais la pirogue pour ta découverte Au soir de l'été je pouvais te savourer à travers la locomotive Au soir de l'été c'était l'avion qui me procurait une belle vue aérienne de ta flore Au soir de l'été il ne restait plus rien de toi Ma forêt, pardonne-moi et mes pères Ma forêt, pardonne-moi et mes mères Ma forêt, pardonne-moi et mes frères Ma forêt, pardonne-moi et mes sœurs Ma forêt, pardonne-moi de mon égoïsme Ma forêt, tu me nourris et moi je te détruis Ma forêt, tu ne m'as fait aucun tord, moi au contraire Ma forêt, tu ne mérite pas ce sort Ma forêt, je t'ai rendu laide Quelle méchanceté de ma part ! Quel pseudo amour de ma part ! Quelle hypocrisie de ma part ! Quel meurtre de ma part ! Quel torture de ma part ! Comment aurais-je le courage de te demander pardon ? Comment aurais-je le courage de te reboiser ? Comment aurais-je le courage de lutter contre la pollution de la nature or j'en suis l'auteur ? Comment aurais-je encore le courage de te dire je t'aime ? Je pleure la disparition progressive de l'Eléphant d'Afrique centrale Je pleure la disparition du perroquet vert Je pleure la disparition progressive du Pangolin Je pleure la disparition progressive du Lion Je pleure la disparition progressive du Gorille Je pleure la disparition progressive de la Gazelle A quoi ressemblera la nature sans eaux ? A quoi ressemblera nos rivières et mers sans ressources halieutiques ? A quoi ressemblera la nature sans la faune et sans la flore ? A quoi ressemblera la nature sans climats ? A quoi ressemblera la nature sans ozone ? A quoi ressemblera la nature sans saisons ? Réparons nos mentalités Réparons notre vision du monde Réparons notre planète Réparons notre environnement Réparons la nature Afin que nous chantions l'hymne de la biodiversité Afin que nous chantions l'hymne des continents verts Afin que nous chantions l'hymne des pays verts Afin que nous chantions l'hymne des villes vertes Afin que nous chantions l'hymne des villages verts Pour que nous nous levions le matin avec gaieté Pour que les villageois retrouvent le matin leurs activités champêtres Pour qu'au petit matin reprennent les champs d'oiseaux Pour qu'au petit matin mon grand-père reprenne sa pipe Pour qu'au petit matin la brise parfume aux couleurs de la forêt C'est de ce paysage gabonais que nous sommes nés C'est de ce paysage gabonais que nous appartenons C'est de ce paysage gabonais que nous retournerons C'est de ce paysage gabonais que nous sommes, ce que nous sommes C'est de ce paysage gabonais que nous sommes unis C'est de ce paysage gabonais que nous chantons aux sons de l'unité nationale Prends soin de ta forêt, préservons ensemble le bassin du Congo afin que la planète jouisse de son vent SANDZA MISSIMBALOBA Laurent Chargé à l'environnement à JVFGABON http://www.jvfgabon.org/article.php3?id_article=125 « return. |
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