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                    <title>TIGblogs - chaptal21's TIGBlog</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/</link> 
                    <description>What's on the minds of young leaders from around the globe?</description> 
                    <language>en-us</language> 
             
                <item> 
                    <title>Guinée : Vers un bras de fer entre le capitaine Dadis Camara et les magistrats</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/695981</link> 
                    <description><![CDATA[Magistrats, avocats, huissiers, greffiers, notaires et commissaires priseurs - en tout plus de 300 personnes - se sont réunis, mardi, en assemblée générale extraordinaire, dans les locaux de la cour d'appel de Conakry. Ils ont décidé de poursuivre leur mouvement déclenché lundi pour protester contre « l'ingérence du politique dans les affaires judiciaires ». Le capitaine Moussa Dadis Camara, chef de la junte au pouvoir, a eu beau menacer de renvoyer tous les grévistes, les personnels judiciaires ont maintenu, mardi, leur mot d'ordre de grève illimitée. Le mouvement a été déclenché lundi pour protester contre l'ingérence du pouvoir dans les affaires judiciaires. <br />
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Source : Rfi <br />
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Le bras de fer est-il vraiment engagé entre le bouillant capitaine Moussa Dadis Camara et le personnel judiciaire en Guinée ? Le président de la junte a menacé de mettre à la retraite tous les magistrats qui n’auraient pas repris le travail le 9 juin. Et pourtant, cela n’a pas suffi pour faire fléchir les hommes de loi. <br />
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Le porte-parole des magistrats, Ali Thiam, a toutefois souligné : « nous ne voulons pas et nous n’avons aucune intention d’entamer un bras de fer avec le capitaine Dadis. Le capitaine Dadis est le président de la République. Nous lui devons le respect non seulement en tant que le président de la République, mais aussi en tant que le président du Conseil supérieur de la magistrature. Et c’est pour cela que nous avons voulu attirer son attention sur cette situation d’abandon dans laquelle se trouvent les magistrats ». <br />
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Au sortir de leur assemblée générale extraordinaire, mardi, les magistrats ont décidé de prolonger leur action. Selon Kéléfa Sall, président de l’association des magistrats de Guinée, il s’agit de poursuivre : « la cessation de toutes nos activités jusqu’à la satisfaction totale et entière de nos revendications contenues dans le mémorandum du 13 mai 2009 ». <br />
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L’assemblée a décidé que toute interpellation d’un membre du corps judiciaire signifierait que tous les autres sont aussi prisonniers. « Quand on interpellera un avocat ou un magistrat, ou un notaire, un greffier ou un commissaire priseur, tout le personnel judiciaire se sentira concerné, et se constituera prisonnier. Partout où l’un d’entre nous ira, nous irons tous là-bas », a ajouté Kéléfa Sall. Il s’est également prononcé au sujet des menaces de mises à la retraite anticipée : « toutes les fois qu’un magistrat sera mis à la retraite avant la date normale, qui est de 65 ans selon notre statut, tous les magistrats se considèrent comme étant mis à la retraite ». <br />
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En tout cas, pour la deuxième journée consécutive, les cours et les tribunaux sont restés fermés en Guinée. ]]></description> 
					<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 10:01:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Gabon : Rose Francine Rogombé, chef d'Etat par intérim</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/695979</link> 
                    <description><![CDATA[Libreville a désigné mardi son chef de l'Etat par intérim, la présidente du Sénat Rose Francine Rogombé, qui a prêté serment et pris ses fonctions ce mercredi dans le strict respect de la voie constitutionnelle après le décès en Espagne d'Omar Bongo Ondimba. Rose Francine Rogombé a pour mission de conduire le pays jusqu'à l'organisation, dans les 45 jours au plus tard, d'un scrutin présidentiel auquel elle ne pourra participer. <br />
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Source : Rfi <br />
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La cérémonie a eu lieu à 11 heures locales à la cité de la Démocratie. Rose Francine Rogombé a prêté serment devant la Cour constitutionnelle et les deux bureaux du Sénat et de l’Assemblée nationale. <br />
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En janvier 2006, c’est dans cette même salle que le président Bongo avait prêté serment pour son dernier mandat, qui devait s’achever en 2012. La cérémonie de ce matin est un grand symbole. <br />
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En 49 ans d’indépendance du Gabon, Madame Rogombé, deviendra le troisième président de la République. Cependant, elle n’a que trente jours, au minimum, quarante-cinq au plus, à passer à la tête de l'Etat. Son carnet de route est clair : organiser les obsèques du président défunt, et surtout organiser l’élection présidentielle, à laquelle elle ne pourra pas être candidate. C’est donc une véritable course contre la montre qui commence aujourd’hui. <br />
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Rose Francine Rogombé, portrait <br />
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La femme qui est devenue, ce mercredi matin, présidente de la République gabonaise est une personnalité de second plan mais ce n'est pas pour autant une personnalité sans relief. A 66 ans, Rose Francine Rogombé connaît à la fois les arcanes du parti fondé par Omar Bongo, le PDG (le Parti démocratique gabonais), et ceux du pouvoir ; elle fut plusieurs fois secrétaire d'Etat entre 1975 et 1990, avant d'être élue à la tête du Sénat en février dernier. <br />
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Native de Lambaréné, férue de religion, elle a obtenu une licence de théologie en 2007. Mais Rose Francine Rogombé est surtout une juriste réputée. Première magistrate gabonaise, elle est devenue avec le temps une spécialiste du droit constitutionnel. Après son élection à la tête du Sénat elle confiait ne vouloir qu'une chose, le respect de la Constitution. Un credo qui prend un relief particulier en cette période de transition où elle conduira le pays jusqu'à l'élection présidentielle. <br />
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Celle qui doit en grande partie sa carrière à ses deux pères spirituels, Omar Bongo et Georges Rawiri, l'ancien président du Sénat, n'a sans doute pas été une actrice majeure de la vie politique gabonaise de ces dernières années. Mais cette discrétion et cette relative neutralité seront peut-être demain ses meilleurs atouts.]]></description> 
					<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 09:55:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>TIC et développement durable : une nouvelle chaire Microsoft-CNRS-Polytechnique</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/695855</link> 
                    <description><![CDATA[Microsoft, l'Ecole polytechnique et le CNRS ont présenté leur projet de création de chaire pour résoudre plus efficacement les problèmes liés au développement durable à l'aide des TICs.<br />
Sandrine Chicaud<br />
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Deux grandes questions se posent autour des NTIC et du développement durable : comment faire pour que ces technologies soient respectueuses de l'environnement ? Et que peuvent faire les TIC pour le développement durable ? C'est à cette deuxième question que veut répondre la nouvelle chaire », résume le général de division Xavier Michel, directeur général de l'Ecole polytechnique, qui a déjà créé cinq chaires autour du développement durable.<br />
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Inaugurée officiellement mercredi 3 juin 2009, à Palaiseau, cette chaire, intitulée Optimisation et développement durable (OSD-optimisation  sustainable development), est le fruit d'une collaboration entre l'Ecole polytechnique, le CNRS et Microsoft. Elle vise à développer des techniques et des outils d'optimisation qui pourront être appliqués à des problèmes réels liés au développement durable. « Elle fait appel à des compétences très différentes comme l'informatique, la recherche opérationnelle, la programmation ou l'algorithmique », explique Véronique Donzeau-Gouge, directrice scientifique adjointe au sein de l'Institut des sciences et technologies de l'information et de l'ingénierie (INST2I) du CNRS qui regroupe 170 unités de recherche, dont une soixantaine dans l'informatique.<br />
La chaire recrute une dizaine de personnes<br />
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La chaire est animée par Philippe Baptiste, chercheur au CNRS et directeur du laboratoire de recherche informatique de l'Ecole polytechnique (le LIX/CNRS) et par Youssef Hamadi, du Microsoft Research Cambridge – un des laboratoires du Microsoft Research qui compte, au total, près de 800 personnes dans le monde (informaticiens, sociologues, mathématiciens, physiciens, etc.).<br />
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Pour l'éditeur, ce nouveau partenariat intervient deux ans après avoir mis sur pied un centre de recherche avec l'Inria à Saclay. En 2008, Microsoft a aussi créé un centre de développement technologique européen, dédié à la recherche sur Internet (Search) et à la mobilité (Search technological center). « Tous ces partenariats procèdent d'une même logique : développer l'innovation, créer des emplois et poser les jalons d'une croissance durable », précise Eric Boustouller, président de Microsoft France.<br />
<br />
Aujourd'hui, la chaire est en phase de recrutement pour constituer une équipe d'une dizaine de chercheurs et de doctorants. Durant les deux premières années, elle va nouer des liens avec des équipes de recherche académique et industrielle, affiner la thématique de recherche et élaborer les premiers prototypes d'outils.<br />
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Des ateliers de travail et des séminaires seront régulièrement organisés, donnant lieu à des publications, largement diffusées. Une chose est sûre : la chaire a du pain sur la planche pour imaginer des applications dans le domaine du développement durable, extrêmement varié. Par exemple, créer des services en ligne innovants dans l'e-commerce qui permettent à la fois de réduire les déplacements, de diminuer la pollution liée aux transports, tout en contrôlant leur coût énergétique.<br />
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Enfin, pour les trois grands acteurs, la nouvelle chaire est aussi « une conséquence directe » de l'effet de regroupement au sein du Pôle de recherche du plateau de Saclay où se situe Digiteo Labs, le premier parc de recherche d'envergure mondiale dans le domaine des sciences et technologies de l'information en Ile-de-France.]]></description> 
					<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 06:28:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Les droits de l'Homme</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/693103</link> 
                    <description><![CDATA[60 ans après la déclaration universelle, la défense des droits de l'Homme fait toujours la Une de l'actualité. Droits fondamentaux violés, libertés bafouées... De nombreuses associations se battent pour protéger nos libertés individuelles et collectives en France comme à l'étranger.<br />
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Quel avenir pour les droits de l'Homme ?<br />
Le 10 décembre 1948, les 58 Etats Membres qui constituaient l’Assemblée générale des Nations Unies adoptaient la Déclaration universelle des droits de l’Homme à Paris au Palais de Chaillot. Alors qu’on s’apprête aujourd’hui à célébrer son soixantième anniversaire, la peine de mort ou la torture, les violences faites aux femmes, l’implication d’enfants dans des conflits armés, ou encore le terrorisme restent le quotidien de millions d’êtres humains. Pourtant de nombreuses associations se mobilisent pour faire reconnaître ces droits et protéger les victimes. <br />
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Abolir la peine de mort et dénoncer la torture <br />
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Si la France a aboli la peine de mort depuis plus de 25 ans,  le 9 octobre 1981, ce n'est que tout récemment, en octobre 2007, que l'Assemblée nationale ratifiait, sans modification et en première lecture, les deux protocoles abolissant cette pratique « en toutes circonstances », soit également en temps de guerre.<br />
Dans le monde, l'année 2007 a été marquée par l'abolition de la peine capitale dans de nombreux Etats (Ouzbékistan, Gabon, New Jersey...). Selon le rapport publié par Amnesty International, 99 pays ont aboli la peine de mort en 2006, ce qui représente une avancée notable. Pourtant 69 pays la pratiquent toujours aujourd'hui. 3 861 personnes ont été officiellement condamnées à mort cette même année, 20 000 attendent d'être tuées et 1591 ont été exécutées.<br />
Le cas de la Chine est particulièrement inquiétant. Alors qu'elle s'apprête à accueillir les Jeux Olympiques en août prochain, la peine capitale y est encore applicable pour 68 crimes et délits, y compris des infractions non-violentes telles que la corruption, le vol de bétail ou la fraude fiscale. Profitant de cette fenêtre ouverte sur le monde, neuf associations françaises et internationales, rejointes par des associations très diverses, créent le Collectif Chine JO 2008 . Son objectif : attirer l'attention de l'opinion mondiale sur les avancées nécessaires dans le domaine des droits de l'Homme. « En 2001, le gouvernement Chinois avait promis des avancées notables en matière de droits humains. Sept ans plus tard et à seulement 6 mois des JO, les avancées sont toujours attendues... », lit-on pourtant encore sur le site Internet de l'association Ensemble Contre la Peine de Mort. <br />
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Lutter contre la violence faite aux femmes <br />
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Sociales, familiales, sexuelles, voire utilisées comme armes de guerre, les violences faites aux femmes sont nombreuses. Malgré la ratification en 1979 par l'Assemblée générale des Nations Unies, d'une Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), ces violences continuent.<br />
Au Burundi par exemple, Médecins sans Frontières  enregistrait entre 2004 et 2006, pendant la guerre civile, 1346 cas de viols ou violences sexuelles, soit 26 par semaine. En République Démocratique du Congo, ces violences se sont banalisées et se développent dans tout le pays, les criminels bénéficiant d'une étrange impunité. « Le gouvernement congolais avait fait un pas en adoptant, il y a plus d'un an, deux lois sur la répression des violences sexuelles, mais elles restent à ce jour inappliquées », confirme un rapport publié par la FIDH (Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme) en novembre 2007. Pourtant des femmes se mobilisent, notamment dans le Maghreb et le Moyen-Orient, et mènent des actions de sensibilisation tant au niveau régional que national pour soutenir les victimes, apporter des soins médicaux et psychologiques, favoriser leur réinsertion dans la société.<br />
D'autres associations comme Avocats sans Frontière développent des programmes d'accompagnement pour aider à la reconstruction juridique des pays en difficulté. Elles luttent ainsi contre l'impunité, oeuvrent en faveur du droit au procès équitable et contribuent au renforcement de l'État de droit. <br />
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Protéger les enfants <br />
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« Chaque jour, plus de 26 000 enfants de moins de 5 ans meurent dans le monde, de causes qui pour la plupart auraient pu être prévenues », estime l'Unicef dans son rapport 2008 relatif au droit de l'enfant. Malnutrition, maladies, blessures... les causes sont nombreuses. Même s'il reste beaucoup à faire, les mesures internationales et l'action des ONG commencent à porter leurs fruits. En 2006 pour la première fois, on notait une baisse de la mortalité de l'enfant de moins de 5 ans de 60 %.<br />
Protéger l'enfant, c'est aussi lui épargner toutes formes de violence. En 1989, 191 pays ratifiaient la Convention internationale des droits de l'enfant, premier texte visant à bannir le recours aux enfants soldats. Pourtant cette convention s'adresse aux Etats, ce qui laisse la faculté aux groupes armés non étatiques d'enrôler les enfants selon leur bon vouloir. « On estime actuellement à 250 000 le nombre d'enfants utilisés par les groupes et les forces armés à travers le monde », écrivent Manuel Fontaine, conseiller « protection de l'enfance » à l'Unicef et Henri Leblanc, chargé de programmes à l'Unicef France. Pour combattre ce fléau, l'Unicef s'engage activement en finançant des programmes dédiés à la prise en charge des enfants associés à des entités armées. C'est ainsi qu'en République Centrafricaine, 450 enfants ont été relâchés grâce à la signature d'un accord entre l'association, le gouvernement et l'un des groupes armés.<br />
 <br />
En France aussi, les Droits de l'Homme doivent être respectés <br />
 <br />
Si la France apparaît pour beaucoup comme la « patrie des droits humains », elle est encore loin de tous les respecter. Droits au logement, au travail, à l'éducation ou à la culture, respect du droit d'asile ou lutte contre la pauvreté ... Chaque année, le 17 octobre, l'association ATD Quart Monde participe à la Journée mondiale du refus de la misère. Une occasion de rappeler que l'extrême pauvreté existe aussi en France et que la vigilance des citoyens reste fondamentale pour protéger les plus démunis.<br />
]]></description> 
					<pubDate>Tue, 09 Jun 2009 12:26:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>L'emploi et l'insertion chez les jeunes</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/693101</link> 
                    <description><![CDATA[Discrimination à l'embauche, manque de réseau relationnel, accès à des emplois sous qualifiés malgré des diplômes élevés... les jeunes issus de l'immigration, de quartiers sensibles ou de zones rurales sont encore trop souvent exclus de l'entreprise. Des associations travaillent au quotidien pour rapprocher jeunes et entreprises et donner à la diversité une vraie dimension professionnelle.<br />
<br />
Jeunes, emploi et diversité, un tiercé gagnant<br />
Si le chômage des jeunes est une question préoccupante, l'égalité des chances reste encore aujourd'hui en France un concept à imposer.  Discrimination à l'embauche ou victimes des préjugés, manque de réseau relationnel, accès à des emplois sous qualifiés malgré des diplômes élevés... les jeunes issus de l'immigration, de quartiers sensibles ou de zones rurales peinent à s'intégrer professionnellement. Pourtant leurs compétences sont nombreuses et leur volonté d'entreprendre illimitée. <br />
 <br />
Porter l'initiative dès l'école <br />
 <br />
Tutorats d'entreprises, interventions d'avocats ou d'entrepreneurs dans les collèges, conventions d'éducation prioritaire pour permettre aux élèves de quartiers défavorisés d'intégrer des grandes écoles, type Sciences Pô ou Essec... Les initiatives se multiplient. Aujourd'hui le gouvernement vient de décider la création de classes d'excellence regroupant les meilleurs élèves de chaque niveau pour leur faire bénéficier d'un enseignement digne des meilleurs établissements... Pourtant et même s'ils ont des idées, les jeunes doutent de leurs compétences ou ne savent pas toujours à qui s'adresser. C'est pourquoi l'association Ashoka, présente aujourd'hui dans 70 pays, développe depuis 15 ans un programme « Jeun-E-S » qui vise à les accompagner tant financièrement que par une mise en réseau, pour développer leur confiance en eux. Nous intervenons dès le collège, en leur disant « lancez-vous, nous pouvons vous aider », explique Catherine Leroy-Jay Fredet, chargée de la communication d'Ashoka. Il s'agit de leur apprendre à s'organiser et de permettre à des jeunes de banlieue de côtoyer d'autres univers  pour rompre ce qu'ils appellent eux-mêmes le « syndrome du périphérique ». La peur d'aller à la rencontre d'un monde qu'ils ne connaissent pas.<br />
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Faire évoluer l'entreprise <br />
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À diplôme égal, les candidatures des jeunes issus de quartiers populaires sont rejetées 4 fois sur 5 et les emplois qu'on leur propose restent en deçà de leur niveau de compétence. Pourtant 500 000 emplois ne sont toujours pas pourvus, explique Saïd Hammouche, directeur général et fondateur de l'association Mozaik RH.  Tous ces efforts seraient-ils donc inefficaces ? Car les jeunes, même surdiplômés, restent confrontés à la douloureuse question des préjugés et de la différence. À l'image de cette jeune Antillaise de 26 ans, titulaire d'un Bac +5. « On ne me parle que de mon beau pays, du soleil et de la mer lors de mes entretiens d'embauche, jamais de mes compétences, ni du poste auquel je postule ». Aujourd'hui il semble donc nécessaire de travailler avec les services de ressources humaines des entreprises. Il faut démontrer que la diversité génère de la richesse et faire évoluer les mentalités vers un esprit d'ouverture, ajoute Saïd Hammouche. La démarche de ce dynamique entrepreneur est double. D'un côté, l'association construit des plans d'action sur mesure et adaptés aux problématiques et à la culture de chaque entreprise. De l'autre, elle repère les candidats au sein même des quartiers et les accompagne dans leur recherche d'emploi grâce à un réseau de professionnels bénévoles. Nous proposons des ateliers individuels ou collectifs pour leur permettre d'améliorer leur présentation, les aider à convaincre ou leur transmettre les codes de l'entreprise auquel leur milieu modeste ne leur a pas donné accès.<br />
 <br />
Soutenir la création et le développement de projets <br />
 <br />
L'intégration professionnelle passe également par la création d'entreprises. Plus que tout autre, les jeunes des quartiers ont besoin d'être accompagnés. D'abord pour rendre les projets possibles et réalistes, ensuite pour bénéficier d'une aide technique et humaine. Ils ont du mal à identifier les structures qui pourraient les soutenir, explique Abdellah Aboulharjan, fondateur de Jeunes entrepreneurs de France. C'est pourquoi il est important d'aller à leur rencontre et de les aider à définir leurs besoins.  Originaire de Mantes la Jolie, j'ai moi-même rencontré ces difficultés (accès aux financements, mise en réseau, connaissance de la réglementation...). Les jeunes que je vois aujourd'hui nous font donc naturellement confiance. Après quatre années d'activité, Jeunes entrepreneurs de France dresse un bilan positif. 400 porteurs de projets ont ainsi été accompagnés et le taux de viabilité s'élève à 75 %. Un chiffre significatif qui révèle l'intérêt d'un engagement de proximité.<br />
]]></description> 
					<pubDate>Tue, 09 Jun 2009 12:16:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>L'aide au développement:Apporter aux populations pauvres les compétences utiles pour leur permettre de mieux vivre à long terme sans dépendre de l'aide internationale, c'est l'enjeu du développement</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/693099</link> 
                    <description><![CDATA[Les clés du développement<br />
<br />
Comment aider les pays du sud à se développer? Eclairage sur les clés d'un développement réussi et durable. <br />
 <br />
Pour nourrir le pêcheur, ne lui offre pas de poisson, apprends lui à pêcher. « Le développement, traduit Frédérique William pour l'Association française des volontaires du progrès, consiste à apporter des compétences utiles à quelqu'un qui en a besoin pour survivre et vivre dans de meilleures conditions. ». Une définition large, à l'image d'une démarche à géométrie variable. Dans une dynamique de solidarité à l'échelle mondiale, le développement rassemble des acteurs aussi différents que des associations locales, des collectivités territoriales ou des instances financières ; il se déploie dans des secteurs aussi éloignés que l'éducation, les transports ou la pêche, et s'illustre aussi bien dans les pays du Sud que dans le quart-monde occidental. <br />
 <br />
Développer les services de base <br />
<br />
L'enjeu : mettre un terme à une pauvreté galopante et à une répartition des richesses toujours plus inégale. S'alarmant d'une baisse de revenu qui perdure dans 54 pays, situés, pour la plupart, en Afrique subsaharienne, le rapport mondial 2003 sur le développement humain (publié par l'Onu) incite les pouvoirs publics à développer les services de base. « Les pays pauvres ont besoin de centres de santé ruraux, d'écoles, de routes, d'eau potable, d'installations sanitaires. L'investissement destiné à répondre aux besoins vitaux n'est pas seulement souhaitable pour mettre un terme à la souffrance humaine ; c'est également un élément clé dans une stratégie de croissance économique. » <br />
 <br />
S'attaquer aux causes de la pauvreté <br />
<br />
Des problèmes tels que la malnutrition, l'analphabétisme ou un accès discriminatoire aux services de base pour les femmes, les ruraux et les minorités ethniques sont certes des symptômes de la pauvreté mais en constituent aussi la cause. Les éradiquer est donc une priorité ! C'est ce qu'ont compris les organisations de solidarité internationale : elles consacrent donc leurs plus grosses dépenses aux secteurs de la santé, de l'éducation et du développement rural, sachant que leurs investissements concernent en priorité l'Afrique et l'Océan indien, puis l'Asie. <br />
 <br />
Une action concertée <br />
<br />
Comment améliorer les conditions de vie d'une population tout en favorisant son autonomie économique et financière ? Tous les acteurs de terrain prônent une action concertée, depuis l'évaluation des besoins jusqu'au financement et à la mise en ouvre des projets. Un cas d'école parmi d'autres, mené par Ingénieurs sans Frontières : l'approvisionnement en eau potable dans la région de Kayes, au Mali. « Dans le village de Fanga, ce n'est pas l'accès à l'eau qui pose problème, mais le défaut d'eau potable : c'est la cause de 70 % des maladies en saison des pluies. » En partenariat avec des instances locales, l'équipe a appuyé la réalisation d'un système d'approvisionnement, mené une campagne de sensibilisation sanitaire et formé les villageois à la gestion autonome de l'exploitation. <br />
 <br />
Un développement durable est un développement approprié <br />
<br />
Autre impératif pour un développement réussi : prendre en compte les habitudes des populations, valoriser leurs traditions. Améliorer les conditions de vie implique un processus de transformation sociale et économique ; celui-ci ne sera efficace que si les locaux peuvent se l'approprier. Pour freiner l'exode rural en Mauritanie, l'Association des volontaires du progrès a ainsi misé sur les coopératives de femmes pour favoriser l'autosuffisance alimentaire dans les oasis. Ces femmes ont été formées et ont bénéficié de micro-crédits le temps que leur exploitation soit rentable. Dans la même idée, Architecture et développement favorise l'utilisation de matériaux et de savoir-faire locaux pour l'habitat. Selon Sandra d'Urzo , responsable de programmes, « Tirer parti des compétences des populations, sans oublier le contexte climatique et naturel, est le meilleur moyen de réamorcer des filières d'activités ». <br />
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Exploiter des dynamiques porteuses <br />
<br />
Investir dans des activités créatrices d'emploi, comme le textile ou le secteur manufacturier est essentiel. Une priorité que s'assigne Agrisud : « La création d'un tissu économique de base passe par de petites exploitations ou entreprises auxquelles il faut assurer un large débouché commercial. » Cette association identifie d'autres dynamiques porteuses : les jeunes, qui représentent plus de la moitié de la population dans les pays pauvres, le secteur agricole, l'entreprenariat, l'épargne et le crédit. « Les organisations de solidarité internationale ne se contentent plus d'un simple soutien financier », conclut Emmanuel Fagnou, directeur exécutif de Coordination Sud. « Elles interviennent essentiellement en renforcement des acteurs de la société civile. » <br />
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Le développement vous tente ? <br />
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Actuellement, la plupart des ONG agissent sur deux fronts. Là-bas, au Sud, elles mènent des actions de développement avec les populations locales ; ici, en France, elles sensibilisent le public au contexte du développement, y compris macro-économique : c'est ce que l'on appelle l'éducation au développement. Au quotidien, par exemple, acheter équitable, épargner solidaire, parrainer un enfant sont des actes qui comptent. Vous pouvez aussi participer à des campagnes d'information ou de lobbying, comme celle que mène Agir Ici pour réformer les institutions financières institutionnelles. Si le développement vous tente, feuilletez le répertoire des acteurs de la solidarité internationale, publié par Ritimo. ]]></description> 
					<pubDate>Tue, 09 Jun 2009 12:08:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>L'école ailleurs:L’éducation est un droit pour tous. Pourtant, 115 millions d’enfants dans le monde en âge d’être scolarisés ne le sont pas. Guerre, catastrophe naturelle, pauvreté…</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/692973</link> 
                    <description><![CDATA[Pour 115 millions d'enfants dans le monde en âge de recevoir un enseignement primaire, la rentrée scolaire n'aura pas lieu. Parce qu'ils sont nés dans un endroit meurtri par la guerre ou la pauvreté, les enfants des pays en développement sont condamnés à travailler ou, pire, à combattre. En Afghanistan, en Haïti, en République démocratique du Congo ou ailleurs, l'éducation est une priorité mais pas toujours une réalité.<br />
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L'ambition et les faits<br />
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Objectif irréaliste ? D’ici 2015, tous les enfants du monde doivent être scolarisés dans le primaire. C’est l’engagement pris par la communauté internationale. « Le but ne sera peut-être pas atteint dans tous les pays en 2015 », reconnaît d’emblée Nicholas Burnett, directeur du rapport mondial de suivi du programme « l’Education pour tous », dirigé par l’Unesco. Près de 115 millions d’enfants dans le monde en âge de recevoir un enseignement primaire ne sont pas scolarisés. Soit environ 20% d’enfants privés de ce droit fondamental, selon l’Unicef, qui met en œuvre des actions d’éducation aux quatre coins du globe. Parmi les régions qui accusent le plus grand retard : l’Afrique Subsaharienne et l’Asie du Sud. Huit enfants non scolarisés sur dix vivent en effet  dans ces zones démunies, souvent déchirées par des conflits.<br />
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L'école, une seconde chance<br />
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Retraité de l’Unesco, André Lokisso a créé l’association Assistance à l’intégration des enfants démobilisés (AIED) pour réinsérer les enfants soldats en République Démocratique du Congo (RDC). « Plus de 38 000 enfants soldats sont enrôlés dès l’âge de 7 ans dans des groupes armées en RDC. La plupart sont drogués, beaucoup sont illettrés, atteints de maladies, certains obligés de se livrer à des pratiques cannibales. Lorsqu’ils sont démobilisés, ils sont complètement traumatisés et potentiellement délinquants », confie-t-il. L’association a mis au point un projet pilote de réhabilitation de ces enfants, fondé sur l’acquisition d’une éducation de base et la formation à un métier. On estime à plus de 300 000, le nombre d’enfants soldats dans le monde.<br />
En Haïti, pays marqué par des années de dictature, par la misère et la violence, en partie dévasté par le cyclone Jeanne en 2004, l’ONG Aide et Action soutient, elle, les écoles communautaires. Celles-ci sont « le fruit de la mobilisation des villageois qui se débrouillent avec les moyens du bord pour construire les bâtiments et recruter les professeurs. Mais, faute d’engagement de l’Etat, les villageois sont livrés à eux-mêmes et manquent de ressources financières, alors nous leur apportons un appui matériel et nous jouons un rôle de coordination », détaille Gilles Oddos, réalisateur de deux films en Haïti pour l’association née en 1981 et présente aujourd’hui dans une vingtaine de pays.<br />
Autre nation meurtrie : l’Afghanistan. A Kaboul, environ 50 000 enfants travaillent dans les rues à laver des voitures, cirer des chaussures, ramasser des papiers…Autant qui souffrent de faim, de maladies, de maltraitance, de violence ou d’esclavagisme. Dans ce pays frappé par 25 années de guerre, « le manque d’infrastructures et de personnel enseignant est criant », affirme Edouard Gaultier, directeur de l’association Afghanistan Demain, qui intervient depuis février 2002 en faveur de l’éducation des enfants des rues. Trois centres de l’association accueillent dans la capitale les Afghans âgés entre 8 et 18 ans pour les remettre à niveau et leur permettre d’intégrer ensuite l’école publique. « En général, on arrive à convaincre les familles de l’intérêt, pour leur enfant, d’apprendre à lire et à écrire. Mais on se heurte à deux difficultés principales : la précarité, source d’instabilité, qui les amène à quitter Kaboul, et l’abandon des filles, retirées de l’école pour des raisons culturelles », précise Edouard Gaultier. <br />
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Qualité et suivi de l'enseignement : des points cruciaux<br />
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S’assurer que les écoliers bouclent un cycle complet d’enseignement primaire et supprimer les disparités entre les sexes : telles sont précisément les missions de l’Unicef en matière d’éducation. « L’enjeu n’est pas tant l’inscription des enfants que la poursuite de la scolarité des garçons comme des filles, explique Carole Reminy, responsable du service plaidoyer éducation jeunesse à l’Unicef France. Dans quelques pays, comme à Madagascar, le taux d’inscription dépasse 90% mais ils ne sont que 30% à 40%, environ, à achever leurs études primaires ». Voilà pourquoi l’exigence d’une éducation pour tous s’accompagne aussi de celle d’un apprentissage de qualité et suivi. « Certains pays, en Amérique Latine par exemple, sont sur le point de remplir l’objectif de scolarisation de tous les enfants. La hine, elle, a considérablement réduit le nombre de ses analphabètes. Et les progrès les plus rapides ont été enregistrés dans les pays les moins en avance (Afrique de l’Ouest, Inde), note le directeur du rapport mondial de suivi de « l’Education pour tous », Nicholas Burnett. Toutefois, nuance-t-il, la qualité des cours reste problématique. » Des classes qui comptent jusqu’à 80 écoliers, des instituteurs passés maître dans l’art d’un rabâchage sans réelle valeur éducative… « Il ne s’agit pas seulement de faire venir les enfants à l’école », ajoute Carole Reminy, de l’Unicef, l’ONG œuvrant autant pour fournir des repas à l’école et du matériel scolaire, que pour former des enseignants. L’enjeu est capital, comme le souligne Aide et Action : rien de moins que « le développement humain ». <br />
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					<pubDate>Tue, 09 Jun 2009 11:11:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>« Lutter pour changer les mentalités »</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/692969</link> 
                    <description><![CDATA[Lucile Peignot est chargée de programmes auprès de Groupe développement, membre du réseau ECPAT International. <br />
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Vous coordonnez plusieurs programmes dans le monde en vue de prévenir l'exploitation sexuelle des enfants. Quels sont les pays les plus touchés ? <br />
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Il n’y a pas de zone en particulier. Nous intervenons sur tous les continents : l’Amérique du sud, l’Afrique, l’Asie. Quand les pays deviennent plus regardants comme la Thaïlande par exemple, les abuseurs se déplacent vers des pays limitrophes comme le Cambodge ou le Laos. Le phénomène est extrêmement volatile, d’où la difficulté de le combattre. <br />
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Qui sont les touristes sexuels ? <br />
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Il n’y a pas de touristes sexuels types. Certains sont de vrais pédophiles, très déterminés. Ils font le voyage dans cet objectif. Pour eux, la prévention ne peut-être effective. Seule la répression peut les toucher. D’autres sont considérés comme des touristes sexuels occasionnels, ils se retrouvent seuls, dans un pays lointain au sein d’un environnement dans lequel leurs repères moraux sont modifiés et où un climat d’impunité domine. Ce sont eux qu’il faut sensibiliser en priorité en les prévenant des conséquences de leurs actes tant pour eux que pour les enfants qu’ils ont parfois le sentiment d’aider. <br />
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Quelles sont vos actions à l'échelon local pour prévenir ce phénomène ? <br />
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L’enjeu principal de notre action est de lutter pour changer les mentalités. Dans certains endroits de la planète comme l’enfant n’est rien, il n’a aucun droit. Au Pakistan par exemple, la prostitution des plus jeunes est couramment admise. Par l’intermédiaire de formations, nous tentons de sensibiliser des administrations comme la police, la justice en leur expliquant les dégâts de tels pratiques pour ces enfants mais aussi pour leur pays en général. Nous organisons également des réunions avec les familles pour les informer des conditions de vie de ceux qui sont partis à la ville. <br />
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Les enfants sont-ils une cible privilégiée ? <br />
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Bien sûr ! Nous avons plusieurs programmes à destination des enfants des rues en Afrique. En Thaïlande, nous apprenons aux jeunes prostitués à respecter leur propre corps en leur faisant prendre conscience qu’elles ne sont pas des objets mais des individus à part entière. Nous leur donnons aussi des cours d’anglais pour qu’elles puissent se défendre face aux touristes qui les abordent. En matière de lutte contre le tourisme sexuel l’éducation reste une arme absolue.<br />
]]></description> 
					<pubDate>Tue, 09 Jun 2009 11:09:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Halte au tourisme sexuel !</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/692963</link> 
                    <description><![CDATA[Les beaux jours arrivent et avec eux les vacances. Pourtant, pour des millions d’enfants dans le monde, cette période est synonyme d’une recrudescence de leur exploitation sexuelle. La mobilisation de la communauté internationale et les mesures de plus en plus répressives de la part des états concernés semblent incapables d’endiguer ce fléau et les efforts des associations se concentrent aujourd’hui sur le terrain de la prévention. À découvrir. <br />
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Prévenir le tourisme sexuel<br />
Partout dans le monde le tourisme sexuel ne cesse de prendre de l'ampleur. La mobilisation de la communauté internationale et les mesures de plus en plus répressives de la part des états concernés semblent incapables d'endiguer ce fléau et les efforts des associations se concentrent aujourd'hui sur le terrain de la prévention. <br />
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Du Cambodge au Sénégal, le phénomène n’épargne personne. Dans tous les pays pauvres où le soleil brille, des adolescents ou des enfants sont prostitués ou abusés sexuellement par des voyageurs en mal de sensations fortes. Cet énorme marché, difficilement quantifiable en raison de sa clandestinité, toucherait, selon l’UNICEF, plusieurs millions de personnes dans le monde. Il n’a cessé de se développer avec l’essor des voyages à bas prix ces vingt dernières années. <br />
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Une répression difficilement applicable <br />
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De nombreux pays se sont engagés à prendre des mesures pour lutter contre ce phénomène. La Thaïlande par exemple, a adopté des lois très répressives mais souvent inapplicables en raison du manque de formation de la police et de la corruption qui gangrène le pays. De la même manière, plusieurs états européens comme la France depuis 1994 sont aujourd’hui dotés des lois extra territoriales permettant qu’un abuseur français agissant à l’étranger puisse être poursuivi et condamné dans son propre pays. Pourtant, cette procédure reste lourde et très exceptionnelle. Alors comment agir pour lutter efficacement contre ce véritable fléau qui détruit chaque jour la vie de dizaines de milliers d’individus ? <br />
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Agir dans les pays pourvoyeurs de touristes <br />
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Selon la plupart des organisations spécialisées, les initiatives les plus efficaces à long terme se situent sur le terrain de la prévention. Pour Jacqueline Bruas, présidente de l’Association Contre la Prostitution des Enfants (ACPE), « il faut d’abord agir dans les pays pourvoyeurs de touristes pour que les mentalités changent. »<br />
Dans ce cadre, les personnes que l’on peut sensibiliser sont nombreuses. Son organisation vient d’éditer une brochure qui est régulièrement distribuée auprès des étudiants en BTS tourisme et accompagnée de conférences intégrées au cursus de formation : « Ils sont les futurs responsables du tourisme mondial. A ce titre, il faut les informer le plus tôt possible pour prendre les bonnes décisions s’ils sont un jour confrontés à des cas d’abus sexuels. » <br />
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L’End Child Prostitution And Trafficking in children for sexual purposes (ECPAT) tente de cibler toutes les personnes qui sont amenées un jour à voyager. « Nous collaborons avec de nombreux voyagistes pour mettre en place les outils d’informations à destination des touristes », explique Carole Bartoli, chargé du développement auprès de l’ECPAT France. Ses actions passent par des campagnes d’affichage dans les aéroports, des vidéos diffusées pendant les vols qui rappellent les risques encourus pour l’auteur des abus, des encarts dans les principaux guides de voyages, des bannières sur des sites de voyages, des tracts distribués dans les centre de vaccination. Le touriste doit être informé à toutes les étapes de son voyage. « Ces initiatives poursuivent un double objectif. Elles visent à décourager celui qui serait tenté de commettre l’abus mais aussi de responsabiliser le témoin de tels faits afin qu’il prévienne les autorités. » <br />
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Sensibiliser les populations locales <br />
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Mais la prévention du tourisme sexuel ne concerne pas uniquement les clients potentiels. Il faut également agir auprès des populations qui de près ou de loin sont victimes de ce trafic. Ainsi l’ECPAT a mis en place une vraie politique d’information à destination des familles les plus pauvres qui envoient souvent un de leurs enfants à la ville sous l’influence des recruteurs. « Nous passons dans les villages et nous proposons des animations ludiques, des pièces de théâtre pour aborder ce sujet encore tabou dans de très nombreuses communautés rurales », rappelle Carole Bartoli.<br />
Pour Sandra Ayad, membre de la Fondation Scelles, une organisation qui lutte contre la prostitution dans le monde, la lutte contre ce phénomène doit se concentrer sur la sensibilisation des plus jeunes : « Dans beaucoup de pays, les enfants sont très tôt livrés à eux-mêmes. Ils considèrent le fait de monnayer leur corps comme quelque chose de normal car ils n’ont pas d’autres alternatives pour survivre. La scolarisation et l’éducation leur permettent d’envisager un autre avenir. Elles leur donnent les moyens d’être autonomes et leur offrent la possibilité de dire non ».<br />
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]]></description> 
					<pubDate>Tue, 09 Jun 2009 11:04:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>L'environnement et les jeunes: L'environnement est l'affaire de tous et des jeunes en particulier. Ces citoyens en herbe se doivent de prendre en charge la préservation et à la protection de leur héritage : la terre. Focus sur des actions exemplaires.</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/690383</link> 
                    <description><![CDATA[Quelles solutions pour sauver la planète ?<br />
Le développement durable se présente de plus en plus comme une réponse à la problématique environnementale. Mais pour aboutir,  ce concept  exige l'implication du plus grand nombre de citoyens.  Notamment  celle des plus jeunes qui, demain, présideront, aux destinées d'un monde  de plus en plus  fragile. Ce sont ces « énergies futures »  qu'ont tenté et tentent encore de sensibiliser et mobiliser les  institutions et les associations en charge de ce dossier  complexe. De nombreuses initiatives qui relèvent essentiellement du domaine de la pédagogie et de la communication. Exemples ?<br />
Quelles solutions pour sauver la planète ?<br />
Mars 2004, une directive ministérielle oblige tous les établissements scolaires à « mettre en place une Education à l'Environnement et au Développement Durable (EEDD) ». C'est le début d'une série d'actions qui invitent les plus jeunes à toucher du doigt un thème devenu depuis longtemps récurrent. Ainsi, écoliers, collégiens et  lycéens sont appelés à proposer des solutions sur les sujets liés à la sauvegarde d'une planète en péril. Et cette phase n'est pas vaine puisque trois ans après, en automne 2007, ces jeunes seront à l'instar de leurs aînés,  partie prenante du « Grenelle de l'Environnement ». En effet, c'est  de cet événement  que découle la formule « l'Ecole agit » lancée le 27 septembre de la même année par le Ministère de tutelle.<br />
 <br />
Sous forme d'un appel à projets, l'idée des responsables du secteur de l'Education visait à susciter des « vocations vertes » dans divers établissements du pays. Les classes ou les groupes de classes volontaires ont eu alors à traiter, selon leurs choix, un ou plusieurs des six thèmes contenus dans le « Grenelle de l'Environnement ».  Avec des contributions écrites, les participants devaient soumettre le fruit de leurs réflexions au comité dit de pilotage académique pour l'éducation au développement durable.  Aujourd'hui, cette campagne touche à sa fin. Le 19 juin, un jury composé de personnalités reconnues aura à sélectionner une quinzaine des plus pertinentes productions. <br />
 <br />
L'office français de la Fondation pour l'Education à l'Environnement en Europe (of-FEEE) a une inspiration presque similaire. A la différence qu'en plus des élèves, l'of-FEEE sollicite également les jeunes qui « se trouvent en dehors de la sphère scolaire comme les clubs, les quartiers ou encore les centres de détention ». Par le biais de son programme intitulé « Jeunes Reporters pour l'Environnement » (JRE), il incite  les filles et les garçons de 11 à 20 ans à réaliser des enquêtes journalistiques portant sur la problématique de l'environnement. Un large succès pour ce programme qui est  aujourd'hui à sa 14eme édition. Lancé en 1994 avec seulement le concours de cinq pays participants, il est aujourd'hui développé dans 17 pays. Selon ses initiateurs, « Rien qu'en 2005, près de 12 000  Jeunes Reporters  se sont investis dans plus de 500 projets de reportage ». Depuis, chaque année des centaines d'articles sont produits et partagés par la communauté internationale sur de nombreux sujets tels la désertification, la pollution de l'eau, les risques naturels majeurs, le recyclage, le transport, la protection de la nature, les OGM, les pesticides...<br />
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Le succès est encore plus retentissant  lorsque plusieurs acteurs conjuguent leurs efforts dans une même campagne de sensibilisation. Le meilleur exemple est sans doute celui qui a réuni  en mai 2005,  l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) et la Fondation-Nicolas-Hulot dans un programme commun appelé Défi pour la Terre.<br />
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A cette date, les « deux institutions protectrice de l'environnement » lancent  deux concours auprès des écoles : le concours Chantons le Défi pour la Terre destiné aux  écoles primaires et les 24h00 du Défi pour la Terre auprès des étudiants. Deux années après, entre le 18 octobre 2007 et le 18 février 2007, 110 équipes se sont inscrites au concours. 80 actions de terrain réparties sur 21 régions, ont été organisées durant le mois de mars pour sensibiliser le plus grand nombre aux problématiques environnementales et relayer les messages du Défi pour la Terre. Plus de 20 000 engagements dans le Défi pour la Terre ont été récoltés.<br />
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Une prouesse. Aucun doute que l'information et la sensibilisation du public soient des « conditions essentielles à la  réussite des politiques en matière d'environnement ». Aussi préconise-t-on des campagnes de communication de grande ampleur. Seules à même de  faire évoluer les mentalités, les comportements et les actes. Changer l'homme en somme. Notamment celui du futur. <br />
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Surf Insertion : l'environnement au service du social<br />
Depuis 10 ans, Surf Insertion éduque les jeunes à travers les sports nautiques et l'environnement. Une manière originale de leur permettre d'acquérir des notions essentielles pour une meilleure connaissance de leur patrimoine et de devenir de vrais citoyens actifs. Rencontre avec Hassan Elhoulali, fondateur de l'association.<br />
Surf Insertion : l'environnement au service du social<br />
Comment alliez-vous les notions de sport nautique et d'environnement ?<br />
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Les gamins en ont marre de ce qu'on appelle la « pédagogie couscous » : aujourd'hui, ils ne s'y retrouvent plus dans les sports collectifs et sont intéressés par les sports nature où il y a un rapport au risque qui est exprimé. Le surf allie technique et performance avec la nature. La plage, c'est un lieu où on ne peut pas tricher, où les éléments imposent leur loi et le respect. A partir de là, un dialogue se forme entre la nature et les jeunes qui, petit à petit, ouvrent les yeux et se rendent compte que c'est aussi un lieu fragile où il y a des problèmes de pollution. Ils vont alors devenir les acteurs de ce respect et de cette préservation de l'environnement et ne vont plus s'arrêter à de simples discours.<br />
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Quelles sont vos autres actions en faveur de l'environnement ?<br />
 <br />
Les visites d'usines de recyclage et de traitements de déchets, les découvertes de réserves naturelles, des chantiers d'insertion sont d'autres démarches éco citoyennes qui permettent aux jeunes de s'approprier un patrimoine qui est le leur. Par exemple, pendant tout l'hiver, nous avons arraché de la spartine, une algue qui étouffe tout le bassin d'Arcachon. A chaque fois, nous nous retrouvions avec 15 jeunes en compagnie de retraités qui ont déjà travaillé pour des associations en relation avec la nature. Ce qui est beau, c'est de voir des personnes de 60 ans qui sont heureuses parce qu'elles côtoient des gamins agréables et volontaires alors qu'ils viennent de quartiers difficiles et ont souvent mauvaise réputation. Il y a donc une transmission du savoir qui s'opère. Pour nous, il y a un intérêt primordial de lier l'environnement au travail social : on ne peut pas dissocier ces deux problématiques.<br />
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L'été arrive et les plages vont rapidement être prises d'assaut. Comptez-vous lancer une opération ?<br />
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50 à 60% des déchets qui sont sur les plages proviennent des pêcheurs, mais surtout des touristes. Pour la 5e année consécutive, nous organisons donc le niveau des plages.  Juste avant d'aller surfer, les jeunes se promènent sur le sable et donnent à tous les touristes des petits cendriers. L'idée, c'est que ces jeunes deviennent actifs et que le message viennent d'eux afin qu'ils se responsabilisent et développent leur sens citoyen.]]></description> 
					<pubDate>Sat, 06 Jun 2009 15:41:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Lutter contre la pauvreté grâce aux télécentres au Mali et en Colombie</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/690381</link> 
                    <description><![CDATA[J’arrive dans le centre communautaire du village de Kati, à quelques kilomètres de Bamako, la capitale du Mali. La poussière et la chaleur du voyage étaient éprouvantes, mais je ressens déjà une sensation de fraîcheur et de tranquillité alors que je monte les larges marches de l’escalier du télécentre, illuminé par une douce lumière naturelle. Je suis reçue par Alima Traore, la responsable du télécentre, un jeune femme qui me guide à travers les installations, m’explique ce qu’on y fait et me présente aux personnes venues utiliser les services.<br />
<br />
Il est 10 heures, et les ordinateurs sont tous occupés par les reporters et les producteurs de Radio Belekan, la radio communautaire qui fonctionne dans le même bâtiment et qui se nourrit de l’info arrivée par courrier électronique ou trouvée par recherche sur l’internet. Les dernières nouvelles du pays et du monde, ainsi que la situation des marchés des fruits, des légumes, des ovins et des caprins, les principaux produits de la région, constituent les principales informations pour un village dont les possibilités de communication ont connu une révolution ces dernières années avec l’arrivée des technologies de l’information et de la communication (TIC).<br />
<br />
Télécentres, portables et radios communautaires<br />
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Les téléphones portables et les services des télécentres qui se sont installés progressivement dans divers endroits du pays grâce à des accords entre organisations locales, entreprises et agences de coopération, ainsi que le rapprochement avec les radios locales, offrent des possibilités autrefois impensables à une population qui avait toujours été isolée de tout échange d’information et de communication.<br />
<br />
Alima me raconte qu’une jeune fille du village venait de trouver un poste de secrétaire dans une organisation locale grâce aux cours d’informatique qu’elle avait suivis au télécentre. Elle me présente également une adolescente de 13 ans qui préside le club des utilisateurs et utilisatrices adolescents du télécentre. Ces clubs constituent un soutien important au travail réalisé dans le centre et permettent également d’attirer d’autres adolescents et adolescentes qui souhaiteraient apprendre à utiliser les TIC. Dans un pays où le mariage arrangé est chose courante pour de nombreuses adolescentes dès 13 ou 14 ans, je songe aux possibilités que peut leur apporter un accès à des connaissances et des outils qui pourront leur être très utiles dans leur vie.<br />
<br />
Une nouvelle façon de faire des recherches en Colombie<br />
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Sur un autre continent, à des milliers de kilomètres de là, l’histoire se répète : le rôle positif des télécentres et de l’utilisation des TIC chez des populations éloignées des circuits touristiques ou de production. Selon Derlly Pantoja, instigatrice et éducatrice des programmes de TIC pour le développement et de l’initiative GEM pour les télécentres, dans la région de Cali en Colombie, « la plupart des zones où un travail sur le terrain a été effectué souffrent de nombreuses difficultés économiques, si bien que lorsqu’un projet de TIC arrive dans une communauté pour laquelle la question de l’emploi est primordiale, les gens se demandent si cela sert vraiment à quelque chose. En y réfléchissant bien, ils se rendent compte que si, ce projet est utile pour eux. Parce que pour sortir de la pauvreté, il faut se surpasser, et pour cela il est important d’acquérir de nouvelles connaissances qui servent à générer un revenu », affirme-t-elle.<br />
<br />
« Au télécentre, avec l’utilisation des TIC, tous les gens qui le souhaitent peuvent suivre une formation adéquate à leurs activités, leurs besoins et leurs goûts. Il ne faut pas oublier ceci : nous enseignons comment pêcher, nous ne donnons pas le poisson. En apprenant à travers les TIC, par exemple la comptabilité, le secrétariat, suivre des cursus universitaires à distance ou chercher comment obtenir des bourses, on cherche à élargir les horizons et si la qualité de vie de la population s’améliore, c’est toute la région qui en profite », ajoute Derlly.<br />
<br />
Mères et fils<br />
<br />
Voilà 9 ans que Derlly s’intéresse aux TIC. Après avoir suivi des cours d’informatique et de navigation sur internet grâce aux services d’un télécentre communautaire, elle a commencé la carrière de travail social, réalisant ainsi l’un de ses plus chers projets. Son fils cadet a également profité de l’opportunité d’accéder aux TIC dans le télécentre local pour explorer les programmes de logiciels utilisés et faire des recherches sur l’internet. Il a ainsi acquis un bon niveau de spécialisation en programmation et utilisation de moteurs de recherche, ce qui lui ouvre d’intéressantes perspectives de travail.<br />
<br />
Mais pour Derlly, si les TIC aident les gens, elles permettent également d’aider les communautés. « Les télécentres, d’après ce que je vois et analyse quand je suis sur le terrain, ont été les premiers à venir en aide aux étudiants (enfants et adultes) pour leurs études. Au télécentre La Habana à Buga, l’administrateur porte un grand intérêt à la communauté et à ses besoins, et informe les gens sur les projets possibles, qu’il réalise avec l’aide de gens influents et d’une fondation. J’admire beaucoup l’énergie et la volonté de se surpasser qu’ont les femmes de cette région. Ce sont elles qui sont venues en majorité quand nous avons commencé le projet d’adaptation de GEM aujourd’hui utilisé ».<br />
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Améliorer la commercialisation<br />
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Une autre instigatrice et éducatrice colombienne, Aura Elena Plaza, insiste sur le fait que l’utilisation des TIC offre de nouvelles possibilités de commercialisation des produits, et aide la communauté à s’organiser pour mieux utiliser les ressources technologiques. « Les formations d’apprentissage des TIC changent les façons de penser de la communauté et permettent d’organiser les sources de revenu qu’elle a entre les mains. En matière commerciale, les gens prennent conscience des normes de qualité à suivre s’ils veulent vendre à un meilleur prix. Ils comprennent aussi pourquoi il convient de se regrouper en cas de mauvaise récolte, puisque c’est en travaillant ensemble qu’ils rassembleront une production assez importante pour être mise en vente, et qu’ils pourront s’organiser pour rechercher sur l’internet les marchés où leurs produits seront le mieux vendus », indique cette éducatrice. « En matière d’éducation, ils commencent à penser combien celle-ci peut leur permettre de progresser, et ils cherchent par exemple des organisations qui puissent les former en productivité. Au village où je travaille, les formations de couture et de journalisme ou de communication sociale ont donné de bons résultats ».<br />
<br />
L’expérience d’Aura en programmes de formation en TIC dans les télécentres communautaires comme celui de Villa Paz, une localité à la population Afro de la région de Cali, lui permettent de faire remarquer un autre aspect fondamental de développement pour ces communautés, celui de pouvoir faire connaitre leur région, leur population, leurs produits ou encore leur culture. Elles ont ainsi une possibilité de modifier les stigmates laissés par la violence.<br />
<br />
Il est également positif pour les organisations de pouvoir montrer leur communauté à travers une page web, des vidéos, des entretiens ou des produits régionaux lorsqu’elles sont invitées à des événements. À Villa Paz, un groupe de jeunes utilise le téléphone portable pour réaliser des court-métrages, ce qui les aide à s’affirmer et à outrepasser les préjudices d’une société très stigmatisée.<br />
<br />
« À mon avis, et d’après ma longue expérience avec les communautés en matière de TIC, ceux-ci favorisent le développement et le progrès de toutes les façons possibles », affirme Aura. « Un télécentre bien organisé peut permettre à une communauté d‘être à l’avant-garde dans l’utilisation des TIC ». Les bénéfices économiques et la possibilité d’inverser la situation de pauvreté semblent bien plus accessibles si des politiques de TIC sont appliquées permettant une connectivité à portée de tous et un apprentissage d’utilisation stratégique et communautaire de ces technologies.<br />
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Article recommandé: Communication rurale: faut-il encore des télécentres maintenant qu’il existe des téléphones mobiles? ]]></description> 
					<pubDate>Sat, 06 Jun 2009 15:39:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Les femmes et le numérique</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/690379</link> 
                    <description><![CDATA[par Emmanuelle Delsol<br />
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Une dernière question par rapport à votre nomination à ce secrétariat d'Etat, qui avait fait un petit peu, pas de polémique, mais qui avait fait parler. On vous a même dite placardisée. Ce qui est un peu étonnant, parler de placard pour le numérique aujourd'hui en 2009, c'est un peu étonnant. Mais, moi, je voulais vous parler du fait que vous êtes une femme nommée au numérique. Aujourd'hui, il y a de moins en moins de jeunes filles dans les formations à l'informatique, au numérique, en général. De moins en moins de femmes dans ces métiers là. On dit qu'une des raisons c'est qu'elles manquent de modèles. Est-ce que vous pourriez être un modèle pour elles et est-ce que ça fait partie de votre mission aussi, est-ce que vous voyez ça comme un des éléments de votre mission, c'est de pousser en général les jeunes vers ces métiers-là, mais les filles en particulier ?<br />
<br />
D'abord, il y a toujours des gens mal intentionnés, en l'occurrence on les connaît, et des petits camarades de jeu pour essayer de tordre le sens des choses. Moi, j'ai été très heureuse de pouvoir poursuivre au Numérique. J'adorais l'écologie. Je reste convaincue que c'est le grand enjeu du 21e siècle. Peut être qu'un jour j'y reviendrai, mais je pense qu'il faut savoir évoluer et en l'occurrence, pour moi, c'était pas un abandon. Je continue à suivre de très près. Mais c'était l'occasion aussi d'ouvrir un peu mon champ. Je trouve que ça fait partie de la mission du politique de partager son enthousiasme pour son sujet et du coup, de partager l'optimisme, en fait. Et en ces périodes de crise, on en a besoin. Moi, je crois que le numérique, c'est une belle fenêtre ouverte sur l'avenir. C'est pour ça aussi que je veux qu'on rééquilibre le discours public sur ces questions. Ce qui ne veut pas dire balayer sous le tapis les risques, ça veut dire pouvoir les regarder sereinement pour tirer après le meilleur parti du reste.<br />
<br />
Et c'est forcément une fenêtre d'optimisme auquel je voudrais que les femmes participent au maximum. Moi, j'ai fait des études très scientifiques. A l'époque, il y avait déjà assez peu de filles. Ça a tendance à ne pas s'améliorer<br />
<br />
Ça régresse a priori, en tous cas, dans l'informatique en tous cas, ça régresse.<br />
<br />
Je crois que c'est vraiment dommage. Je ne partage pas du tout toutes les théories qui sont développées ici ou là qui attribueraient ça à des phénomènes de genre. Je pense qu'il y a vraiment quelque chose de très très culturel. Alors, qui peut être lié, peut-être, à cet espèce d'a priori vis à vis de la technologie, cette espèce de réponse, de réaction parfois un peu sexuée vis à vis de la technologie qui fait que les femmes sont un peu moins gadgets, un peu moins technophiles. Mais justement, il me semble qu'à travers un discours sur les usages, un discours sur les contenus, à travers un discours sur les services, on doit pouvoir rééquilibrer ça.<br />
<br />
C'est à dire que l'objet n'est pas une fin en soi. C'est vrai que quand l'objet est une fin en soi, quand on est technophile et techno-orienté d'un bout à l'autre, on tombe plus facilement dans des mondes d'hommes. Complètement dans des mondes d'hommes. Mais quand on veut bien considérer que l'objet n'est pas une fin en soi et se poser la question du service, de la facilité pour la vie de tous les jours. Quand on est sur un sujet comme le télétravail, en fait, les demandes sont beaucoup du côté des femmes. Et donc, il n'y a pas de raison que les femmes soient moins investies dans le secteur. Il me semble que le rééquilibrage du discours, depuis quelque chose qui est très techno-orienté, vers un discours, et c'est moi qui dit, qui ai fait beaucoup de technologie, vers un discours qui est plus contenu et usage, permet de partager plus largement l'optimisme qui est inhérent à ce secteur et peut-être de faire venir des nouveaux publics. Notamment des femmes.<br />
]]></description> 
					<pubDate>Sat, 06 Jun 2009 15:37:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Les projets TIC prioritaires pour l'environnement -</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/690377</link> 
                    <description><![CDATA[<br />
par Emmanuelle Delsol<br />
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Pour passer de l'autre côté, donc l'utilisation des technologies de l'information pour faire avancer, pour accompagner le développement durable. Vous avez évoqué certains exemples. Mais est-ce qu'il y a des priorités selon vous ? Au delà peut-être du réseau intelligent de gestion de l'électricité. Il y a des environnements aujourd'hui qui sont capables d'optimiser la fonction logistique dans les entreprises. Est-ce qu'il y a des priorités en terme d'usage des technologies de l'information pour accompagner le développement durable ?<br />
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Pour moi, il y a des priorités qui vont s'installer de fait, qui sont les secteurs très consommateurs d'énergie et qui vont chercher partout les réductions, et qui vont donc notamment les chercher là. Et si on regarde ça sous un angle un petit peu plus technologique, il y a une priorité qui porte sur les énergies renouvelables. Et l'articulation entre les énergies renouvelables et le réseau. Tout ce qui va rendre le réseau intelligent pour pouvoir accueillir et optimiser la valorisation des énergies renouvelables. Parce que les énergies renouvelables sont par nature décentralisées. Mais dans le système qu'on développe avec le tarif de rachat d'EDF, on a des productions décentralisées qui sont raccrochées au réseau.<br />
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C'est-à-dire que quand vous mettez des panneaux photovoltaïques sur votre maison vous revendez à EDF l'électricité. Donc, vous êtes raccordé au réseau. Et vous êtes raccordé au réseau dans un système dans lequel on ne stocke pas. Il n'y a pas de stockage de compensation entre les deux. Ou alors il faut développer ce qu'on appelle des Step [Station de Transfert d'Énergie par Pompage] c'est à dire des stockages avec de l'eau en altitude. Le réseau intelligent, la compensation à l'intérieur du réseau, des effets de ces énergies qui sont décentralisées et intermittentes, pour la plupart d'entre elles, et non prédictibles, ou pas prédictibles très longtemps à l'avance, est, je pense, un enjeu considérable, et un lieu de développements technologiques qui après pourront être réutilisés pour toute sorte d'autres applications.<br />
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On est tiré là dessus par un objectif européen. On doit faire plus de 20% d'énergies renouvelables à horizon 2020. On a notre objectif européen, on a besoin de ces technologies pour pouvoir véritablement mettre en oeuvre de façon optimale, donc pour moi, ça va être le champ de développement idéal de ces technologies à partir duquel, en fait, on pourra diffuser dans l'économie.]]></description> 
					<pubDate>Sat, 06 Jun 2009 15:30:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>LA FRACTURE NUMÉRIQUE EST UN OBSTACLE À L’USAGE DES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DES COMMUNICATIONS POUR LE DÉVELOPPEMENT</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/690375</link> 
                    <description><![CDATA[Les délégations de la Deuxième Commission qui tenaient un débat sur les technologies de l'information et des communications (TIC) au service du développement, ont rappelé, ce matin, l’urgence de combler le fossé numérique qui existe entre les nations industrialisées et les pays en développement.  Fortes de la conviction que les TIC peuvent être mises au service de la réalisation de tous les objectifs de développement agréés au niveau international, les délégations ont demandé que les engagements auxquels les États Membres ont souscrit et notamment, ceux pris à l’issue des deux rencontres du Sommet mondial sur la société de l'information, soient honorés.<br />
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Le potentiel énorme des sciences et des technologies pour la promotion du développement socioéconomique et la réduction de la pauvreté reste largement sous-exploité, a déclaré la représentante d’Antigua-et-Barbuda, qui prenait la parole au nom du Groupe des 77 et de la Chine.  La majorité des délégations ont en effet estimé que les TIC peuvent aider à promouvoir la mise en œuvre d’une très large gamme de programmes de développement.  L’usage de ces technologies peut en effet faciliter la lutte contre les changements climatiques, la réponse à apporter aux épidémies, les opérations de reconstruction et de relèvement après une catastrophe naturelle, la création d’emplois et le renforcement d’un processus démocratique participatif, ont souligné divers intervenants.  L’importance des TIC dans la promotion du développement est bien connue, a résumé le représentant du Brésil, en enjoignant la communauté internationale à s’atteler à honorer les engagements qu’elle a pris à cet égard en faveur des régions et des populations les plus défavorisées.<br />
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Parmi les objectifs que s’est assignée la communauté internationale figure primordialement celui de combler le fossé numérique Nord-Sud.  Le taux de pénétration de l’Internet atteint aujourd'hui 85% de la population dans certains pays, mais n’est que de 5% dans d’autres, a fait remarquer, à titre indicatif, le représentant de la Chine.  Pour certains, dont le représentant de la Tunisie, cette fracture est le produit d’un contexte économique mondial marqué par un profond déséquilibre entre les pays industrialisés du Nord et ceux en développement du Sud.  Pour d’autres, la persistance de la fracture numérique illustre le manque de volonté de la communauté internationale dans le domaine de la réduction des écarts qui existent entre riches et pauvres.  Le développement des TIC devient une source de marginalisation, au lieu d’être un vecteur d’intégration, a déploré le représentant tunisien. <br />
<br />
La délégation du Kenya, qui prenait la parole au nom du Groupe des pays africains, a expliqué que les défis posés par le fossé numérique forcent les pays africains à choisir entre les différents objectifs qu’ils assignent à leur processus de développement, en raison de leurs ressources limitées.  Il a souhaité que des ressources d’investissement appropriées et durables soient mobilisées en faveur de la mise en place d’infrastructures et de services liés aux TIC.  Son homologue de la France, qui représentait l’Union européenne, a reconnu que les TIC sont devenues un « enjeu incontournable » dans les politiques de développement, et a reconnu qu’il importe de déployer de nouvelles formes de solidarité numérique pour la promotion du développement.<br />
<br />
Dans ce contexte, de nombreuses délégations ont salué des initiatives comme celle qui a abouti à la création du Fonds mondial de solidarité numérique, qui propose notamment un mécanisme de financement particulier, appelé principe du « 1% de solidarité numérique », destiné à financer l’acquisition de biens et de services numériques afin de combler le fossé entre le Nord et le Sud.  Pour ce qui est du niveau régional, le représentant du Maroc s’est félicité de l’Initiative « Connecter l’Afrique », lancée en octobre 2007, afin de mobiliser les ressources humaines, financières et techniques africaines pour mettre les TIC à la portée de toutes les communautés rurales du continent d’ici à 2015.  Cinquante-cinq milliards de dollars des États-Unis de contribution ont été promis dans le cadre de cette Initiative, s’est réjoui le représentant du Kenya.  Il a souligné que « Connecter l’Afrique » a mis en exergue l’importance pour l’Afrique de se doter d’un environnement favorable aux investissements en faveur des TIC et des ressources humaines qui les accompagnent.<br />
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Les rapports pertinents du Secrétaire général* sur la question à l’ordre du jour ont été présentés par M. Khalil Rahman, de la Division des technologies et de la logistique de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED), et Mme Suzanne Bilello, Chargée de l’information et de la liaison à l’Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).<br />
<br />
Outre celles déjà citées, les délégations des États suivants ont pris la parole ce matin: Indonésie (au nom de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est), Inde, Sénégal, Bahreïn, et Bélarus.  Les représentants de l’Union interparlementaire (UIP) et de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) se sont également exprimés.<br />
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En début de séance, la Deuxième Commission a terminé l’examen de son point à l’ordre du jour relatif à l’élimination de la pauvreté, en entendant des déclarations des représentants de l’Afghanistan et de l’Ordre militaire souverain de Malte.<br />
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Demain, à 10 heures, la Deuxième Commission tiendra une table ronde consacrée à la mondialisation et à la santé.<br />
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* A/63/72-E/2008/48 et A/63/180<br />
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ÉLIMINATION DE LA PAUVRETÉ ET AUTRES QUESTIONS LIÉES AU DÉVELOPPEMENT<br />
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a) Mise en œuvre de la deuxième Décennie des Nations Unies pour l’élimination de la pauvreté (2008-2017)<br />
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b) Coopération pour le développement industriel<br />
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Suite du débat général<br />
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M. BERTRAND DE LOOZ KARAGEORGIADES, Observateur de l’Ordre militaire souverain de Malte, a relevé l’importance du mandat et du rôle assignés à la Deuxième Commission à ce moment crucial où l’angoisse des peuples du monde se manifeste partout et dans tous les domaines.  C’est à la Deuxième Commission de montrer que les Nations Unies peuvent faire une différence, a-t-il souligné.  Il a fait observer que l’éthique doit faire partie de tous les aspects de la vie politique, économique et sociale.  L’interdépendance de notre monde, de nos peuples, de nos nations, doit, pour être juste, donner naissance à de nouvelles expressions de solidarité, a poursuivi M. De Looz Karageorgiades.  Il a déploré que la fascination pour les richesses ait relégué le combat à mener contre la pauvreté au second plan.  Et, citant le Président de l’Assemblée générale, il a fait remarquer que ce sont toujours les pauvres qui payent le prix de la cupidité et de l’irresponsabilité des puissants.  M. De Looz Karageorgiades a ensuite rappelé que la lutte contre pauvreté, phénomène qui est une conséquence de la négation du développement, est la raison d’être de l’Ordre militaire souverain de Malte, la Constitution de ce dernier stipulant que sa mission consiste à servir les pauvres et les malades et à assister les plus démunis et les réfugiés, quelles que soient leur race, origine ou religion.  Il a précisé que l’Ordre de Malte a des relations diplomatiques avec plus de 100 pays et compte 46 associations nationales qui travaillent dans les quartiers les plus défavorisés des grandes villes du monde.  Ses programmes d’assistance médicale hospitalière et humanitaire sont mis en œuvre dans 120 pays du monde, a-t-il ajouté.  Il a conclu son intervention en rappelant qu’à l’aube du lancement de la deuxième Décennie pour l’élimination de la pauvreté, l’éradication de ce fléau est perçue dans le monde entier comme un impératif éthique.<br />
<br />
M. WALI NAEEMI (Afghanistan) s’est dit convaincu qu’avec la volonté politique nécessaire et le lancement d’actions rigoureuses par la communauté internationale, la pauvreté pouvait être éradiquée aux niveaux mondial, régional et national.  Il a estimé que la deuxième Décennie pour l’élimination de la pauvreté devait promouvoir un développement équitable au sein du cadre de la mondialisation et devait accorder une attention particulière aux pays les moins avancés et aux pays en développement sans littoral.  M. Naeemi a estimé que le développement de l’agriculture était essentiel pour répondre à la crise alimentaire et pour réduire la pauvreté au niveau mondial.  Le représentant a demandé que des mesures soient prises à tous les niveaux dans ce domaine.  Il a rappelé que les pays en situations particulières, comme l’Afghanistan, faisaient face à de nombreux défis, dont l’insécurité, la hausse des prix des produits alimentaires et des produits de base, et la montée incontrôlée des prix de l’énergie.  Il a déclaré qu’il était nécessaire d’assister les pays qui sont à la limite de la pauvreté extrême et a espéré que la deuxième Décennie serait l’occasion de traiter des conditions critiques auxquelles ils font face.  Enfin, il a souligné que l’élimination de la pauvreté était une responsabilité collective, et que la pauvreté posait une menace à la paix, à la sécurité et à la prospérité.  Les ennemis de la paix, de la sécurité, du développement durable et des droits de l’homme utilisent la pauvreté comme un outil pour atteindre leurs sinistres objectifs, a-t-il conclu. <br />
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Échange interactif à la suite de la présentation des rapports concernant le point de l’ordre du jour relatif aux technologies de l’information et des communications au service du développement<br />
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Après la présentation des rapports, la représentante d’Antigua-et-Barbuda a noté la complexité du suivi du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) dont les deux phases se sont tenues à Genève et à Tunis. <br />
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En réponse à cette remarque, M. Khalil Rahman, de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a indiqué que beaucoup de parties prenantes avaient pris part au SMSI, et que le processus était particulièrement complexe.  Il a jugé qu’il était difficile d’identifier les responsabilités et de mesurer les progrès accomplis en matière de technologies de l’information et des communications (TIC) alors que les données ne sont pas aisément disponibles partout en ce qui concerne ce nouveau secteur.  Nous aurons besoin d’un peu de temps pour parvenir à la pleine mise en œuvre des recommandations issues du SMSI, mais nous y parviendront, a-t-il assuré.<br />
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Débat général<br />
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Mme JANIL GREENAWAY (Antigua-et-Barbuda), prenant la parole au nom du Groupe des 77 et de la Chine, a fait observer qu’il est communément admis que les sciences et les technologies offrent un potentiel énorme pour la promotion du développement socioéconomique et la réduction de la pauvreté.  Toutefois, ce potentiel reste largement sous-exploité, a-t-elle déploré.  Elle a fait observer que le fossé numérique existant entre les riches et les pauvres reste important, bien que des progrès significatifs aient été effectués en matière de dissémination de nouvelles technologies.  Elle a regretté le manque de progrès dans la réalisation du huitième Objectif du Millénaire pour le développement, à savoir le partenariat pour le développement, en particulier s’agissant de l’accès aux technologies de l’information et des communications (TIC).  À l’ère de la mondialisation et de l’interdépendance, les TIC sont vitales pour la participation des pays en développement à l’économie mondiale, a-t-elle fait valoir.  Elle a également souligné qu’établir une société de l’information orientée vers le développement est dans l’intérêt de tous. <br />
<br />
Enfin, rappelant que les TIC ont joué un rôle prépondérant dans les progrès socioéconomiques réalisés aussi bien par les pays en développement que par les pays développés, la représentante d’Antigua-et-Barbuda a souhaité que davantage d’importance soit accordée au transfert des technologies.  Elle a relevé le rôle que peut jouer le système des Nations Unies à cet égard.  Mme Greenaway a, par ailleurs, souhaité que le système des Nations Unies et la communauté internationale s’attachent à assurer l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations issues des deux sommets, ainsi que des engagements qui ont été souscrits en matière de TIC.  Elle a notamment plaidé pour un meilleur soutien au Fonds mondial de solidarité numérique.  En outre, l’accent devrait être mis sur la réduction des coûts des TIC et sur le renforcement des capacités nécessaires à l’application de ces technologies, a-t-elle ajouté.  Pour conclure, rappelant que les pays développés continuent d’insister pour que les TIC soient essentiellement contrôlées par le secteur privé, elle a dit que le Groupe des 77 et de la Chine doutait qu’une telle disposition contribue à la promotion du développement dans les pays en développement qui ont besoin des TIC.<br />
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M. PHILIPPE DELACROIX (France) a assuré que l’Union européenne, au nom de laquelle il s’exprimait, attache une grande importance à la mise en œuvre des documents et des recommandations du Sommet mondial sur la société de l'information, notamment en ce qui concerne le domaine du développement.  Il a souligné que l’Union européenne œuvre au renforcement de la coopération en matière de gouvernance de l’Internet et, à cet égard, se félicite de la prochaine édition du Forum pour la gouvernance de l’Internet qui aura lieu à Hyderabad, en Inde, en décembre 2008.  Attirant l’attention sur la valeur ajoutée des échanges qui se font au sein de cette plate-forme de dialogue, le représentant français a encouragé toutes les catégories d’acteurs, privés comme gouvernementaux, et originaires des pays en développement à y participer.  Il a également évoqué la tenue d’une Conférence ministérielle sur l’Internet du futur, qui a réuni les Ministres européens en charge de l’Internet, à Nice, le 6 octobre dernier.  L’ambition européenne pour la société de l’information y a été réaffirmée, ainsi que le rôle économique majeur d’Internet, qui est devenu une infrastructure stratégique, a précisé M. Delacroix.  Il a également fait remarquer qu’avec le rôle de puissant catalyseur d’innovation des nouvelles technologies qu’il jouera, l’Internet du futur permettra d’aborder les grands enjeux mondiaux de société, tels que les risques environnementaux, le vieillissement de la population et la raréfaction des matières premières.<br />
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M. Delacroix a, d’autre part, indiqué qu’il était conscient du facteur d’inégalité que constitue la fracture numérique.  Il a assuré que l’Union européenne attache une grande importance à la lutte contre ce fossé numérique, précisant qu’il s’agit désormais d’un « enjeu incontournable » dans les politiques de développement.  Il s’est, à cet égard, réjoui que le Fonds mondial de solidarité numérique, créé en 2005, ait permis une plus grande implication des pays africains au Sommet mondial sur la société de l'information de Tunis, qui a eu lieu la même année.  Rappelant que ce Fonds promeut un financement innovant du développement, selon le principe du 1% de solidarité numérique, il a fait part de la tenue, le 24 novembre prochain, d’une Conférence internationale sur la solidarité numérique, à Lyon, en France, portant sur le thème des nouvelles formes de solidarité pour la promotion du développement.<br />
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M. ZACHARY D. MUBURI-MUITA (Kenya), qui intervenait au nom du Groupe des États d’Afrique, a rappelé que le Groupe directeur pour la réalisation des OMD en Afrique avait identifié des mesures pratiques et des actions clefs à lancer concernant les TIC, qui peuvent contribuer à l’atteinte des Objectifs.  Il a affirmé que le fossé numérique était aussi un fossé social, et que les OMD ne pouvaient être réalisés sans combler cet écart.  Tout en reconnaissant que les TIC ne pouvaient remplacer une véritable stratégie de développement, il a toutefois indiqué que ces technologies pouvaient offrir de nombreuses possibilités et opportunités aux secteurs les plus désavantagés de la société.  L’intégration des TIC au sein du cadre de coopération et de partenariat international peut accélérer le développement socioéconomique de manière importante, a-t-il dit.  Il a estimé que pour les pays en développement, le fossé numérique était avant tout une question d’investissement au niveau social et dans le domaine des infrastructures.  Le représentant a déclaré que la communauté internationale devait aux niveaux national, régional et international, mettre en œuvre les plans issus du SMSI pour établir une société de l’information qui soit réellement ouverte, équilibrée, et axée sur les personnes et la recherche du développement. <br />
<br />
Par ailleurs, il a indiqué que les défis posés par le fossé numérique forçaient les pays africains à choisir entre les différents objectifs de leur processus de développement, en raison de leurs ressources limités.  Il a en effet constaté que pour répondre à la question du fossé numérique, il fallait mobiliser des ressources appropriées et des investissements durables en faveur des infrastructures et des services liés aux TIC.  Ces ressources doivent aussi aller au renforcement des capacités et au transfert des technologies.  M. Muburi-Muita a mis en avant le rôle que peut jouer le Fonds de solidarité numérique pour mettre les TIC au service du développement, et il a appelé tous les partenaires de développement, le secteur privé et la société civile notamment, à y contribuer.  Il s’est aussi félicité de la décision prise par la France de tenir en novembre prochain la première Conférence internationale pour le financement de la solidarité numérique.  S’agissant de l’Initiative « Connecter l’Afrique », il a noté que cette rencontre avait permis de réunir des promesses de contribution de 55 milliards de dollars.  Il a indiqué que ce sommet avait mis en exergue l’importance pour l’Afrique de se doter d’un environnement favorable aux investissements, pour les TIC et pour les ressources humaines qui y sont associées. <br />
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Mme DEWI SAVITRI WAHAB (Indonésie), qui prenait la parole au nom de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE), a souligné que les technologies de l’information et des communications (TIC) sont essentielles pour tous les aspects du développement et doivent largement contribuer à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.  Tout en se réjouissant des progrès réalisés pour combler le fossé numérique, elle a signalé que cette fracture entre riches et pauvres demeure, aujourd’hui encore, importante.  Elle a souhaité que des solutions tangibles soient élaborées pour y remédier et que les disparités entre pays en développement et pays développés, tant au niveau des capacités qu’au niveau de la qualité, disparaissent.  La représentante indonésienne a également attiré l’attention de la Commission sur le rôle joué par les TIC dans l’amélioration des conditions de vie des pauvres.  Des actions devraient être mises en œuvre pour mettre les TIC entre les mains des personnes vivant dans la pauvreté, a souligné Mme Wahab, pour que ces personnes puissent saisir les opportunités qui leur permettraient de sortir de leur condition. <br />
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La déléguée indonésienne a également fait observer que les TIC peuvent jouer un rôle crucial dans la lutte contre les effets des catastrophes naturelles, ainsi que pour affronter les épidémies, la crise alimentaire et les changements climatiques.  Dans cette perspective, elle s’est réjouie de l’utilisation des TIC en matière de protection de l’environnement et de relèvement après catastrophe.  Elle a rappelé que l’ANASE a créé à Singapour un Centre météorologique spécialisé qui fournit aux pays membres des images satellite des prévisions météorologiques.  Dans un contexte de lutte contre les changements climatiques, il est impératif d’identifier les bonnes pratiques pour une utilisation efficace des TIC, a-t-elle préconisé, plaidant, par là, pour une meilleure diffusion de l’information.  Mme Wahab a conclu son intervention en assurant que l’ANASE est déterminée à mettre en œuvre le Programme d’action de Vientiane qui vise, notamment, un accès universel aux infrastructures et aux services que permettent de rendre les TIC.  Elle a ajouté que le 29 août dernier, la huitième réunion des ministres des télécommunications de l’ANASE a abouti à l’adoption d’une Déclaration forgeant un partenariat pour réduire la fracture numérique.<br />
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M. HABIB MANSOUR (Tunisie) a indiqué que la Tunisie avait fait des TIC l’un des principaux piliers de sa stratégie de développement.  Il a passé en revue les diverses réformes mises en place par la Tunisie dans le secteur des communications, indiquant notamment qu’un Conseil supérieur de l’économie numérique avait été créé; et que le code des télécommunications avait été amendé afin de consolider le secteur des technologies de l’information et de la communication.  Le représentant a ensuite indiqué que 23% de la population tunisienne utilisaient l’Internet et que tous les établissements scolaires et les universités y étaient connectés.  Il a ajouté qu’un programme national met à disposition de la population des ordinateurs personnels à moindre coût.  Par ailleurs, 85% des Tunisiens se servent d’un téléphone mobile, tandis qu’un projet de téléphonie mobile rurale compte 41 000 abonnés, a précisé le représentant.<br />
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M. Mansour a ensuite évoqué le fait que le développement des TIC était en train d’en faire beaucoup plus une « source de marginalisation » qu’un vecteur d’intégration.  Dans cette optique, le fossé numérique est le produit d’un contexte économique mondial déséquilibré.  Le défi à relever n’est pas seulement technologique mais notamment socioéconomique, car les TIC ne pourraient se substituer à une véritable politique de développement, a-t-il signalé.  Le représentant a ensuite estimé qu’il incombe à la communauté internationale de mettre en œuvre les résultats du Sommet mondial sur la société de l’information qui s’est tenu à Genève et à Tunis, afin de réduire la fracture numérique.<br />
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M. CHEN MING (Chine) a constaté que de plus en plus de gens avaient compris que le développement pouvait être accéléré par le biais de la science et des technologies de l’information des communications.  Il a souligné que le développement rapide de ces technologies avait fait progresser la diffusion du savoir, élargi les flux de communication, et renforcé les liens entre les personnes.  Il a fait valoir que les Jeux olympiques de Beijing, cet été, avaient été les premiers « Jeux olympiques de haut débit ».  Il a précisé que plus de 23 000 employés de « China Netcom » avaient permis de fournir les services de ces Jeux, dont 20 000 lignes téléphoniques, près de 20 satellites, ou encore, le fonctionnement de sites Internet clefs.  En outre, il a indiqué que « China Mobile » avait lancé un système d’information sans fil, créant un journal olympique pour les téléphones mobiles qui a attiré plus de 12 millions de lecteurs par jour.  De plus, cette compagnie a initié des programmes de télévision pour téléphone mobile, en coopération avec la chaîne nationale de télévision chinoise, ce qui a permis à de nombreuses personnes de voir des vidéos de moments olympiques sur leur téléphone, pour la première fois dans l’histoire des Jeux, a-t-il dit.  Reconnaissant le potentiel des TIC en faveur de la croissance et du progrès social, le représentant a toutefois estimé que leur développement était inégal.  Il a ajouté que si la pénétration de l’Internet atteignait 85% de la population dans certains pays, elle n’était que de 5% pour d’autres.  Il a appelé les parties concernées à utiliser le cadre existant de promotion du développement par la science et les TIC et à redoubler d’efforts pour assister les pays en développement dans leurs efforts d’éducation, de formation et de renforcement des capacités.  Il s’est dit convaincu que les TIC joueraient un rôle important dans l’aide à apporter à ceux qui en ont le plus besoin, ainsi que dans la promotion de la coopération Sud-Sud et Nord-Sud, et dans le soutien à la réalisation des OMD dans les délais prescrits.  <br />
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M. TARIQ ANWAR (Inde) s’est réjoui des estimations qui prévoient que d’ici à la fin de cette année, la moitié de la population mondiale aura accès à un téléphone mobile.  Il a relevé le potentiel que les technologies de l’information et des communications (TIC) offrent aux pays en développement, précisant que ces derniers n’ont pas besoin de passer par toutes les étapes que les pays développés ont eu à accomplir et peuvent directement avoir accès aux technologies les plus avancées.  En dépit de ces avancées en matière de téléphonie mobile, le représentant indien a regretté que la qualité et le coût de l’accès à Internet contribuent à accroître le fossé numérique.  Les TIC sont essentielles pour le développement, a-t-il souligné, citant notamment certains des bénéfices qu’elles procurent en matière de réduction des coûts, d’accès aux zones les plus reculées, et de renforcement de la participation démocratique à la marche de la société.  M. Anwar a, dès lors, regretté que les infrastructures et les ressources humaines nécessaires fassent souvent défaut.  Il a également relevé l’importance que les TIC soient abordables et faciles d’utilisation.  Pour toutes ces raisons, il a demandé davantage de soutien technique et financier de la part de la communauté internationale, pour permettre que les TIC soient accessibles aux millions de personnes vivant dans les pays en développement.<br />
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S’intéressant plus précisément à son pays, le délégué a expliqué que le secteur technologique est l’un des plus dynamiques en Inde.  Il a souligné que grâce aux exportations, ce secteur a contribué de manière significative à l’économie indienne en général.  Il offre aujourd’hui un emploi direct à près de 2 millions de personnes et, de manière indirecte, à 8 millions de personnes supplémentaires, a-t-il précisé.  Il contribue en outre à 5,5% de l’économie nationale, a ajouté M. Anwar.  En guise de conclusion, il a certifié que son pays s’engageait à partager avec d’autres pays en développement ses connaissances et son expérience dans le domaine.<br />
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M. EL HADJI MAGATTE SEYE (Sénégal) a estimé que si l’usage des TIC était porteur de grandes promesses, une large composante de l’humanité courait cependant le risque d’en être marginalisée.  Il a rappelé qu’il ne fallait pas considérer les TIC comme une fin en soi mais comme un « moyen efficace de promotion du développement durable ».  Il a constaté qu’en dépit de certains progrès, l’Afrique restait le continent qui profitait le moins des opportunités de la révolution numérique.  Il a affirmé que cette situation s’expliquait notamment par la persistance d’obstacles liés aux coûts élevés des communications, par l’absence d’infrastructures adaptées et des déficits dans la formation.  Le retard de l’Afrique vient aussi de déficiences dans la fourniture de l’assistance technique, dans les investissements et dans le financement de l’accès aux TIC dans les pays en développement, a estimé le représentant.  Il a souligné que le Fonds de solidarité numérique, créé en 2005 sur proposition de l’Afrique, visait à répondre au défi de la fracture numérique par un partenariat qui favorise le renforcement des capacités numériques du Sud et ouvre des opportunités de marchés pour les entreprises et les pays partenaires.  Il a noté que le Fonds était déjà opérationnel dans les domaines de la télémédecine et du télé-enseignement et fonctionnait exclusivement avec des contributions volontaires publiques ou privées.  M. Seye a aussi mis en avant le mécanisme de mobilisation des ressources proposé par le Fonds, soit le principe du « 1% de solidarité numérique ».  Il s’agit, a-t-il expliqué, pour chaque fournisseur de biens et services y ayant souscrit de verser au Fonds 1% du montant de chaque transaction, prélevé sur sa marge bénéficiaire, pour financer l’acquisition de biens et services numériques destinés à combler le fossé entre le Nord et le Sud.  Faisant part des initiatives de son pays en matière numérique, il a indiqué que le Gouvernement du Sénégal avait mis en place un réseau national de solidarité visant à doter l’ensemble des écoles d’ordinateurs.  De même, il a fait remarquer que le Sénégal avait voté une loi sur le « 1% de contribution de solidarité numérique » qui s’applique à tous les contrats d’acquisition publique de biens et services numériques.<br />
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Mme ZAKIA EL MIDAOUI (Maroc) a insisté sur l’importance que les TIC ont en matière de promotion du développement et a dit combien il est nécessaire  de maintenir les efforts entrepris en ce qui concerne leur diffusion et leur utilisation.  Notant les inégalités qui persistent, elle s’est félicitée de la création du Fonds de solidarité numérique, dont le Maroc est un membre fondateur.  Elle a précisé que son pays s’était engagé, par le biais de ce Fonds, à contribuer aux efforts visant à combler le fossé numérique, notamment en Afrique.  Elle a aussi mis en avant l’Initiative « Connecter l’Afrique », lancée en octobre 2007 à Kigali, au Rwanda, afin de mobiliser les ressources humaines, financières et techniques africaines pour mettre les TIC à la portée de toutes les communautés rurales d’ici à 2015.  S’agissant de son propre pays, elle a fait valoir qu’il connaissait la plus rapide croissance à travers le monde en ce qui concerne l’indice d’opportunité numérique, établi par la CNUCED et l’UIT.  Mme El Midaoui a aussi indiqué qu’en 2005, le Maroc avait lancé une cyberstratégie nationale, « e-Maroc 2010 », dont les objectifs principaux sont la réduction de la fracture numérique et le positionnement international du Maroc dans ce domaine. <br />
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La représentante a noté qu’il subsistait des problèmes d’accès et de déficit de connaissances au Maroc, et que la stratégie « e-Maroc 2010 » visait aussi à développer un contenu marocain utile et pertinent, à mettre à disposition des infrastructures performantes au meilleur prix, à offrir un accès généralisé à toute la population à la société de l’information et à offrir une formation en TIC adaptée à tous.  Par ailleurs, Mme El Midaoui a ajouté que le commerce électronique, autre composante de « e-Maroc 2010 », en était à sa phase de démarrage et avait nécessité la mise en place d’un environnement juridique adéquat.  En outre, elle a constaté que de nombreux programmes en matière d’administration électronique étaient déjà opérationnels, notamment pour la douane, la sécurité, l’éducation et les marchés publics.  Enfin, elle a mis l’accent sur les adhésions du Maroc à des accords passés sur l’utilisation des TIC, arguant que cela avait permis à de nombreuses entreprises nationales de s’installer à l’étranger, donc d’augmenter les flux d’échanges régionaux et continentaux et de réduire la pauvreté. <br />
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M. MOHAMED AL MURBATI (Bahreïn) a relevé les impacts significatifs de la progression de la connaissance, de la technologie, et de la science sur la vie économique et sur la société.  Il a souligné que la révolution technologique joue un rôle prépondérant pour le développement et dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.  Il a expliqué que le Gouvernement de Bahreïn a donné la priorité à la gouvernance par Internet.  Dès lors, à Bahreïn, il est notamment possible de payer ses factures d’eau ou d’électricité par Internet, et aussi de faire par exemple une demande de visa par Internet, a-t-il précisé.  Il a également annoncé que le Gouvernement bahreïnite a l’intention de lancer toute une série de services pour répondre aux besoins vitaux des citoyens.  Il a indiqué qu’en 2004, le Ministère de l’éducation nationale a signé un accord avec Microsoft pour former les enseignants à l’utilisation des TIC et pour favoriser les emplois dans le secteur des TIC.  Le Bahreïn a par ailleurs créé, en 2005, une « carte intelligente » qui sert de carte d’identité, de permis de conduire, de carte de résidence et de document de voyage accepté dans les pays du Golfe.  Cette pièce électronique sert également de carte de vote.  Bahreïn est en outre le premier pays arabe à avoir organisé un référendum par Internet, a indiqué le représentant.  Il s’est ainsi félicité de la place « d’avant-garde » qu’occupe son pays dans le domaine de la gouvernance par Internet.  Il a également fait part du projet lancé par Bahreïn, de créer, sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), un centre régional de la technologie destiné à assurer une utilisation optimale des TIC dans la région du Golfe.<br />
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M. VIKTAR SHAUTSOU (Bélarus) a estimé que les efforts déployés à ce jour pour la promotion des TIC en faveur du développement n’étaient pas suffisants et qu’il fallait renforcer les synergies entre les mécanismes existants, ainsi que la complémentarité des initiatives internationales prises en matière de TIC.  Il a mis en exergue la nécessité de mettre au point, au plus vite, des mesures efficaces pour le développement et l’utilisation des TIC au niveau international.  Dans cette perspective, il a appuyé les recommandations pratiques formulées dans le rapport du Secrétaire général sur ce sujet.  Il a notamment soutenu la proposition de l’établissement d’un inventaire par la Commission de la science et de la technique au service du développement, en ce qui concerne les programmes prévus par le SMSI.  S’agissant de la situation au Bélarus, le représentant a fait valoir que le Gouvernement s’employait activement à renforcer le potentiel technologique du pays et essayait de réduire le fossé numérique existant entre les populations rurales et urbaines.  Il a notamment cité l’accomplissement de progrès dans les domaines de la télémédecine, du commerce électronique et de l’éducation à distance.  En outre, il a fait part de la création au Bélarus d’un système unique d’information en matière d’administration en ligne, intitulé « Bélarus en ligne ».  Un autre projet est de créer des archives et un système de catalogue électronique de la Bibliothèque nationale du Bélarus, a-t-il souligné. <br />
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M. GUILHERME DE AGUIAR PATRIOTA (Brésil) a fait remarquer que l’importance des technologies de l’information et des communications est largement reconnue et qu’il s’agit maintenant de se concentrer sur les moyens d’honorer les engagements souscrits à l’issue du SMSI et de mettre les TIC au service du développement.  Il a, à cet égard, rappelé qu’une demande a été formulée à l’attention du Secrétaire général pour qu’il favorise la coopération concernant la gouvernance de l’Internet, et pour qu’il promeuve la tenue de consultations entre toutes les parties prenantes pour leur permettre de trouver un terrain d’entente.  Le représentant brésilien a déploré que la coopération n’ait pas progressé autant qu’espéré, et il a plaidé pour le lancement d’une meilleure initiative de la part de tous les États Membres.  Il a également regretté qu’aucun financement n’ait été engagé pour l’organisation de telles réunions, celles-ci étant financées par des contributions volontaires uniquement, ce qui représente un financement « précaire », a-t-il estimé.  Rappelant que le Forum 2007 sur les TIC et le développement avait été organisé à Rio, il a souligné que le Brésil est conscient des coûts que de tels forums impliquent.  Mais ces forums constituent des mécanismes de suivi essentiels, a-t-il souligné.  Le représentant brésilien a par ailleurs souhaité une plus grande participation des pays développés à ces rencontres.  En effet, il a expliqué que les normes arrêtées dans le cadre du Forum de Rio n’ont jamais pu être réalisées par manque d’adhésion.  Il faut que le Forum soit financé correctement et que le processus avance sous l’impulsion du Secrétaire général, a-t-il conclu.<br />
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Mme ANDA FILIP, Observatrice permanente de l’Union interparlementaire (UIP), a fait part des activités du Centre ONU-UIP pour les TIC au Parlement,  qui a été établi en décembre 2006, et qui se propose d’aider les parlements à tirer partie des programmes de promotion des TIC en faveur du développement et de la démocratie.  Elle a souligné que cette année, le Centre avait appelé tous les parlements à fournir, d’ici à 2020, des informations complètes sur le processus législatif dans chaque pays et à  les publier sur Internet.  Elle a aussi indiqué que le Centre avait tenu, en mai, un forum avec les commissions parlementaires s’occupant des TIC, afin de procéder à des échanges d’expériences.  Parmi les sujets soulevés lors de cette discussion, elle a cité la nécessité d’une réponse appropriée à la criminalité cybernétique, et le respect des droits fondamentaux des utilisateurs de TIC.  Elle a expliqué que le Centre cherchait à renforcer la capacité des parlements en identifiant et partageant les meilleures pratiques.  De plus, elle a noté que le Centre œuvrait en faveur de l’usage des technologies modernes par les parlements, afin qu’ils soient plus transparents, plus accessibles et plus responsables, permettant ainsi à la population de s’engager davantage dans la vie publique.  Mme Filip a constaté que seuls 10% des 105 assemblées qui ont fait l’objet d’une enquête en 2008 utilisaient largement les TIC.  Elle a expliqué que de nombreux parlements étaient limités par leur manque de ressources.  Mme Filip a insisté sur la nécessité d’augmenter le niveau de la coopération et de la coordination entre parlements, en mentionnant que cela devait se faire en partenariat avec toutes les parties prenantes, afin de permettre un meilleur usage des TIC dans les enceintes concernées.   <br />
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M. WILFRIED LUETKENHORST, représentant de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), a déclaré que l’ONUDI s’engage à promouvoir les technologies de l’information et des communications au service du développement et à combler la fracture numérique.  Une productivité motivée par l’innovation constitue le moteur de la croissance des industries, a-t-il souligné.  Il a fait remarquer que dans un monde où l’innovation et la compétition internationales se motivent mutuellement, les pays doivent déployer des efforts particuliers pour être à la pointe du progrès.  Il a attiré l’attention de la Commission sur le rôle joué par les TIC en faveur de la croissance économique, mais également en faveur de la transformation sociale.  Forte de cette certitude, l’ONUDI offre une assistance technique en matière de TIC, a précisé le représentant.  Il a expliqué que l’une des stratégies clefs développées par l’ONUDI est la mobilisation de l’expertise du secteur privé au service du développement économique et social.  Ainsi, l’ONUDI a signé des accords de partenariat avec deux compagnies majeures, a-t-il souligné, précisant que ces partenariats visent à promouvoir le développement des petites et moyennes entreprises par le biais des TIC et à offrir des formations aux TIC.<br />
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Note du Secrétaire général sur les programmes de communication pour le développement dans le système des Nations Unies (A/63/180)<br />
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Dans cette note, le Secrétaire général transmet le rapport du Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), présenté conformément à la résolution 50/130 de l’Assemblée générale.  Par ce texte, l’Assemblée générale a souligné le rôle important que jouent les programmes de communication pour le développement dans le système des Nations Unies en accroissant la transparence de la coordination à l’échelle du système, ainsi que la nécessité de faciliter davantage la coopération interorganisations et de maximiser les effets produits par les programmes de développement.<br />
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Après avoir analysé la participation des organismes des Nations Unies à la mise en œuvre des programmes de communication pour le développement, le Directeur général de l’UNESCO indique dans ce rapport qu’il est important de veiller à ce que des ressources soient allouées aux efforts visant à faire de la communication pour le développement un volet prioritaire de toutes les activités et programmes des organismes, fonds et programmes du système de l’ONU.<br />
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Il rappelle par ailleurs que le groupe qui organise la Table ronde interinstitutions des Nations Unies sur la communication pour le développement s’efforce de nouer des liens formels avec le Groupe des Nations Unies pour le développement afin de résoudre certains problèmes communs, en particulier ceux qui ont trait à l’intégration de la communication pour le développement dans le Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement en tant qu’activité prioritaire.  Le Directeur général de l’UNESCO estime dans ce rapport que reconnaître à la Table ronde le statut de groupe de travail interinstitutions des Nations Unies lui permettra, lors de ses réunions biennales, de suivre non seulement l’application de ses propres recommandations, mais aussi les progrès accomplis dans l’intégration de la pratique de la communication pour le développement dans les mécanismes pertinents de planification et d’exécution des programmes menés au sein de l’ONU.]]></description> 
					<pubDate>Sat, 06 Jun 2009 15:21:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Revue de presse nationale du 1er au 8 juin 2009</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/690295</link> 
                    <description><![CDATA[Les Guinéens dans la tourmente après plus de 157 jours de prise du pouvoir par le CNDD, le cas Kader Doumbouya, ex  commandant du bataillon autonome des troupes aéroportées, la grève des chauffeurs et ses conséquences sur l'Etat, le non respect des droits de l'homme en Guinée vu par Dr Thierno Madjou Sow, le président de l'organisation guinéenne des droits de l'homme et l'école guinéenne abandonnée à elle-même sont les faits à la Une des mediums de cette semaine au pays du Président Dadis.<br />
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<<El Dadis, la rupture et le changement: un silence assourdissant>>, titre l'hebdomadaire satirique indépendant Le Lynx.<br />
D'après ce journal, le Président Dadis débordant d'énergie est un homme marqué par les carences des deux régimes défunts. Raison pour laquelle, ce jeune capitaine une fois au pouvoir, a commencé par une <<une boulimie d'activités>> dont le Satirique a fait état: accès des Guinéens aux services sociaux de bases, lutte contre la corruption et le banditisme, lutte contre les trafiquants de drogue...<br />
Mais, après 5 mois du CNDD au pouvoir, Le Lynx se demande où en sont les promesses du Capitaine Dadis et son équipe?<br />
Là est la question dans la mésure où on sait que certains fonctionnaires qui ont reconnu avoir dilapidé les fonds de l'Etat n'ont encore connu aucune peine. Aussi, les autorités prétendent lutter vaillamment contre le banditisme, alors que les coupeurs de route et les bandits armés continuent de semer la terreur dans le pays.<br />
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Pour ce qui est de la lutte contre la corruption, les résultats sont encore plus mitigés, estime le medium qui ajoute qu'en dehors des déclarations maintes fois déclamées à la moindre occasion radiotélévisée et les audits dont on a pas encore publié les résultats, on ne voit pas grand'chose.<br />
La préparation de la transition n'existe que dans les discours officiels, selon le même journal.<br />
Le canard de se demander: Avons-nous atteint les limites de la Dadis-transparence?<br />
Le Lynx trouve que les citoyens devraient être les partisans actifs et les gardiens du processus de la transition.<br />
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L'hebdomadaire La Lance pour revenir à la rencontre du Capitaine Moussa Tiégboro Camara et les 5 maires des Communes de Conakry, ainsi que les chefs de quartier, de secteur, des jeunes de la capitale et les balayeuses de la ville de Conakry, a édité les propos très catégoriques du Secrétaire d'Etat à la Présidence chargé des services spéciaux, de la lutte anti-drogue à l'encontre des voleurs.<br />
L'épineux problème qu'est l'insécurité a poussé M. Tiégboro à dire ceci: " Vous prenez un bandit, la main à la pâte, en flagrant délit des faits, mettez de l'essence sur lui, brûlez-le vivant! Brûlez-le vif, je vous dis. (...) Les droits de l'homme n'ont qu'à parler, je m'en fous! L'essentiel, c'est la sécurité des Guinéens. Je vous autorise à brûler les voleurs, mais, ne faites pas de règlement de compte. Il faut agir sur les deux cas avérés. Je prend la responsabilité de ces actes et je suis prêt à répondre devant n'importe quelle cour. (...) Si une famille héberge un bandit, tous les membres de la famille seront punis. Leur maison sera décoiffée et ils seront interdits de séjour à Conakry. Je dis bien interdits de séjour à Conakry".<br />
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La Lance estime que le Capitaine Tiégboro Camara ne croit pas aux cours et aux tribunaux. Raison pour laquelle, il fait recours à l'article "4500" (Ndlr: 4500 c'est le prix d'un litre d'essence).<br />
Cette mesure à en croire cet hebdomadaire a été applaudie par l'assistance. Mais, certains ont vite fait de se poser les questions de savoir comment des citoyens aux mains nues, peuvent se défendre face à des individus armés, opérant dans l'obscurité? Et si ce sont des éléments incontrôlés de l'Armée qui se rendent responsables de ces attaques?<br />
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Kader Doumbouya porté disparu: Arrestation ou enlèvement? Se demande l'hebdomadaire Le Démocrate.<br />
Aux dires de ce medium, celui qu'on avait qualifié comme étant l'un des "cerveaux" de la mutinerie des 2 et 3 février 1996, a été enlevé la semaine dernière chez lui à Bonfi, dans la Commune de Ratoma (Conakry).<br />
Le Démocrate affirme que cette arrestation fut musclée, car c'est un groupe de berets rouges et de gendarmes qui ont exécuté l'opération; Cela sous les regards impuissants des membres de la famille.<br />
Le motif de cet enlèvement nocturne n'a pas encore été élucidé.<br />
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Par ailleurs, l'hebdomadaire Eco-vision à sa Une, titre: <<Grève des chauffeurs, Dadis fait perdre des milliards à l'Etat>>.<br />
Si pour le Président de la République, la réduction des prix de la taxe unique sur les véhicules est une façon d'augmenter sa côte de popularité en forte baisse, pour les fiscalistes et économistes (comme Eco-vision) cela est un coup de massue pour le trésor  public.<br />
<< En cette période de vache maigre, l'idéal de tout économiste est d'engager tant soit peu des recettes pour renflouer les caisses de l'Administration. Et s'il est vrai qu'en période de transition, tous les fils doivent consentir un sacrifice, les transporteurs devaient en faire preuve. En cette période de crise politico-financière, où plusieurs investisseurs ont lâché la Guinée, le salut de l'économie guinéenne devrait provenir de l'implication éffective des Guinéens. Une implication qui nécessiterait l'abandon de certains privilèges ou intérêts au profit de la nation>>, écrit le journal.<br />
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Dans cette décision préjudiciable (Ndlr: la réduction considérable des prix des vignettes) prise par le Commandant en Chef des Forces Armées de Guinée, la perte est plus considérable au niveau de l'Etat qu'au niveau des transporteurs, affirme en d'autres termes, Eco-vision qui conclut comme suit:<< Si la junte militaire veut bâtir un Etat fort, puissant et exsangue de toute démagogie et complaisance, il faut qu'elle résiste aux revendications qui portent préjudice à l'économie de l'Etat>>.<br />
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Dr Thierno Maadjou Sow de l'organisation guinéenne des droits de l'homme s'est de son côté, prêté au questionnaire du journal Le Démocrate. Au cours de cette interview, Dr Sow a prétendu que les droits de l'homme ne sont pas respectés en Guinée.<br />
"En Guinée, on est habitué à la violence depuis l'indépendance,c'est cette même violence qui est utilisé contre les personnes. Surtout actuellement on parle de la transition, donc une période d'exception et les gens en profitent. Normalement, l'arrestation doit suivre une certaine règle, une certaine norme qui respectent les droits de la personne. Tout individu quel qu'il soit, à partir du moment où il est un être humain, qu'il soit civil ou militaire, jeune ou vieux, femme ou homme, doit être entièrement protégé dans ses droits", affirmera-t-il.<br />
Toutefois, il précise qu'il faut des mésures draconiennes contre ceux qui violent la loi.<br />
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Le Lynx s'est aussi intéréssé à l'état piteux de l'école guinéenne. Selon lui, 50 ans après 1958, l'Ecole Guinénne est toujours coloniale (dans le contenu) et côté infrasrtuctures, elle est abandonnée.<br />
Elle est aussi aux yeux du Satirique, alliénante puisqu'elle apprend aux Guinéens à être étrangers à eux-mêmes.<br />
Pour donner un exemple sur cette alliénation, Le Lynx a indiqué que le pays est l'un des plus grands producteurs de bauxite du monde. Mais, le problème est qu'elle n'a aucune école spécialisée aux metiers de l'aluminium. Voila aussi 50 ans que la Guinée n'a pas accordé de l'importance à l'enseignement des métiers et à la construction des centres d'apprentissage, des collèges et des lycées techniques et d'instituts supérieurs d'enseignement technique. <<Nos responsables continuent de tromper les jeunes dans les séminaires et les discours bidons à Conacris (Conakry), empàlifiés par la RTG>>, ironise le Satirique.<br />
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La Radio Nationale a pour sa part, parlé de l'inauguration hier (vendredi 5 juin) des bureaux et pause de la première pierre de logements de la cité Sans fils de Conakry.<br />
Cette inauguration concernait les deux bâtiments R+1 récemment récupérés par le département des télécommunications. Les deux cérémonies ont été présidées par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Kabinet Komara, entouré de plusieurs autres ministres.<br />
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En outre, pour Espace FM, il y a plutôt lieu de s'intérésser au lancement ce vendredi 5 juin à Conakry par le fonds minier des opérations de recherche et de promotion géologique et minières. Objectif: localiser et qualifier les potentialités du sous-sol afin d'attirer le maximum d'investisseurs.<br />
A noter que les ressources financières destinées à ces opérations doivent prévénir des ressources affectées au fonds minier.<br />
A la semaine prochaine!]]></description> 
					<pubDate>Sat, 06 Jun 2009 14:01:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>L'Afrique sous la pression de la crise économique mondiale</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/690269</link> 
                    <description><![CDATA[Note aux rédactions : La récession économique mondiale frappe durement l’Afrique, faisant peser la menace d’une grave crise humanitaire. Les dirigeants africains demandent instamment aux bailleurs de fonds d’honorer leurs engagements, de résister à la tentation du protectionnisme et de négocier la mise en place d’un système financier international plus équitable.<br />
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La crise économique mondiale s’approfondissant, les dirigeants africains ont demandé à la communauté internationale de venir en aide au continent pour protéger les progrès obtenus ces dernières années dans son développement. A la veille de la réunion en avril du groupe des 20 (G-20), où l’Afrique du Sud est le seul pays représentant le continent, un comité 10 ministres des finances et gouverneurs de banques centrales africains a averti les membres du G-20 qu’ils devaient honorer leurs engagements d’augmenter leur aide, d’améliorer l'accès au commerce et de mettre en œuvre un système de gestion financière internationale plus équitable et plus flexible.<br />
Rencontrant à la mi-mars l’hôte du G-20, le Premier Ministre britannique Gordon Brown, le Premier Ministre éthiopien Meles Zenawi a averti que si l’on laissait la crise empirer, certains pays sombreraient dans un chaos total et le coût des violences qui en résulteraient “serait bien plus élevé que celui du soutien de l'Afrique”. Le comité des 10 a exhorté les pays développés à consacrer 0, 7 % de leur plan de relance aux pays en développement dont les moyens ne leur permettent pas de profiter de mesures similaires.<br />
“Le plus grand danger”<br />
La crise actuelle “présente pour le développement de l'Afrique le plus grand danger jamais encouru”, a déclaré le Président de la Tanzanie Jakaya Kikwete à la conférence sur le développement africain qui s’est tenue les 10 et 11 mars à Dar-es-Salaam. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit actuellement que l'économie mondiale subira une récession cette année, les prévisions de croissance pour l'Afrique subsaharienne dépassant à peine 3 % - la moitié du chiffre moyen de la décennie passée, avec un risque réel de réduire des millions d'individus à une pauvreté extrême .<br />
La réunion a aussi mis l'accent sur l'importance du commerce, avertissant que tout retour au protectionnisme ne ferait qu'approfondir les problèmes de l'Afrique. Il faut “des conditions commerciales égales et le retrait des subventions qui pénalisent l'Afrique”, a déclaré dans son discours Kofi Annan, Président de l’African Progress Panel, un groupe de pression.<br />
“Nous pensions être à l'abri de la crise du secteur financier, a déclaré en mars à Lagos le Ministre des finances du Nigéria Mansour Muhtar, mais aujourd'hui, aucun pays n'est à l'abri”.<br />
Les exportateurs de pétrole et de minerai ont été frappés de manière particulièrement forte. Les prix du cuivre ont baissé de 60 %. Le pétrole, à environ 45 dollars le baril, est à une fraction de son maximum de plus de 140 dollars d’il y a un an. Les prix du caoutchouc, du coton, de l'huile de palme et du bois ont également considérablement baissé.<br />
La réduction de la demande mondiale entraîne une montée du chômage, le secteur minier étant particulièrement touché. En République démocratique du Congo (RDC), on estime qu’entre 200 000 et 300 000 mineurs se sont retrouvés sans emploi ces six derniers mois, avec des conséquences indirectes pour plus d'un million de personnes.<br />
Les familles africaines reçoivent également moins d'argent de leurs parents travaillant à l'étranger. L'augmentation récente de ces revenus s'est considérablement réduite l'année dernière et l’on prévoit leur diminution en 2009.<br />
Les mauvaises prévisions économiques et l'attitude beaucoup plus prudente des investisseurs ont entraîné une fuite de capitaux dans de nombreux pays. Les investisseurs étrangers ont ainsi retiré environ 4 milliards de dollars du marché financier du Nigéria en 2008.<br />
Les prix des denrées alimentaires et du carburant baissent peut-être sur les marchés mondiaux, mais la valeur des monnaies locales s’est aussi dépréciée, parfois à un rythme beaucoup plus rapide. Le kwacha de la Zambie a chuté de 60 % ces six derniers mois, rendant les importations plus chères.<br />
Un régime de rigueur<br />
Selon le FMI, la plupart des pays africains devront maintenir un régime de rigueur strict pour préserver des résultats difficilement acquis par les réformes économiques et essayer de protéger les plus pauvres des impacts de la crise. Peu de pays africains ont les moyens nécessaires pour échapper à la crise, déclare le Président de la Banque africaine de développement (BAD) Donald Kaberuka. “Nous n'avons pas les réserves budgétaires des pays développés pour stimuler notre économie au moyen de dépenses massives”, a-t-il déclaré à une réunion au sommet de l'Union africaine en février.<br />
Il est donc important que l’aide publique au développement continue à arriver. Le comité des 10 pense que l’Afrique a besoin de 50 milliards de dollars supplémentaires cette année, simplement pour maintenir les niveaux de croissance d’avant la crise.<br />
Cinq pays africains ont déjà bénéficié d'un financement de la Facilité de protection contre les chocs exogènes du FMI. La Banque mondiale a également mis à disposition 2 milliards de dollars de fonds d'urgence. La Banque africaine de développement a établi un fonds d'urgence de 1,5 milliard de dollars pour les pays qui requièrent un financement à court terme, ainsi qu’un financement commercial de 1 milliard de dollars pour aider les banques et autres institutions financières africaines.<br />
Une voix plus forte<br />
Les dirigeants africains ne demandent pas seulement une augmentation de l’aide d’urgence. Ils demandent également à siéger aux réunions de planification du redressement économique. L'Afrique prétend à “une voix proportionnée pour redresser le système de financement mondial et les réponses à la crise actuelle”, a déclaré le Président Kikwete à la réunion de Dar-es-Salaam.<br />
Ceci doit inclure un renforcement supplémentaire de la voix de l'Afrique dans le FMI, lequel doit augmenter son soutien à l'Afrique en augmentant son financement et en assurant une plus grande flexibilité, indique la déclaration de Dar-es-Salaam. En mars, Le FMI a annoncé qu’il augmenterait les sommes à la disposition des pays touchés par la crise, et de manière plus rapide et plus souple.<br />
Le débat sur la réforme du système financier international continue. Une commission de spécialistes établie par l'Assemblée générale des Nations Unies pour préparer une conférence en juin sur l'impact du développement de la crise économique et financière mondiale et présidée par le prix Nobel Joseph Stiglitz, a réclamé l’établissement d’un Conseil économique mondial de l’ONU pour remplacer le G-20.]]></description> 
					<pubDate>Sat, 06 Jun 2009 13:38:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Guinée: 50 ans après, les citoyens dans l'expectative</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/690265</link> 
                    <description><![CDATA[Avec plus de dix millions d'habitants, la Guinée vit dans une misère noire. Près de 80 % de sa jeunnesse meurt de chomâge et combien n'a pas accès à l'école?<br />
<br />
Derrière ces chiffres, il y a des personnes dont le droit à l'alimentation, à l'éducation ou à un logement décent a été baffoué. Il leur manque souvent des moyens nécessaires pour se défendre et vivre convenablement. Les Guinéens vivent dans le dénuement total avec moins d'1 euro par jour.<br />
<br />
Les Guinéens ont désormais le sentiment de ne pas pouvoir sortir de cette condition de vie malheureuse, de ne pas avoir leur destin en main, d'avoir perdu leur dignité et d'être ignorés et stigmatisés par les forces armées, eux-mêmes fils du pays.<br />
<br />
Face à cette situation déplorable, il serait nécessaire de procéder à une analyse beaucoup plus profonde de la gestion afin de sortir le pays de l'ornière.<br />
<br />
En plus de la souffrance que vit le Guinéen, la menace par le chef de la junte Capitaine Moussa Ddadis Camara d'ôter sa tenue pour aller aux élections est un autre goulot d'étranglement. Malgré les assurances de ne pas de se présenter qu'il donne à la communauté internationale depuis cette sortie de Boulbinet qualifiée de désastreuse et qui risque d'ailleurs d'asphyxier davantage l'un des pays les plus pauvres de la planète mais auusi l'un des plus riches en resources du sous-sol. Ce paradoxe n'est rien d'autre que le résultat d'une médiocrité poussée cultivée depuis maintenant 50 ans par un groupe d'hommes sans scrupules rôdant autour de la Présidence guinéenne.<br />
<br />
Pour cela, les Guinéens dans l'ensemble doivent unir leurs forces pour contraindre leurs dirigenats à changer de forme de gestion.<br />
<br />
La population guinéenne est également privée de liberté. En effet, de quelle liberté dispose un père de famille sans ressources et qui doit faire face à la facture d'électricité, de nourriture, assurer les frais de santé ou se payer le loyer? Peut-on parler de liberté quand l'accès aux droits fondamentaux n'est pas assuré?<br />
<br />
Ensuite, il est inadmissible de voir les 1/5 de la population guinéenne - surtout la jeunnesse- contribuer aux manifestations en faveur du CNDD dans le seul but de tromper le peuple et la communauté internationale. Les raisons de cette mobilisation au stade du 28 septembre sont dues essentiellment au fort taux d'analphabétisme.<br />
<br />
La jeunesse guinéenne doit enfin marquer une pause et regarder dans le retroviseur à l'image de ses voisines des pays limitrophes qui émergent aujourd'hui et de loin devant la Guinée du ''Non'' au général De Gaulle.<br />
<br />
Pour réussir le cap de la transition en vue de faire de la Guinée le pays de tous les espoirs, les nouvelles autorités du pays doivent permettre aux Guinéens de choisir librement leur Président-intellectuel- capable de mettre le pays sur les rails.]]></description> 
					<pubDate>Sat, 06 Jun 2009 13:25:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Match Guinée-Côte d'Ivoire:Pourquoi le Syli national est condamné à l’exploit?</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/690263</link> 
                    <description><![CDATA["Quand les éléphants se battent… c’est l’herbe qui en pâtit." ,ce proverbe africain aura toute sa valeur dimanche lors du choc entre le Syli national de Guinée et les « Eléphants » de Côte d’Ivoire. <br />
<br />
Si ce derby promet un football rude , voir impitoyable entre les deux équipes, les enjeux sont tels que l’équipe guinéenne est condamnée à l’exploit dans son stade fétiche du 28 septembre où les Guinéens n’ont pas perdu depuis 1993.Certes, l’équipe ivoirienne est costaud avec des individualités comme Drogba, Kalou, Yaya Touré qui peuvent faire mal à tout moment, mais le contexte a complètement changé du côté guinéen où plusieurs « motifs » condamne le syli (qui signifie "éléphant" en langue soussou" ) à la victoire. Voyons de plus près certains motifs qui poussent les coéquipiers de Pascal Feindouno à défier les pronostics.<br />
<br />
Primo, sur le plan sportif, ce match contre les « Eléphants », s’annonce sous les couleurs de la revanche pour le Syli. Les coéquipiers de Pascal Feindouno, n’ont pas digéré la « fessée » subie lors des quarts de finales de la CAN2008 face aux ivoiriens sur le score de….5-0 ! Une correction qu’ils ne sont pas prêts à oublier de sitôt. Pire, les Guinéens ont très mal commencé leur campagne des éliminatoires par une cuisante défaite chez le « voisin » Burkinabé 4-2 !Inutile de dire qu’une deuxième défaite consécutive serait fatale pour le moral du Syli qui n’a plus droit à l’erreur. Autre élément crucial pour nos joueurs, le rêve ultime de la génération Feindouno de participer au mondial, car c’est maintenant ou….jamais !Sauf contre performance de leur part, ils peuvent obtenir le ticket pour la CAN2010 qui est réservé aux trois premières équipes de chaque groupe.Contrairement à ce qu’affirme (le méconnaissable) Aboubacar Titi Camara, l’objectif final, c’est la coupe du monde et non une qualification pour la CAN !Avec une moyenne de 30 ans, la bande à Pascal Feindouno doit prendre le train pour cet ultime rendez-vous sud africain, sinon ils peuvent dire adieu à ce rêve que Titi et ses potes ont caressé sans y parvenir, se contentant chaque fois d’une CAN pour se consoler !C’est dur, mais possible !<br />
<br />
Secondo, une victoire du Syli pour éviter que des têtes tombent !Ultime test pour nos dirigeants du foot, ce match a toute son importance pour le nouveau ministre des sports Isto Keira et surtout l’entraîneur Robert Nouzaret dont les jours seront comptés en cas de défaite. Sauf que la nomination de l’ex capitaine du Syli ,Aboubacar Titi Camara comme directeur technique national par la junte, n’augure rien de bons. Récemment, Titi a déclaré «je dirais sans prétention que mon souci d’abord est qu’on accède à la 2è, voir à la 3è place de notre groupe. Si on arrive à ce résultat, ce serait bien pour le Syli de guinée, ce qui pourrait nous permettre de nous qualifier pour la Coupe d’Afrique dans le pire des cas. ».Une démission avant la lettre pour Titi qui a pourtant brillé sur les terrains mais qui risque d’échouer lamentablement dans ses nouvelles fonctions, en cassant le morale de l’équipe. C’est connu, la discipline n’est pas le point fort de notre équipe, mais une gestion « guinéo-guinéenne » du Syli ne fera qu’empirer les choses avec les conséquences qu’on ose à peine imaginer ! C’est dur, mais possible !<br />
<br />
Tertio, une victoire du Syli national s’annonce comme une bouffée d’oxygène pour les Guinéens qui sont déçus par la gestion calamiteuse du pays.L’espoir suscité par la junte du capitaine Moussa Dadis Camara s’étiole et c’est tellement « cailloux » en Guinée que seul le Syli peut redonner cette fierté perdue aux Guinéens. Une victoire comme cadeau, c’est l’ultime mission des coéquipiers de Feindouno pour les populations guinéennes sous un ciel politique plutôt orageux. C’est dur mais possible !<br />
<br />
Enfin, la profonde mutation du football africain s’annonce comme un atout pour le Syli national qui est condamné à la victoire .En effet, depuis 2000, les « dinosaures « du foot africains ont tous cédés leurs places à des jeunes « dragons » qui ont eu l’audace de les défier avec un mental de fer. Ainsi le Sénégal a fait « peur » pour avoir écarté l’ogre du Nigeria pour le mondial 2002, avant de se faire renverser par le « poucet » togolais d’Adébayor pour le mondial 2006 !Le Ghana a fait sensation en écartant l’indétrônable équipe sud africaine pour le mondial 2006 !Quand aux angolais, ils ont eu l’audace de barrer la route aux « supers eagles » du Nigeria pour ce mondial au pays de Frantz Beckenbbauer.Et pour couronner le tout, la Côte d’Ivoire s’est illustrée en créant l’exploit d’éliminer ( avec coup de chance), les « Lions indomptables » du Cameroun.Drogba avait remplacé Eto’o comme porte-flambeau du foot africain en Allemagne !Et pourquoi pas Feindouno à la place de Yaya Touré ?<br />
C’est dur, mais possible !<br />
<br />
Finalement, après un passé aussi golorieux avec le Hafia 77, les Guinéens se mettent une nouvelle fois à rêver. Jamais, ils n’ont eu une équipe aussi talentueuse et pleine d’espoirs !Avec beaucoup de discipline, un mental de gagneur, un travail irréprochable, le syli national peut gagner ce match qui va marquer indiscutablement la mémoire collective. La balle est dans le camp des joueurs du Syli et des…supporters guinéens dans un esprit de fair play. Une victoire guinéenne s’annonce difficile mais possible, car dans le football …rien est impossible !]]></description> 
					<pubDate>Sat, 06 Jun 2009 13:23:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Match Guinée-Côte d'Ivoire:"C'est un derby sous-régional qui dépasse le limites du football", prévient le coach ivoirien, Vahid Halilhodzic</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/690261</link> 
                    <description><![CDATA[L'entraîneur de l'équipe nationale ivoirienne, Vahid Halilhodzic a exprimé jeudi ses craintes face au Syli national de Guinée pour le match du 7 juin au stade du 28 septembre à Conakry.<br />
<br />
Au cours d'une conférence de presse à Abidjan, le patron du banc ivoirien a reconnu les qualités de l'équipe guinéenne dont l'objectif est la victoire face à la Côte d'Ivoire."J’ai visionné des cassettes de matchs de la Guinée. Je connais cette équipe qui a plusieurs individualités qui peuvent nous causer d’énormes problèmes.", a reconnu Vahid Halilhodzic .<br />
<br />
Le coach Franco-bosniaque des "Eléphants" a rappelé les enjeux de ce match pour l'équipe guinéenne qui vise la revanche face aux coéquipiers de Didier Drogba, après la défaite lors de la CAN 2008(5-0).<br />
<br />
"c’est un derby sous-régional qui dépasse les limites du football. Alors il faudra faire attention de ne pas avoir un complexe de supériorité", prévenu Vahid. Selon lui, il faudra se méfier des joueurs talentueux tels Pascal Feindouno, Ismaël Bangoura, Fodé Mansaré et autres étoiles du Syli National.<br />
<br />
Du côte de l'équipe guinéenne, les joueurs ont regagné Conakry mercredi après un stage à Paris.Les coéquipiers de Pascal Feindouno se préparent activement pour ce match décisif pour se repositionner dans le groupe E où le Burkina Faso affronte le Malawi.<br />
<br />
Les autorités guinéennes ont appelé les supporters à se mobiliser derrière le Syli avec fair play pour gagner ce derby entre les deux mastodontes du foot africain.<br />
]]></description> 
					<pubDate>Sat, 06 Jun 2009 13:22:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Suisse:Un jeune guinéen de 18 ans poignardé dans un centre pour requérant d'asile!</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/690259</link> 
                    <description><![CDATA[Un jeune jeune guinéen de 18 ans a été poignardé jeudi soir par un érythréen dans le centre pour requérant d'asile de Sainte Croix, dans le canton de Vaud en Suisse.<br />
<br />
Selon la police cantonale vaudoise, l'agression s'est déroulée jeudi soir vers 22h00, suite à une altercation entre les deux jeunes durant l'après-midi du jeudi.<br />
<br />
L'agresseur a planté un couteau dans la poitrine du jeune guinéen avant de se réfugier dans sa chambre. Les gendarmes de la police vaudoise l'ont interpellé peu après et l'ont conduit dans les locaux de la Police cantonale.<br />
<br />
Selon nos informations, le jeune guinéen est sérieusement blessé, il a été héliporté au CHUV de Lausanne.De sources médicales, son état est jugé sérieux mais ses jours ne sont pas en danger.<br />
<br />
De sources policières, cette agression a nécessité l'intervention d'une ambulance, d'un hélicoptère de la REGA, d'une patrouille du poste de gendarmerie de Ste-Croix, de deux patrouilles du Centre d'intervention régional d'Yverdon-les-Bains et de la brigade canine.<br />
<br />
Suite à cette agression, une enquête pénale a été ouverte par un juge d'instruction du canton de Vaud.Les investigations sont menées par les inspecteurs de l'identité judiciaire et de la région Nord de la police de sûreté.<br />
<br />
Affaire à suivre...]]></description> 
					<pubDate>Sat, 06 Jun 2009 13:21:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Grogne des avocats en Guinée"Le président Dadis peut se tromper, mais il faut savoir lui faire comprendre ...", dixit le bâtonnier Mohamed Sampil</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/690257</link> 
                    <description><![CDATA[Après le bras de fer entre les avocats et la junte militaire du capitaine Moussa Dadis Camara,le bâtonnier Me Mohamed Sampil revient sur sa rencontre avec le chef de l'Etat au camp Alpha Yaya Diallo à Conakry.Il nous dévoile ici ses sentiments sur la personnalité du chef de l'Etat guinéen et sa vision de la justice en Guinée...<br />
<br />
Le Démocrate :Pouvez-vous nous faire un résumé succinct de votre rencontre avec le président Dadis ?<br />
<br />
Me Mohamed Sampil : Avant d’aller à cette rencontre, j’avoue que j’avais des appréhensions par rapport à la position de monsieur le président de la République. A part le petit incident que vous avez vu, tout s’est déroulé dans de très bonnes conditions. Le président, en homme d’Etat, a de réparer l’incident. Au cours de la rencontre, il nous dit qu’il est disposé à examiner favorablement l’ensemble de nos revendications à l’exception d’un seul point, celui concernant le capitaine Moussa Tiégboro Camara, secrétaire d’Etat chargé de la lutte anti-drogue et du grand banditisme. Et à ce niveau, il a présenté un argument de taille. Le président nous a dit ce que le capitaine Tiégboro a fait et qu’aucun Guinéen n’a pu faire depuis 1958. Cet homme a pu lutter contre le trafic international de la drogue en Guinée. Il a même déclaré que si quelqu’un devrait être décoré par l’UNESCO, c’est bien le capitaine Tiégboro Camara. Vouloir<br />
supprimer ce service de lutte contre les grands fléaux du moment, c’est mettre sur le dos de la Guinée la communauté et internationale. Le président nous a demandé, puisque le capitaine Tiégboro Camara est un officier de la police judiciaire, de faire en sorte que ses interventions soient encadrées par la loi. En ce qui concerne les autres points, le chef de l’Etat nous a rassuré qu’il n’y aura aucun problème.<br />
<br />
Il nous a dit de lui faire des propositions et que si celles-ci vont dans le sens de l’intérêt supérieur de la nation, et bien, il prendra des décisions idoines. En ce qui concerne le secrétaire d’Etat chargé des conflits, il nous a dit qu’il l’a créé de bonne foi et c’est parce que la justice guinéenne n’est pas très bien vue par les citoyens. C’est par la suite que le président s’est rendu compte qu’il y a eu des dérapages et que si nous estimons qu’il supprime ce service, il n’est pas contre, mais de faire en sorte qu’il y ait moins de frustration. J’ai compris par là que le président veut préserver la cohésion au sein de son groupe. C’est un président rassembleur. Cela ne veut pas dire qu’il a peur de limoger qui que ce soit.<br />
<br />
Nombreux sont les personnes qui pensent que la division persiste toujours au sein de l’Ordre des Avocats ?<br />
<br />
Il n’y a pas de division au sein de l’Ordre. La preuve est qu’à chaque assemblée convoquée, on fait le plein de la salle. Moi, je connais un seul Ordre, un conseil avec des règles et des principes qui gouvernent la profession de foi à laquelle tout avocat doit se soumettre. Si quelqu’un veut outrepasser ces principes, c’est qu’il veut s’exclure de la grande famille des avocats.<br />
<br />
Qu’en est-il de la commission mise en place pour régler vos différends avec le CNDD ?<br />
<br />
La commission est entrain de travailler d’arrache-pied pour être prête dans le délai. Elle a une semaine, sa mise en place remonte le vendredi dernier. Et le 29 mai, c’est-à-dire le vendredi prochain, les résultats de ces travaux doivent être déposés au niveau du ministère de la justice qui, à son tour, les transmettra au Premier Ministre qui est chargé par le président d’examiner ces questions. J’estime que le Premier Ministre, à son tour, les déposera sur le bureau du Président de la République qui, à mon sens, est disposé à donner des réponses favorables. Cette commission travaillera dans l’intérêt supérieur de la nation.<br />
<br />
Quel va être la portée juridique des jugements rendus par le secrétaire d’Etat aux conflits ?<br />
<br />
A mon sens, ce sont des décisions qui sont inopposables aux tiers. Pour la simple et évidente raison que le Président, dès la prise du pouvoir et la suspension de la constitution, s’est rendu compte qu’il y avait un vide. Il a pris l’ordonnance numéro 032 qui indique clairement que les lois de procédures et de fonds qui étaient en vigueur avant la prise du pouvoir par le CNDD demeurent. Et ce sont les cours et tribunaux qui sont compétents à les appliquer. Donc, les décisions du secrétariat d’Etat aux conflits, à mon sens n’ont<br />
aucune valeur juridique. Mieux que ça, l’article 135 du code pénal interdit au non professionnel de se prononcer sur les domaines relevant de la justice. Le même article criminalise cet état de fait. Je ne veux pas dire, ici, que le lieutenant Issa Camara soit poursuivi pour ça. Je pense qu’il agissait sans le savoir, qu’il y a des textes sur la pratique. Le lieutenant Issa Camara est un patriote, il a voulu contribuer au développement de la nation. Je pense bien qu’il peut continuer à le faire dans un autre domaine, le conseil de l’ordre est disposé à aller rencontrer nos frères militaires concernés, leur parler en guinéen pour qu’ils sachent que nous n’avons rien contre eux. Mais que nous voulons les aider tout<br />
en ayant notre position à jouer dans le processus du développement et de la démocratisation de notre pays.<br />
<br />
·<br />
Avez-vous un message particulier à lancer ?<br />
<br />
J’avoue que j’ai été marqué par la dimension d’homme d’Etat du président Dadis. Imaginez-vous qu’un chef d’Etat après avoir constaté qu’il a fait du tort à un citoyen, alors que rien ne l’y obligeait, que cet homme présente des excuses. Et mieux, il se lève pour venir vers ce petit citoyen, prendre lui même sa robe et lui demander qu’on le laisse lui-même habiller ce citoyen. A ce niveau, le président vient d’administrer aux Guinéens une grande leçon d’humilité. Même<br />
s’il n’avait pas fait ce geste que je viens de décrire, je n’allais pas l’en tenir rigueur parce que je suis un combattant des droits de l’Homme. Je m’attends à subir d’autres coups sous ce régime ou sous celui qui viendra après . Le barreau de Guinée est prêt à aider le CNDD pour qu’il réussisse la transition dans le respect de la loi. Le président de la République n’est pas un homme parfait. Il peut se tromper, mais il faut savoir lui faire comprendre les sujets sur lesquels il se trompe pour qu’il rectifie le tir. On peut dire la vérité à son propre père sans l’insulter avec la plus grande courtoisie.<br />
<br />
<br />
Propos recueillis par Aly Badara Condé et Hadji Koulibaly<br />
Source:Le démocrate]]></description> 
					<pubDate>Sat, 06 Jun 2009 13:17:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Crise en Guinée:"Faites en sorte que la monnaie baisse. On gère les conséquences après", dixit capitaine Moussa Tiegbéro Camara</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/690255</link> 
                    <description><![CDATA[Le Secrétaire d’Etat chargé de la lutte contre le grand banditisme, le trafic de drogue, Capitaine Moussa Tiégboro Camara a imposé lundi un taux de change pour réévaluer la monnaie guinéenne.<br />
<br />
Au cours d'une rencontre à Conakry avec le comité de stabilisation des taux et l’accroissement des recettes en devises de l’économie, le capitaine Moussa Tiegboro Camara a estimé que le taux de change de la monnaie guinéenne par rapport au dollars devrait se fixer à 1$ = 3500 GNF.<br />
<br />
"Nous devons être patriotes. S’il faut tuer la population pour réduire l’endettement de la Guinée, le Président Dadis ne donnera pas le ton. Il n’y a pas de vie sans conséquences. Fixez le dollar à 3500 GNF", a martelé le capitaine Moussa Tiegboro Camara au comité de stabilisation des taux composé essentiellement de banquiers.<br />
<br />
Le secrétaire d'Etat chargé de la lutte contre le grand banditisme a estimé que cette décision doit être appliquée par les opérateurs économiques et les travailleurs du secteur bancaire,sous peine de sanctions de la part de la junte.<br />
<br />
"Faites en sorte que la monnaie baisse. On gère les conséquences après. Mais celui qui refuse, dites-le moi, je vais l’envoyer quelque part’’, a prévenu le capitaine Moussa Tiégboro Camara.<br />
<br />
A l'issue des discussions, le taux de change de la banque centrale pour le dollar a été fixé à 3200 FG, pour les banques commerciales à 3350 FG et les cambistes à 3500 FG.<br />
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A noter que cette réévaluation de la monnaie guinéenne peut entraîner des conséquences non négligeables pour l'économie nationale, qui est confrontée actuellement à une grave crise.<br />
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Selon certains obervateurs, cette décision de la junte risque aussi d'alerter les bailleurs de fonds qui ont suspendu toute aide à la Guinée depuis l'arrivée au pouvoir de la junte militaire du capitaine Moussa Dadis Camara, le 23 décembre 2008.<br />
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Nous y reviendrons.]]></description> 
					<pubDate>Sat, 06 Jun 2009 13:14:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Guinée : l’humiliation publique des prostituées et des clients</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/690253</link> 
                    <description><![CDATA[Soucieuses de limiter la prostitution, les autorités guinéennes humilient publiquement les prostituées et leurs clients. Arrêtées, rasées, filmées et montrées à la télévision, les travailleuses du sexe se réfugient dans la clandestinité. Les associations spécialisées s’inquiètent des risques pour la santé qui en découlent et, au-delà, des atteintes à la dignité.<br />
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À la nuit tombée, la rue du "Transit" est déserte ce samedi de mai. Dans cette banlieue de Conakry, la capitale guinéenne, pas une seule prostituée en vue. Il y a quelques semaines, à la même heure, des femmes auraient été en train d’y vendre leurs charmes. "Les forces de sécurité ont fait une descente ici et ont embarqué toutes les prostituées", observe un vendeur de cigarettes. Depuis le mois d’avril, la junte militaire, à travers le Secrétariat à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte anti-drogue et du grand banditisme, arrête des prostituées dans les motels et les bars, elles qui, jusque-là, exerçaient leur métier en toute quiétude. Le capitaine Moussa Tiégboro Camara, no 1 de ce service spécial et ses hommes (des militaires), ont déjà embarqué plus de 400 personnes. Les prostituées et leurs clients sont conduits au quartier général de la junte, où ils sont rasés et filmés. Ils s’engagent ensuite verbalement à ne plus jamais s’adonner ou recourir à la prostitution, puis sont libérés dans la semaine. Ces images sont par la suite diffusées à la télévision d’État. "Au lieu de les mettre en prison, nous préférons cette méthode qui va certainement les détourner de leur sale besogne. Car tout le monde, y compris leurs parents, les verra à la télé", se félicite un agent du capitaine Tiégboro qui reconnaît cependant qu’il y a des "récidivistes".<br />
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La prostitution clandestine favorise le sida<br />
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Dans les rues de Conakry, peu de gens apprécient ce genre d’humiliations. Beaucoup jugent que la junte "va trop loin". "Les droits à l’image et la présomption d’innocence ne sont pas respectés. Ce n’est pas tous ceux qui sont dans les motels qui sont des prostituées (ou des clients, Ndlr)", remarque Youssouf Sylla, un juriste. Au-delà de sa brutalité, l’efficacité même de la méthode est aussi mise en doute. Ainsi, selon une source du Secrétariat d’État chargé des services spéciaux, le nombre des personnes raflées diminue au fil du temps. "Au départ, on arrêtait une centaine de personnes. Mais hier (mardi 12 mai, Ndlr) nous n’avons pris que 17 personnes dans un motel", révèle-t-elle. Les prostituées, en tenues suggestives, qui se regroupaient le long des rues sont désormais "en pagnes dans les quartiers". "Nous appelons au téléphone nos fidèles clients pour négocier", révèle l’une d’elles, la trentaine, qui exerce depuis une dizaine d’années. Et nous trouvons toujours un endroit pour nous voir." Secrétaire exécutif du Comité de lutte contre le sida, M. Rémy Lama s’inquiète de cette clandestinité nouvelle : "Avant, les travailleuses du sexe malades étaient fichées et suivies par la police mondaine. Maintenant, elles sont dans les quartiers et même dans les garnisons militaires sans suivi." Des organisations de la société civile comme la Coalition nationale pour les droits et la citoyenneté des femmes (CONAG-DCF) condamnent cette évolution. Pour Mme Nanfadima Magassouba, sa présidente, "si une personne majeure décide de vivre de son corps, il n’y a aucune illégalité à cela." La loi guinéenne ne condamne, en effet, que le proxénétisme.<br />
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"Je vais là où on ne me demande pas de diplôme"<br />
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La prostitution a progressé en Guinée ces dernières années avec la pauvreté. En 1992, la division mondaine de la Direction de la police judiciaire (DPJ) recensait environ 150 professionnelles à Conakry. Aujourd’hui, elle en compte près de 1 000 : six fois plus ! Selon cette division, dans cette même période, le nombre de maisons de passe est passé d’une cinquantaine à plus de 200. Le commissaire Bakary Camara, chef de division mondaine à la DPJ, indique que le phénomène a pris de l’ampleur avec les narcotrafiquants qui "utilisent les prostituées dans leurs réseaux de transport et de distribution de drogue." En 2008, la Guinée était en effet considérée par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), comme une plaque tournante du trafic de drogue de l’Amérique du Sud vers l’Europe. Mais, pour le commissaire, cela n’est pas la seule explication : "Des pères de famille irresponsables laissent leurs enfants suivre des films érotiques, mêmes pornographiques que des médias étrangers diffusent tous les soirs. En imitant (ce qu’ils voient à la télé, Ndlr), les enfants se retrouvent dans la rue." Mohamed Kampel Camara, professeur de sociologie à l’université de Conakry, estime de son côté que le développement de la prostitution en Guinée est le fait du libéralisme économique qui s’accompagne de chômage, de pauvreté, de la libération des moeurs, etc. À l’image de cette femme, qui vit sous le même toit que sa maman, et se prostitue pour la nourrir ainsi que son petit garçon de six ans. "Pour avoir un travail, on vous demande le diplôme, explique-t-elle. Je vais là où on ne m’en demande pas. Parce que je n’en ai pas."]]></description> 
					<pubDate>Sat, 06 Jun 2009 12:53:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Négociation de facilitation des visas entre l'UE et le Cap-Vert</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/690247</link> 
                    <description><![CDATA[Les ministres de l'Intérieur des pays membres de l'Union européenne (UE) ont décidé, lors de leur réunion jeudi au Luxembourg, de travailler à la conclusion d'un accord de facilitation de visas entre le Cap-Vert et l'UE, a appris la PANA, de source diplomatique.<br />
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Les ministres des 27 Etats membres de l'UE ont aussi donné leur aval à la demande de la Commission européenne concernant l'ouverture des négociations avec l'archipel dans le cadre de l'accord de partenariat spécial signé avec le Cap-Vert en décembre 2007.<br />
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L'accord a pour objectif de faciliter les visas de séjour, de réduire le délai de prise de décision sur l'émission des visas, des taxes, des visas préférentiels et l'exonération totale des taxes pour les catégories de personnes tels que les parents proches, les étudiants et ceux des programmes culturels et sportifs.<br />
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L'accord a pour but aussi de faciliter la suppression de visas pour les titulaires de passeports diplomatiques pour des séjours de courte durée, de créer des procédures simples pour certaines catégories, tels que les membres de délégations officielles, les hommes d'affaires, les journalistes et les participants aux programmes culturels et sportifs, ainsi que les personnes en visite pour des raisons médicales, qui verront leur vie simplifiée.<br />
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Des sources diplomatiques à Praia considèrent qu'un "accès plus facile aux visas améliorera surement la coopération et les échanges entre l'UE et le Cap- Vert".<br />
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D'autre part, avec l'accord de réadmission, "le retour à leur pays d'origine de Capverdiens qui sont en situation irrégulière en Europe", est assuré.<br />
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Il y a environ un an, l'UE, suite à la mise en oeuvre de son partenariat spécial avec le Cap-Vert, s'était mis d'accord avec les autorités capverdiennes sur une Déclaration conjointe sur le partenariat pour la mobilité, destinée à mieux réguler les flux migratoires.<br />
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Dans ce cadre, le Cap-Vert a déjà signé des accords bilatéraux sur l'immigration avec le Portugal, l'Espagne, le Luxembourg et la France.<br />
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Le Cap-Vert et la Moldavie ont été choisis en 2007 par l'UE comme pays-pilotes pour une nouvelle approche des questions liées à l'immigration.<br />
]]></description> 
					<pubDate>Sat, 06 Jun 2009 12:38:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Préservation de l'environnement: Un festival folk vendredi à Dakar</title> 
                    <link>http://chaptal.tigblog.org/post/690245</link> 
                    <description><![CDATA[Sénégal - La 3ème édition du Sénégal Folk Festival, prévue du 5 au 7 juin, portera désormais sur la conservation de l'environnement et la lutte contre la dégradation de la nature, a annoncé un communiqué du chargé de communication de la manifestation parvenu mardi à la PANA.<br />
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Ce festival initié en 2005 par Les Frères Guissé, et qui était jusque-là biennal, deviendra à partir de cette année, un événement artistique et écologique annuel avec toujours la même orientation thématique, ajoute le texte.<br />
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La manifestation se déroulera essentiellement dans le parc zoologique et la baie du quartier dakarois de Hann.<br />
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Le parc abritera les animations multiples telles que la musique, le théâtre, la poésie et le conte, tandis que la baie, devenue célèbre par l'état de sa dégradation, accueillera des matches de football, des séances de lutte traditionnelle sénégalaise, des randonnés équestres et du surf, ajoute la même source.<br />
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Selon le communiqué, Sénégal Folk Festival, qui se veut un plateau de découverte de jeunes talents de la scène acoustique, cherche aussi à favoriser les échanges entre musiciens d'ici et d'ailleurs. Ainsi, en dehors des Frères Guissé, cette 3ème édition verra la participation de deux artistes brésiliens Jefferson Gonçalves (harmonica) et Cléber Jazz (guitare). Ce dernier qui est un luthier (fabriquant d'instruments de musique), va profiter de son séjour au Sénégal pour la réparation et la maintenance de guitares».<br />
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D'autres groupes sénégalais prendront également part à la manifestation, selon le texte.<br />
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En plus de l'animation musicale, le programme du festival prévoit des conférences sur le rôle et la fonction de la forêt, qui seront animées par Aliou Guissé et Lamine Guèye, respectivement professeurs d'écologie végétale et de neurophysiologie à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), ajoute la même source.]]></description> 
					<pubDate>Sat, 06 Jun 2009 12:37:00 EDT</pubDate> 
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