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                    <title>TIGblogs - DOUMBIA's TIGBlog</title> 
                    <link>http://kabisco.tigblog.org/</link> 
                    <description>What's on the minds of young leaders from around the globe?</description> 
                    <language>en-us</language> 
             
                <item> 
                    <title>PROPOSITION DE LOI-CADRE SUR LE DROIT A L’ALIMENTATION  EN AFRIQUE</title> 
                    <link>http://kabisco.tigblog.org/post/552013</link> 
                    <description><![CDATA[<br />
Mesdames, Messieurs,<br />
<br />
Prenant acte de l’insuffisance du dispositif de lutte contre la faim, de l'augmentation du nombre de situations de grande pauvreté et de l'absence de la reconnaissance constitutionnelle d'un droit à l’alimentation au Niger, nous proposons d'inscrire une mesure visant à reconnaître l'existence de ce droit – qui est d’ailleurs un des droits inaliénables permettant à chacun de satisfaire les besoins essentiels et de poursuivre une vie sociale normale.<br />
<br />
Notre proposition de loi-cadre comportera six (6) articles portant diverses dispositions relatives au droit à l’alimentation et proposant la mise en oeuvre des mesures suivantes :  <br />
Dispositions régionales concourant à la réalisation du droit à l’alimentation<br />
<br />
Le droit à l’alimentation est un droit implicite contenu dans la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) car il est inextricablement lié à certains droits tels que les droits à la santé, à l’éducation, au travail, à un environnement sain, à la propriété :<br />
<br />
-	Art. 14 : « Le droit de propriété est garanti. Il ne peut y être porté atteinte que par nécessité publique ou dans l’intérêt général de la collectivité, ce, conformément aux dispositions des lois appropriées » ;<br />
-	Art. 15 : « Toute personne a le droit de travailler dans des conditions équitables et satisfaisantes et de percevoir un salaire égal pour un travail égal » ;<br />
-	Art. 16 : « Toute personne a le droit de jouir au meilleur état de santé physique et mentale qu’elles soit capable d’atteindre. Les Etats parties à la présente Charte s’engagent à prendre les mesures nécessaires en vue de protéger la santé de leurs populations et de leur assurer l’assistance médicale nécessaire en cas de maladie » ;<br />
-	Art. 17 : « Toute personne a droit à l’éducation…. » ;<br />
-	Art. 18, al. 2, 4 : « L’Etat a l’obligation d’assister la famille dans sa mission de gardienne de la morale et des valeurs traditionnelles reconnues par la Communauté. Les personnes âgées ou handicapées ont également droit à des mesures spécifiques de protection par rapport avec les besoins physiques et moraux » ;<br />
-	Art. 22 : « Tous les peuples ont droit à leur développement économique, social et culturel, dans le respect strict de leur liberté et de leur identité, et à la jouissance égale du patrimoine commun de l’humanité. Les Etats ont le devoir, séparément ou en coopération, d’assurer l’exercice du droit au développement » ;<br />
-	Art. 24 : « Tous les peuples ont droit à un environnement satisfaisant et global, propice à leur développement » ;<br />
-	Chapitre 2 : « Des Devoirs ».<br />
<br />
La Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant de 1990 garantit le droit à l’alimentation aux enfants, à travers les dispositions suivantes :<br />
<br />
-	Art 5 : « Tout enfant a droit à la vie…. Les Etats parties à la présente Charte assurent, dans toute la mesure du possible, la survie, la protection et le développement de l’enfant » ;<br />
-	Art. 11 : « Tout enfant a droit à l’éducation … » ;<br />
-	Art. 13 : « Tout enfant qui est mentalement ou physiquement handicapé a droit à des mesures spéciales de protection correspondant à ses besoins physiques et moraux et dans les conditions qui garantissent sa dignité et qui favorisent son autonomie et sa participation active à la vie communautaire… » ;<br />
-	Art. 14 : « Tout enfant a le droit de jouir du meilleur état de santé physique, mental et spirituel possible… » ;<br />
-	Art. 15 : « L’enfant est protégé de toute forme d’exploitation économique et de l’exercice d’un travail qui comporte probablement des dangers ou qui risque de perturber l’éducation de l’enfant ou de compromettre sa santé ou son développement physique, mental, spirituel, moral et social…. » ;<br />
-	Art. 19 « Tout enfant a droit à la protection et aux soins de ses parents et, si possible, réside avec ces derniers… » ;<br />
-	Art. 20 : « Les parents ou autres personnes chargées de l’enfant sont responsables au premier chef de son éducation et de son épanouissement…. ».<br />
<br />
La Déclaration solennelle de la Conférence sur la sécurité, la stabilité, le développement et la coopération en Afrique (CSSDCA) adoptée en 2000 au Togo reconnaît le droit des peuples de vivre en paix et d’avoir accès aux choses essentielles de la vie, tout en jouissant des droits consacrés dans la DUDH et la CADHP.<br />
<br />
Dispositions internationales relatives au droit à l’alimentation<br />
	<br />
	Les instruments juridiques internationaux consacrent explicitement le droit à l’alimentation :<br />
-	La Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH) : « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation... » (Art. 25) ;<br />
-	 La Constitution de la FOA de 1965 : « Les Etats qui adhèrent au présent Acte, résolus à développer le bien-être général par une action particulière et collective, afin d'élever le niveau de nutrition et les conditions de vie des populations et ainsi de contribuer à libérer l'humanité de la faim, constituent par les présentes l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture » (Préambule) ;<br />
-	Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) de 1966 : « Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent le droit de toute personne à un niveau de vie suffisant pour elle-même et sa famille, y compris une nourriture suffisante... Les Etats parties prendront des mesures appropriées pour assurer la réalisation de ce droit et ils reconnaissent à cet effet l'importance essentielle d'une coopération internationale librement consentie » (Art. 11) ;<br />
-	La Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) de 1990 : « Les Etats parties prennent les mesures appropriées pour ... lutter contre la maladie et la malnutrition grâce notamment, à l'utilisation de techniques aisément disponibles et à la fourniture d'aliments nutritifs » (Art. 24) ;<br />
 « Les Etats parties, compte tenu des conditions nationales et dans la mesure de leurs moyens ... offrent, en cas de besoin, une assistance matérielle et des programmes d'appui, notamment en ce qui concerne l'alimentation » (Article 27) ;<br />
-	La Déclaration de Rome sur la sécurité alimentaire mondiale de 1996<br />
 « Nous, Chefs d'Etat et de gouvernement, ..... réaffirmons le droit de chaque être humain d'avoir accès à une nourriture saine et nutritive conformément au droit à une nourriture adéquate et au droit fondamental de chacun d'être à l'abri de la faim » ;<br />
-	Le plan d’action du sommet mondial de l’alimentation de 1966 : « Nous exécuterons ce Plan d'action, et assurerons son contrôle, et son suivi, à tous les niveaux en coopération avec la communauté internationale » (Engagement 7) ; « clarifier le contenu du droit à une nourriture adéquate et droit fondamental de chacun d'être à l'abri de la faim, tel qu'il figure dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, et autres instruments internationaux et régionaux, et accorder une attention particulière à l'exécution et à la réalisation pleine et progressive de ce droit comme moyen de parvenir à la sécurité alimentaire pour tous » (Objectif 7.4).<br />
Cette proposition de loi s’inspire largement des Directives internationales de la FAO pour la sécurité alimentaire :<br />
<br />
Article 1er : But<br />
<br />
	La présente loi-cadre vise un des droits inaliénables non consacré au Titre II de la Constitution du 09 août 1999.<br />
<br />
	 Elle énonce les principes généraux guidant les obligations de l’État, à savoir prendre des mesures immédiates pour que chacun soit à l’abri de la faim et réaliser progressivement le droit humain à l’alimentation. <br />
	<br />
	Elle définit d’une manière plus précise les obligations et les arrangements institutionnels nécessaires pour la mise en oeuvre du droit à l’alimentation. <br />
<br />
<br />
Article 2 : Contenu du droit à l’alimentation<br />
Le droit à une nourriture adéquate signifie que chaque homme, chaque femme et enfant, seul et dans sa communauté, doit pouvoir bénéficier en tout temps d'un accès physique et économique à une nourriture suffisante, ou utiliser les ressources appropriées afin d'en bénéficier d'une façon qui soit compatible avec la dignité humaine. <br />
Dans un sens plus large, le droit à une nourriture suffisante fait partie du droit à un niveau de vie suffisant. Le droit à l’alimentation doit aussi être compris comme le droit à une nourriture et une nutrition adéquates.<br />
  Article 3 : Objectifs<br />
<br />
La réalisation du droit à une alimentation adéquate nécessite :<br />
Une alimentation exempte de substances nocives et culturellement acceptables, en quantité et qualité pouvant satisfaire aux besoins nutritionnels et diététiques des individus.<br />
Un accès à l'alimentation qui n'entrave pas la jouissance d'autres droits humains et qui soit durable.<br />
L'objectif final du droit à une nourriture adéquate est d'atteindre le bien-être nutritionnel. Le bien-être nutritionnel dépend de mesures parallèles à prendre en matière d'éducation, de santé et de soins. <br />
La réalisation du droit à une nourriture adéquate est inséparable de la justice sociale. Elle requiert l'adoption de politiques économiques, environnementales et sociales appropriées, au niveau national et international. Ces politiques visent à l'éradication de la pauvreté et à la satisfaction des besoins fondamentaux.<br />
Article 4 : Obligations <br />
<br />
Dans la reconnaissance de son obligation de respecter le droit pour chacun à une nourriture adéquate en toutes circonstances, l’Etat respectera l'accès physique et économique à une nourriture adéquate ou aux ressources appropriées permettant son acquisition. L'obligation de respecter signifie que l'Etat ne doit prendre aucune mesure qui détruise l'accès existant dont bénéficient les populations vulnérables et qu'il doit respecter les droits ancestraux à la terre. <br />
L’Etat protègera tout individu placé sous sa juridiction des entraves par un tiers à son accès à la nourriture. L'obligation de protéger inclut la responsabilité de l’Etat de s'assurer qu'aucun individu ni entité privée, notamment les entreprises multinationales placées sous sa juridiction, ne privent les individus de leur accès à une nourriture adéquate. Ceci implique la protection de la liberté de se nourrir soi-même et la réglementation d'activités menées par des tiers, notamment à travers l'adoption de mesures législatives et administratives visant à protéger l'accès à l'alimentation.<br />
Lorsqu'un individu ou un groupe se trouve dans l'incapacité de jouir de son droit à se nourrir, c'est à l'Etat de garantir ce droit. Ceci demande que l’Etat identifie les populations vulnérables dans sa juridiction et qu'ils leur assurent le droit à se nourrir au moyen de stratégies permettant à long terme à ces populations de se nourrir par elles-mêmes. Cette obligation s'applique également aux personnes victimes de catastrophes naturelles ou autres.<br />
Même dans les cas où l’ Etat fait face à des contraintes économiques sévères, dues à un processus d'ajustement économique, de récession ou à d'autres facteurs, les personnes vulnérables sont en droit d'être protégées par des programmes sociaux permettant leur accès à une nourriture adéquate et garantissant leurs besoins nutritionnels. L’Etat doit au minimum répondre à l'obligation fondamentale selon laquelle chaque individu doit au minimum être libéré de la faim. De plus, l’Etat devrait concevoir des politiques et des programmes visant à une mise en oeuvre complète du droit à une nourriture adéquate. Dans le cadre de la planification des mesures de sécurité alimentaire, priorité devrait être donnée, autant que possible, à l'utilisation des ressources alimentaires locales et régionales, y compris dans les situations d'urgence.<br />
L’Etat doit s'abstenir de soutenir ou de tolérer les actions menées par des individus, des entreprises ou d'autres acteurs non gouvernementaux qui priveraient des personnes, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de sa juridiction de leur accès à une nourriture adéquate. L’Etat prendra toutes les mesures nécessaires pour empêcher des individus, des entreprises ou d'autres acteurs non gouvernementaux de retirer des avantages, financiers ou d'autre nature, provenant d'une activité qui entraverait la jouissance du droit à une nourriture adéquate, même si cette activité a lieu dans un autre pays. L’Etat a le devoir d'interdire de telles pratiques et de poursuivre ceux qui en sont responsables. Les entreprises, y compris les entreprises transnationales, doivent être soumises à des réglementations au niveau national afin que l'on puisse s'assurer que leurs activités n'entravent pas l'accès aux ressources alimentaires ou aux moyens d'acquérir ou de produire ces ressources. Les entreprises elles-mêmes doivent respecter le droit à se nourrir.<br />
L’Etat doit respecter et promouvoir activement l'espace dont a besoin la société civile, c'est-à-dire les individus, les familles, les communautés, les mouvements sociaux et les organisations non gouvernementales pour oeuvrer à la réalisation du droit à une nourriture adéquate. L’Etat doit respecter et protéger le travail des défenseurs des droits humains et prévenir toute forme de discrimination à l'égard de la société civile.<br />
Article 5 : Moyens et méthodes de mise en oeuvre<br />
<br />
L’Etat et la société civile – individus, familles, communautés locales et organisations non-gouvernementales – ainsi que les entreprises devraient contribuer à la réalisation des objectifs poursuivis par la présente loi.<br />
La mise en oeuvre du droit à l’alimentation doit se faire par étapes et par tous les moyens appropriés, en particulier par l'adoption de mesures législatives et par la mobilisation des ressources administratives correspondantes.<br />
Ces mesures devraient s'appliquer à tous les aspects du système de l'alimentation – production, distribution, consommation – et s'accompagner de mesures parallèles dans les domaines de la santé, de la protection sociale et de l'éducation. Afin d'être efficaces, ces mesures doivent aussi avoir pour but de renforcer les organisations communautaires et la société civile.<br />
L'accès aux ressources pour la production alimentaire nécessite la prévention des expulsions et des transferts de population. Les réformes agraires doivent fournir un accès à la terre aux petits exploitants vulnérables et aux paysans sans terre. Les changements et les innovations dans les systèmes d'exploitation agricole traditionnelle doivent respecter les pratiques agricoles traditionnelles. Il convient de prendre des mesures qui permettent une production durable, qui empêchent la pollution de la terre et de l'eau et qui protègent la fertilité du sol et la biodiversité des ressources climatiques et génétiques. Les producteurs locaux de nourriture doivent être assurés d'un accès aux marchés pour leurs produits. Le stockage et la distribution des produits alimentaires locaux doivent être encouragés et renforcés. Le développement d'agro-industries locales et régionales stimulant l'économie rurale est une étape importante vers la réalisation du droit à une nourriture adéquate. Enfin il faut interdire l'importation de produits alimentaires qui détruisent les possibilités de vente de produits locaux.<br />
Les mesures permettant une distribution satisfaisante de l'accès à la nourriture doivent inclure des mesures respectant et protégeant l'emploi indépendant, de même que la promotion d'un accès sans discrimination à un travail suffisamment rémunéré pour assurer une vie décente au salarié et à sa famille. Ces démarches devraient également favoriser un accès complet et égal des femmes aux ressources économiques, y compris le droit à l'héritage et à la propriété de la terre, aux ressources financières et naturelles et aux technologies appropriées, si nécessaire par le biais de réformes législatives et administratives.<br />
Les mesures destinées à assurer la consommation de nourriture adéquate devraient inclure des mesures visant au respect et à la promotion des formes traditionnelles d'alimentation ainsi qu'à l'établissement et à la mise en oeuvre d'une législation sur le contrôle des denrées alimentaires et sur la protection des consommateurs face à la désinformation et à la fraude commerciale. Les denrées figurant dans les programmes internationaux d'aide alimentaire doivent être saines et culturellement acceptables par les populations à qui elles sont destinées.<br />
L’Etat ne doit pas entraver l'accès à l'aide alimentaire humanitaire en cas de conflits internes.<br />
<br />
Article 6 : Mécanismes de suivi et procédures de recours possibles<br />
<br />
L’Etat doit développer et maintenir les mécanismes de supervision des progrès de mise en oeuvre du droit à une nourriture adéquate, identifier les difficultés affectant l'accomplissement de ses obligations, et faciliter l'adoption de mesures législatives et administratives correctrices.<br />
L’Etat doit développer et maintenir des procédures de recours effectives et accessibles, notamment à travers les juridictions, la Commission nationale des droits humains et des libertés fondamentales (CNDHLF) et le Médiateur de la République. L’Etat doit aussi s'assurer que ces procédures sont efficaces et accessibles dans les cas d'allégations formulées par des individus ou des groupes concernant la non-garantie ou encore des violations du droit à une nourriture adéquate.<br />
L’Etat doit aussi surveiller l'impact des activités menées par des acteurs privés placés sous sa juridiction, en ce qui concerne la jouissance du droit à une nourriture adéquate sur son propre territoire, et prendre des mesures pour empêcher ou pour corriger les éventuelles conséquences négatives de ces activités.<br />
L’Etat doit également se conformer pleinement à ses obligations relevant des traités internationaux, parmi lesquels le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, la Convention internationale sur l'élimination de toutes formes de discrimination raciale, la Convention sur l'élimination de toutes formes de discrimination à l'égard des femmes, et la Convention relative aux droits de l'enfant. L’Etat est appelé à encourager la participation d'organisations non gouvernementales et celle d'autres acteurs non gouvernementaux à la préparation de ces rapports.<br />
Le Comité sur les droits économiques, sociaux et culturels, le Comité sur toutes les formes de discrimination, la Comité sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, et le Comité sur les droits de l'enfant ainsi que les instances concernées sont appelés à renforcer leurs capacités de juger de la mise en oeuvre du droit à une nourriture adéquate lors de l'examen des rapports du  pays en ce qui concerne la mise en oeuvre des droits économiques, sociaux et culturels. <br />
<br />
<br />
<br />
]]></description> 
					<pubDate>Fri, 12 Dec 2008 06:12:00 EST</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>10 questions sur la crise</title> 
                    <link>http://kabisco.tigblog.org/post/498065</link> 
                    <description><![CDATA[10 questions sur la crise<br />
MICHEL COLLON<br />
<br />
1. « Subprimes » ? Le point de départ est une véritable escroquerie. Les banques occidentales ont gagné énormément d'argent sur le dos de ménages US en grande difficulté à qui on extorquait des remboursements exagérés. En se disant que s'ils ne parvenaient pas à rembourser, on raflerait leur maison pour une bouchée de pain. <br />
<br />
2. Seulement une crise bancaire ? Pas du tout. Il s'agit d'une véritable crise économique qui démarre par le secteur bancaire, mais dont les causes sont bien plus profondes. En réalité, toute l'économie US vit à crédit depuis plus de trente ans. Les entreprises s'endettent au-delà de leurs moyens, l'Etat s'endette au-delà de ses moyens (pour faire la guerre), et on a systématiquement poussé les particuliers à s'endetter, seul moyen de maintenir artificiellement une croissance économique.<br />
<br />
3. La cause profonde ? Pas question de l'indiquer dans les médias traditionnels. Pourtant, les subprimes ne sont que la pointe de l'iceberg, la manifestation la plus spectaculaire d'une crise générale de surproduction qui frappe les Etats-Unis, mais aussi les pays occidentaux. Si le fin du fin pour une multinationale consiste à licencier des travailleurs en masse pour faire faire le même travail par moins de gens, si en plus on baisse les salaires par toutes sortes de mesures et avec l'aide de gouvernements complices, à qui donc ces capitalistes vendront-ils leurs marchandises ? Ils n'ont cessé d'appauvrir leurs clients !<br />
<br />
4. Juste une crise à surmonter ? L'Histoire montre que le capitalisme est toujours allé d'une crise à l'autre. Avec de temps en temps, une « bonne guerre » pour en sortir (en éliminant des rivaux, des entreprises, des infrastructures, ce qui permet ensuite une jolie « relance »). En réalité, les crises sont aussi une phase dont les plus gros profitent pour éliminer ou absorber les plus faibles. Comme à présent dans le secteur bancaire US ou avec BNP qui avale Fortis (et ça ne fait que commencer). Seulement, si la crise renforce la concentration du capital aux mains d'un nombre toujours plus petit de multinationales, quelle sera la conséquence ? Ces super - groupes auront encore plus de moyens d'éliminer ou appauvrir la main d'oeuvre pour se faire une concurrence encore plus forte. Donc, retour à la case départ.<br />
<br />
5. Un capitalisme moralisé ? Ca fait cent cinquante ans qu'on le promet. Même Bush et Sarkozy s'y mettent. Mais en réalité c'est aussi impossible qu'un tigre végétarien ou un nuage sans pluie. Car le capitalisme repose sur trois principes : 1. La propriété privée des grands moyens de production et de financement. Ce ne sont pas les gens qui décident, mais les multinationales. 2. La concurrence : gagner la guerre économique, c'est éliminer ses rivaux. 3. Le profit maximum : pour gagner cette bataille, il faut réaliser un taux de profit non pas « normal et raisonnable », mais un taux de profit maximum qui permet de distancer ses concurrents. Le capitalisme, c'est donc bien la loi de la jungle, comme l'écrivait déjà Karl Marx : « Le Capital a horreur de l'absence de profit. Quand il flaire un bénéfice raisonnable, le Capital devient hardi. A 20%, il devient enthousiaste. A 50%, il est téméraire; à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines et à 300%, il ne recule devant aucun crime. » (Le Capital, chapitre 22)<br />
<br />
6. Sauver les banques ? Bien sûr, il faut protéger les clients des banques. Mais ce que l'Etat fait en réalité, c'est protéger les riches et privatiser les pertes. L'Etat belge, par exemple, n'avait pas cent millions d'euros pour aider les petites gens à maintenir leur pouvoir d'achat, mais pour sauver les banques il trouve cinq milliards en deux heures. Des milliards que nous devrons rembourser. Ironie du sort : Dexia était une banque publique et Fortis a avalé une banque publique qui tournait très bien. Grâce à quoi ses dirigeants et actionnaires ont réalisé de juteuses affaires pendant vingt ans. Et maintenant que ça va mal, leur demande-t-on de payer les pots cassés avec les milliards qu'ils ont mis de côté ? Non, on nous demande à nous !<br />
<br />
7. Les médias ? Loin de nous expliquer tout ça, ils mettent l'accent sur des aspects secondaires. On nous dit qu'il faudra chercher les erreurs, les responsables, combattre les excès et bla bla bla. Or, il ne s'agit pas des erreurs de tel ou tel, mais d'un système. Cette crise était inévitable. Les sociétés qui s'écroulent sont les plus faibles ou les plus malchanceuses. Celles qui survivent, en acquerront encore plus de pouvoir sur l'économie et sur nos vies.<br />
<br />
8. Le néolibéralisme ? La crise a été non pas provoquée mais accélérée par la mode néolibérale de ces vingt dernières années. Or, ce néolibéralisme, les pays riches ont prétendu l'imposer de force dans tout le tiers-monde. Ainsi, en Amérique latine, que je viens d'étudier en préparant mon livre "Les 7 péchés d'Hugo Chavez", le néolibéralisme a plongé des millions de gens dans la misère. Mais l'homme qui a lancé le signal de la résistance, l'homme qui a démontré qu'on pouvait résister à la Banque Mondiale, au FMI et aux multinationales, l'homme qui a montré qu'il fallait tourner le dos au néolibéralisme pour réduire la pauvreté, cet homme-là, Hugo Chavez, les médias ne cessent de le diaboliser à coups de médiamensonges et de ragots. Pourquoi ?<br />
<br />
9. Le tiers-monde ? On nous parle uniquement des conséquences de la crise dans le Nord. En réalité, tout le tiers-monde en souffrira gravement du fait de la récession économique et de la baisse des prix des matières premières qu'elle risque d'entraîner.<br />
<br />
10. L'alternative ? En 1989, un célèbre auteur US, Francis Fukuyama, nous annonçait « la Fin de l'Histoire » : le capitalisme avait triomphé pour toujours, prétendait-il. Il n'a pas fallu longtemps pour que les « vainqueurs » se cassent la figure. En réalité, l'humanité a bel et bien besoin d'un autre type de société. Car le système actuel fabrique des milliards de pauvres, plonge dans l'angoisse ceux qui ont la « chance » (provisoire) de travailler, multiplie les guerres et ruine les ressources de la planète. Prétendre que l'humanité est condamnée à vivre sous la loi de la jungle, c'est prendre les gens pour des cons. Comment faut-il concevoir une société plus humaine, offrant un avenir décent à tous ? Voilà le débat qu'il nous incombe à tous de lancer. Sans tabous.<br />
<br />
]]></description> 
					<pubDate>Wed, 08 Oct 2008 11:39:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Niger : libération provisoire de Moussa KAKA</title> 
                    <link>http://kabisco.tigblog.org/post/497199</link> 
                    <description><![CDATA[La présidente de la chambre d’accusation de la cour d’appel de Niamey a énoncé mardi matin le renvoi de Moussa Kaka devant le tribunal correctionnel de Niamey pour y être jugé, et sa mise en liberté provisoire.<br />
<br />
La justice nigérienne a ordonné mardi la remise en liberté provisoire du journaliste Moussa Kaka, correspondant de Radio France Internationale (RFI) au Niger, arrêté le 20 septembre 2007 en raison de ses contacts avec la rébellion touarègue, selon Reporters sans frontières (RSF). RFI a confirmé l’information sur ses ondes.<br />
<br />
RSF veut voir dans cette décision "une première étape qui, nous l’espérons, débouchera rapidement sur une issue honorable et juste". "Après 384 jours de détention, notre ami Moussa Kaka a le droit de voir se terminer cette trop longue épreuve", déclare dans un communiqué l’organisation de défense des journalistes et professionnels des médias, basée à Paris.<br />
<br />
La chambre d’accusation de la cour d’appel de Niamey a suivi le ministère public<br />
<br />
Le 23 juillet dernier, un non-lieu avait été prononcé par le doyen des juges d’instruction en faveur de Moussa Kaka, qui était inculpé de "complicité de complot contre l’autorité de l’Etat". Mais le ministère public avait fait appel en demandant son renvoi devant un tribunal correctionnel après requalification des charges en "actes de nature à nuire à la défense nationale" : un délit, et non plus un crime, passible d’un à cinq ans de prison et d’une lourde amende.<br />
<br />
Selon RSF, la chambre d’accusation de la cour d’appel de Niamey a donc suivi le ministère public mardi, ordonnant également la remise en liberté provisoire de Moussa Kaka, par ailleurs directeur de Radio Saraounia. Il est incarcéré à la prison civile de Niamey depuis le 26 septembre 2007.<br />
<br />
La justice nigérienne reproche à Moussa Kaka ses contacts téléphoniques avec un chef du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ). Le journaliste et ses employeurs assurent qu’il a agi dans un cadre purement professionnel, et nient toute connivence avec la rébellion touarègue armée, basée dans le nord du pays.<br />
<br />
]]></description> 
					<pubDate>Tue, 07 Oct 2008 08:05:00 EDT</pubDate> 
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                <item> 
                    <title>BONJOUR</title> 
                    <link>http://kabisco.tigblog.org/post/337733</link> 
                    <description><![CDATA[BONJOUR<br />
<br />
JE SUIS DETECTIVE PRIVE AU MALI.<br />
JE SUI:<br />
- secretaire general de l'associaton   "GENERATION SANS SIDA"<br />
- Vice president de la mutuelle des Etudient et universitaire du MALI<br />
- SECRETIRE 0 L'ORGAISATION de la CROIX ROUGE DE LA COMMUNE3 DE BAMAKO.<br />
<br />
JE VEUS ECHANGER AVEC TOUTE PERSONNES DE BONNE VOLONTE.<br />
TEL:002236020424]]></description> 
					<pubDate>Sat, 23 Feb 2008 09:38:00 EST</pubDate> 
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                    <title>Les portes ouvertes – perspectives futur pour l'emploie des jeunes.</title> 
                    <link>http://kabisco.tigblog.org/post/324301</link> 
                    <description><![CDATA[*Action du Gouvernment<br />
-Amelior l’environnement d’affaire<br />
-Reglementation excessive<br />
-La corruption<br />
-Transparence<br />
-Investir dans les infrastructures et les travaux publics<br />
*Secteur Prive<br />
Majeure partie de la creation de l’emploi viendra de la secteur privé<br />
Ils doivent être activement engagé dans la question de chômage<br />
Investissement commerciale et publique<br />
« Jeune Homme d’Affaire Internationaux »<br />
*L’entrepeneuriat et la microfinance<br />
Entrepreneur: création d’une entreprise par ses propres motivations<br />
Difficulté de trouver des voies pour réaliser les idées des jeunes gens<br />
Comment financier votre idée?<br />
*Microfinance<br />
Access à crédit aux taux d’interet diminués<br />
Service de microfinance réduit pour les jeunes<br />
Nécessaire à monter les coopératives<br />
Ne soyez pas découragé – trouvez une explicatication<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
]]></description> 
					<pubDate>Sat, 19 Jan 2008 16:55:00 EST</pubDate> 
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                </item> 
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                    <title>SIDA</title> 
                    <link>http://kabisco.tigblog.org/post/308133</link> 
                    <description><![CDATA[Le VIH/Sida au Mali. <br />
<br />
1,7 % le taux de prévalence du VIH/sida pour une population de 10,5 millions d’habitants ; <br />
un nombre cumulé des décès qui pourrait se situer à près de 170 000 en 2010 en cas d’évolution non maîtrisée ; <br />
une baisse de l’espérance de vie à l’horizon, etc. <br />
Au regard de la situation, le sida n’est plus un sujet tabou et l’engagement actif des leaders d’opinion à divers niveaux comme la prise de conscience générale gagne du terrain face à la maladie.<br />
<br />
Le reportage que nous avons effectué à Bamako au cours du séminaire international nous a fait vivre des témoignages émouvant dans un pays fortement islamisé. Après la découverte du premier cas de VIH/Sida au Mali en 1984, il a été mis en place le Programme national de lutte contre le Sida (PNLS). Plus tard en 1996 le Centre de soins, d'animation et de conseils (CESAC) a vu le jour dans l'optique de la prise en charge des personnes vivants avec le VIH (PVVIH). Aujourd'hui des grands efforts ont été réalisés, mais la prise en charge des 750 000 personnes séropositives nécessite encore d'énormes sacrifices et les initiatives pour y parvenir ne manquent pas. <br />
<br />
Du chemin reste à faire<br />
<br />
La sensibilisation sur la pandémie du Sida au Mali est sans relâche, et implique des personnes vivant avec le VIH (PVVIH), des dignitaires religieux et bien d'autres personnalités physiques et morales. Cependant du chemin reste à faire car des statistiques montrent que 90,3 % des femmes ont déclaré avoir entendu parler du Sida, mais jusqu'à 45 % d'entre elles ignorent qu'il y a un moyen de l'éviter. En milieu urbain 97 % en ont entendu parler et 22 % ignorent qu'il y a un moyen de l'éviter ; tandis qu'en milieu rural si 88 % en ont entendu parler jusqu'à 54 % ignorent qu'il y a un moyen de l'éviter. Il ressort des enquêtes effectuées en 2001 que les jeunes adoptent des comportements à risques :<br />
<br />
65 % des jeunes ont leurs premiers rapports sexuels avant l'âge de 18 ans ; <br />
53 % des jeunes ont eu des rapports sexuels le mois précédant l'enquête ; <br />
près de 20 % des garçons ont eu plus de 3 partenaires sexuels dans les 12 derniers mois précédant l'enquête ; <br />
près de la moitié des jeunes n'utilisent pas le condom par confiance en leur partenaire ; <br />
Pis deux jeunes interrogés sur trois ne croient en l'existence du Sida <br />
A ce triste constat s'ajoutent la prostitution, la multiplicité des partenaires sexuels etc, qui exposent à des risques d'expansion voire une explosion de l'épidémie du VIH/Sida au Mali dans les années à venir. <br />
D'ores et déjà la mortalité imputable au Sida au niveau des jeunes et des adultes (15-49 ans) qui constituent la force productive se fait sentir. <br />
En effet, on estime qu'en 2010, on comptera plus d'un décès imputable au Sida sur 3 décès observés au niveau des jeunes et des adultes, soit 47 600 décès en cas d'évolution non maîtrisée de l'épidémie. <br />
Mais avec l'accélération de la sensibilisation par le PNLS et le CESAC, la prise de conscience est grandissante et volontairement mais avec anxiété les gens vont se faire dépister au CESAC que nous avons visité. <br />
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Une attente douloureuse<br />
<br />
Dans la cour du Centre de soins, d'animation et de conseils (CESAC), les allées et venues des visiteurs et du personnel semblent incessantes en cette fin de matinée du mercredi 22 octobre 2003. Sur des bancs, assis à l'ombre d'un hangar au toit de tôle ondulée, des hommes et des femmes au regard hagard, la mine triste, voire douloureuse, fixent de leurs yeux grands ouverts, le groupe d'hommes et de femmes qui vient de pénétrer dans la cour. Ce sont des journalistes ouest-africains qui viennent s'imprégner des réalités du CESAC. <br />
<br />
Conduit par le Dr Bintou Keita Dembélé, directrice adjointe du CESAC, ces journalistes Ouest-africains en atelier à Bamako, sont venus visiter l'un des centres maliens les plus célèbres pour ses actions en faveur des personnes vivant avec le VIH. Ici, se côtoient un flot de gens dont le dénominateur commun est "Sida". Les uns le traquent ; les autres en souffrent terriblement, seuls ou en famille. <br />
<br />
Sous la conduite du directeur du Centre, le Dr Aliou Sylla, le groupe parcourt les bureaux et les couloirs du centre. Partout, c'est le silence seulement troublé par les explications du Dr Sylla et par les bruits de pas de ses hôtes. <br />
Les malades attendant sur les bancs semblent sans voix. Ils répondaient à peine aux salutations des visiteurs, visiblement fatigués par l'attente (certains attendent depuis plus de trois heures de temps) et hantés en permanence par l'angoisse de perdre leur vie. Il n'y avait aucune lueur d'espoir sur ces visages. <br />
Au laboratoire du centre, la biologiste Victoria Keita, une Russe mariée à un Malien, accueille le groupe le sourire aux lèvres. En quelques minutes, elle explique en quoi consiste son travail. Sur une question d'un journaliste, elle affirme avec une certitude déconcertante que le vaccin contre le Sida que tout le monde cherche sera découvert soit par la Russie, soit par la Chine. <br />
"Ces deux pays travaillent en secret sur le vaccin. Ils ne parlent pas comme les Occidentaux mais je suis sûre que dans un an ou deux, l'un d'eux va découvrir le vaccin". <br />
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Le CESAC : Une référence en matière de lutte contre le Sida<br />
<br />
Le Centre de soins, d'animation et de conseils (CESAC) pour les personnes vivant avec le VIH/Sida de Bamako a été créé en septembre 1996 dans le but d'assurer la prise en charge des personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Après sept années d'activités, le CESAC "reste cependant disponible pour l'accueil et le suivi des malades" nous confie le Dr Dembélé Bintou Keita, directrice adjointe du centre. <br />
<br />
Le CESAC est une ONG née de l'initiative de jeunes médecins maliens. Il attire aujourd'hui l'attention particulière de l'Etat, des partenaires et surtout d'un nombre croissant de personnes qui reconnaissent son utilité dans l'information, le soutien médical et psychosocial des personnes infectées et affectées par le VIH/Sida. "Le CESAC n'est pas une structure hospitalière, nous référons les malades à l'hôpital ", indique le Dr Dembélé. Cependant, le CESAC œuvre pour une meilleure prise en charge des malades à travers l'accès aux anti-rétroviraux. "Au début, les gens qui se présentaient au centre étaient en phase de maladie. Aujourd'hui, beaucoup de personnes viennent nous voir soit pour des conseils, soit pour le dépistage volontaire ", affirme le Dr Dembélé. <br />
<br />
Au regard du coût élevé du traitement mensuel qui est de 90 000 Fcfa, (subventionnés à hauteur de 50 pour cent par l'Etat), le CESAC milite pour un plaidoyer auprès du gouvernement pour la prise en charge des malades à un prix forfaitaire de 4500 Fcfa par mois. <br />
Le CESAC assiste matériellement les malades. Les situations d'urgence sont gérées par un fonds social d'aide à l'initiative communautaire. Le fonds en question est donné pour permettre à ces bénéficiaires malades du Sida de s'adonner à des activités génératrices de revenus. Il existe au CESAC un programme de soutien scolaire des orphelins et enfants infectés et affectés par le VIH/Sida. Les malades eux-mêmes bénéficient tous les vendredis d'une assistance nutritionnelle dans la cour du centre. Voilà autant d'efforts et de sacrifices que se donne un personnel dévoué qui témoigne d'une affection exceptionnelle aux PVVIH. <br />
<br />
"Prendre en charge le Sida constitue le meilleur moyen de prévention", semble être la philosophie qui guide l'action du CESAC. En 1997, le centre a dépisté 1093 personnes dont 614 séropositifs. En 2002, sur 2637 personnes dépistées, 1657 sont séropositives. Le travail mené par le CESAC est effectué sans relâche par un personnel composé de 17 permanents et 15 vacataires (médecins, pharmaciens, psychologues, nutritionnistes…) qui se donnent avec amour et sacrifice dans le traitement des PVVIH/Sida, en dépit de l'inaccessibilité des anti-retroviraux par le grand nombre des malades. <br />
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Difficile accès aux anti-retroviraux, un obstacle à surmonter<br />
<br />
Au Mali, à l'instar des autres pays africains, l'accès aux anti-retroviraux (ARV) est réservé aux privilégiés au regard du coût excessivement élevé. Néanmoins, la volonté politique s'affiche et des efforts sont déployés continuellement pour l'accès aux ARV du plus grand nombre. <br />
Le docteur Idrissa Cissé, responsable de la sécurité transfusionnelle en milieu de soins au Programme national de lutte contre le Sida (PNLS), et responsable aussi du Programme de prévention de la transmission mère-enfant du VIH/Sida et de l'Initiative malienne d'accès aux ARV (IMAARV), nous confie qu'à ce jour, l'Etat malien a déjà dépensé plus de 3,3 milliards de FCFA en trois ans pour la prise en charge d'environ 750 000 personnes vivant avec le VIH. "Malgré cela, l'Etat n'est pas encore en mesure de prendre en charge tous les malades", précise-t-il. Le Coût de traitement par ARV d'un malade s'élève à 90 000 F CFA par mois, subventionnés à hauteur de 50 % par l'Etat malien. Même à ce prix, la majorité des malades est encore dans l'incapacité d'y faire face. <br />
"Nous nous battons pour ramener ce montant à 5 000 F CFA par mois et par malade, l'idéal étant d'arriver à la gratuité du traitement", affirme le docteur Cissé. Toutefois, le traitement des malades par ARV ne couvre pas encore toute l'étendue du territoire national mais le PNLS travaille pour l'extension du Programme. En ce moment des médecins sont en formation à l'intérieur du pays pour la prise en charge des malades. <br />
Il existe d'ailleurs au sommet de l'Etat une réelle volonté politique de lutter contre le VIH/sida. A preuve, le chef de l'Etat malien, le général Amadou Toumani Touré préside en personne le Haut-Conseil de lutte contre le Sida qui est une institution chargée de prendre toutes les décisions importantes en matière de prévention et de lutte contre le VIH/Sida. Cet organe est relayé par le Comité national de lutte contre le Sida au niveau ministériel, le bureau de coordination (le PNLS) qui a ses démenbrements aux niveaux régional, local, et communal. Il existe également un Haut-conseil islamique de lutte contre le Sida qui regroupe les Ulémas. <br />
Le Sida au Mali n'est pas que l'affaire du PNLS. Les tradithérapeutes, les ONGs et différentes associations sont aussi engagés dans cette lutte, "le plus dur, c'est le manque de coordination des activités entre toutes ces structures", déplore le Dr Cissé. La lutte contre le Sida, dit-il est une lutte de longue haleine, car "la pandémie' n'a pas de frontière". <br />
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Que retenir de l'expérience malienne ?<br />
<br />
La politique malienne dans la lutte contre le VIH/sida est exemplaire. La facilité d'accès à l'information, la disponibilité des personnes ressources, le témoignage à visage découvert des PVVIH et leur implication dans la sensibilisation, la sensibilisation dans les lieux de cultes, l'acquis de la subvention des ARV par l'Etat et la poursuite de la lutte pour leur disponibilité pour tous les malades à 5 000 F CFA par mois, mais surtout l'engagement sans réserve des médecins du CESAC à apporter soins et assistance aux malades à domicile etc, sont autant de stratégies développées au Mali pour faire face à la maladie, avons-nous constaté au cours des reportages. <br />
<br />
]]></description> 
					<pubDate>Mon, 10 Dec 2007 17:13:00 EST</pubDate> 
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