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Indépendances africaines : rêve noir et réalités blanches ou de la défection historique de Senghor, peau noire, gorge blanche Versione Stampabile Versione Stampabile
by LEMIEN, Gabon May 18, 2010
  Articoli d'opinione

  

En 1960, Le soleil des indépendances brille sur 17 Etats africains au titre desquels se trouvent : le Gabon, le Cameroun, le Bénin (Dahomey jusqu’en 1975), le Niger, le Burkina- Faso (Haute Volta jusqu’en 1984) et le Sénégal. Plusieurs raisons expliquent la présence de ce Soleil qui darde dans une Afrique au climat hivernal. Climat que certains fils à l’instar de Senghor aurait bien voulu voir être maintenu au grand dame de notre négrité pourtant si chantée par le texte.




A l’heure où l’Afrique célèbre Le soleil de ses indépendances, il sied que l’on regarde dans le rétroviseur de l’histoire et qu’enfin, le chat porte son nom. Je ne voudrais pas tant théoriser sur la question de l’indépendance en elle-même et pour elle-même ; mais bien, sur celle des émanations de sa réalité qui, de mon point de vue demeure blanche alors que le rêve, lui, est bel et bien noir. Pourquoi le rêve seulement est-il noir et la réalité, lieu où se saisit la vie, l’action, le travail, la joie, la chaleur des corps en liesse, les échanges mondialisés, reste-elle cinquante ans après, toujours blanche ?

C’est ici que notre regard scrute le Passé, concasse l’Histoire, délie les liens du mensonge et constate tristement que Le soleil des indépendances n’a jamais luit, sinon très faiblement ! L’Afrique désabusée par 500 ans de tabula rasa culturel et linguistique n’eut pas partout des fils comme Sékou Touré, des fils comme Lumumba, des fils comme Kwamé Nkrumah… des fils comme Sankara pour permettre cet éclaboussement de rayons d’indépendance véritables… Non, l’Afrique n’eut pas pour ses 53 Etats de dignes hérauts, de fils empêcheurs de tourner en rond ! Mais l’Afrique eut aussi pour fils, des oublieux de la couleur ocre du sol noir, des fils oublieux de cette loi naturelle qui veut que tout homme naît et vit libre selon le respect de l’autre, selon le respect des isoglosses, selon la nécessité de la sauvegarde de la culture et de la langue, bases de toute identité. L’un de ces fils oublieux, s’appelle Senghor !

« Senghor ?» Oui, Senghor ! Mais avant de me traiter d’hérésiarque et de me condamner au gibet de ceux qui osent vaincre le silence de la honte, écoutez les dates de notre commune Histoire, écoutez la parole du griot transposée sur l’écorce polie de l’okoumé, écoutez et si la vérité ne rend pas poreuse vos fausses convictions, alors seulement, pendez-moi ! Pendez-moi et je mourrai Julien Sorel, je mourrai Meursault, mais surtout, je mourrai Galilée puisque le temps à raison de tout!

Senghor, si vous ne le saviez pas, a raté de son vivant ou plutôt s’est toujours voulu absent de grandes dates qui politiquement, auraient permis certainement une autre Afrique. En 1946, les hommes politiques africains se réunirent à Bamako pour former le Rassemblement Démocratique Africain (RDA) pour ainsi espérer répondre objectivement à l’autorité coloniale, à son protectionnisme exacerbé. Senghor se déjugea en rendant ainsi fébriles les résolutions de cette rencontre. Faut-il ajouter que le premier président du Sénégal libre a toujours ménagé ses efforts pour rendre indépendant le Sénégal? Il pensait en effet que le Sénégal et partant l’Afrique, ne pouvait s’administrer sans la tutelle de l’Occident, sans la mainmise de la France. C’est pourquoi, quand en 1956, les députés africains représentés au Parlement français voteront la loi du 23 juin 1956 qui introduira l’autonomie des Etats africains, Senghor montrera une fois encore son amour débordant pour la France au travers du slogan : « Fédérer n’est pas séparer ». Il semble clairement dire que l’Afrique ne mérite pas d’être loin de la France, il semble dire dans une poésie dépouillée de tout symbolisme baudelairien combien il serait bien pour l’Afrique de quêter même le statut de territoire français d’outre-continent.
Le 28 septembre 1958, de Gaulle  alors garant des intérêts de la France fait une visite au Sénégal. Un mois plus tôt, en Guinée, Sékou Touré par une verte diatribe lui lançait: « Nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l’esclavage » en arrachant aussitôt par ces mots l’indépendance pour son pays en digne fils. Senghor, ce 28 septembre-là, préféra être absent puisque sa présence n’aurait été supportée par le peuple que comme cette voix qui clame vertement une indépendance que trop légitimement méritée, ne fût-ce que pour la mémoire de ces Thiaroye décimés au cours des Grandes Guerres !

Si au niveau politique, vous ne percevez pas encore ce que je dis; alors, je vous invite à la rencontre du Senghor, homme de cultures. S’il est une aire où l’enfant né à Joal à briller, c’est bien celle des cultures. Mais laquelle et pour qui? Si je vous dis que Senghor n’a véritablement pas théorisé sur la question de la Négritude mais que, dans les années 1920, il y rejoindra René Maran et Aimé Césaire plus par effet de mode que par conviction. Me croirez-vous ? Non ? Comment comprendre alors que pour lui « l’émotion est nègre et la raison hellène » ? Avec de telle assertion, peut-on lire en lui une quelconque once de désir d’appartenance à l’être-noir ? Il serait donc faux de considérer Senghor comme un écrivain de la Négritude au sens où le conçoit tout du moins, l’auteur de Cahier d’un retour au pays natal. Sa Civilisation de l’universel à laquelle il invite tout le monde témoigne de cela. Elle témoigne de ce que Senghor est l’écrivain non pas de la Négritude ; mais celui de la mondialisation !





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Profilo Scrittore
LEMIEN


Je suis Lemien LENDZEYI, Coordonnateur National du Réseau des Jeunes Volontaires francophones du Gabon.

J'aime rencontrer l'Autre et et apprendre de lui particulièrement dans le langage universel de l'écriture. Ecrire, c'est pour moi donner sens au monde, aux choses ... c'est nécessairement une rencontre: celle des hommes et de leurs diverses cultures dans un monde où la vitesse empêche l'émerveillement et donc la contemplation heureuse d'un tableau, d'un texte.

La poésie est mon champ de prédilection. J'aime me laisser habiter avec ou sans mon gré par les Muses. porté par leur amour, tout m'apparaît soudain plein de vie, tout m'apparaît déshabiller de mensonge; alors je pense comme RIMBEAU "devenir voyant par un long et raisonné dérèglement de tous les sens!"

Commenti


Indépendances africaines : rêve noir et réalités blanches ou de la défection historique de Senghor, peau noire, gorge blanche
MOUSSAVOU d'Arles ismael | Jul 27th, 2010
le titre de votre articule est très évocateur "Indépendances africaines : rêve noir et réalités blanches ou de la défection historique de Senghor, peau noire, gorge blanche" arrêtons nous sur les premiers" rêve noir et réalités blanches", je partage entièrement cette formulation, dans la mesure où les puissances occidentales on toujours une main mise sur toutes actions mener par les africains. il n'y a avoir les nombreux observateur de déploient la France lors des élections présidentielles. De plus,regarder le nombre de milliaire français qui s'y trouvent. Ils ont le droit de circuler sur tout le territoire gabonais, ce qui n'est pas possible en France. savez vous que le virus EBOLA qui a sévit à MAKOKOU a été provoqué par l'armée française. le territoire Africain est entre les main des blancs, et je ne vous apprend rien.d'ailleurs dans les rues du Gabon il n'est pas rare d'entre" LE GABON EST UNE PROVINCE LOINTAINE DE LA FRANCE" L'indépendance en Afrique est un leurre pour emprunter votre terme et la liberté une illusion. les puissances occidentales sont très malignes, elles sont compris que le meilleur moyen de dominer un peuple est de lui faire croire qu'elle agit de son gré.Elles ont percé le peuple africain et soudoyé ses élites lesquels ont trompé le peuple. cela dit je ne partage pas tout à fait votre deuxième idée peau noire gorge blanche, . pour moi le seul qui a vu juste c'est singhor, il n' pas voulu entrer dans cette mascarade, de soit disant indépendances. il savait que le peuple africain n'est pas encore assez mature pour pouvoir piloter ce gigantesquement avion qu'est l'Afrique. Je crois que les élites africains se trop précipités. Il n'ont pas vu plus lion que le bout de leur né. si non ils auraient vu que demander à un villageois de laver son linge dans la machine, celui-ci reviendrai taché de couleur. or c'est justement ce que les élites ont fait. seul senghor l'a compris, il était pas contre la liberté du peuple noir mais au contraire, il était pour une consciente-liberté, c'est-à-dire pour une liberté ou les noirs auraient les même armes que les blancs. Ne dit-on pas pour vaincre un ennemi il faut en faire un ami? sedar le savait car c'était un homme de vision. voila pourquoi il demande au peuple Noir d'entré dans un dialogue des culturelles ou un brassage des culturelles.

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