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                    <title>TIGblogs - Eric's TIGBlog</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/</link> 
                    <description>What's on the minds of young leaders from around the globe?</description> 
                    <language>en-us</language> 
             
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                    <title>Qui est à l’abri ?</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/484745</link> 
                    <description><![CDATA[J’ai dans la mémoire un scénario évident d’homme d’affaires africaines qui attendent à la « petite » porte de la Chine. Ils attendent que les restes de lait contaminé, enlevé des rayons soient un instant sans surveillance pour vaquer à leur sale besogne. Je les vois qui développe des plans pour contourner les barrières sécuritaires afin de venir servir dans nos plats ce lait « empoisonné » ou des produits fait à base de ce produit désigné toxique. J’en vois qui proposent leur service attractif : aller détruit à moindre coût ces déchets !<br />
A l’écoute des médias ces jours, plusieurs questions méritent d’être posées : Comment de tels scandales sont ils légions dans ce pays ? Sommes-nous concernés ? Si oui, comment ?<br />
En effet, le scandale du lait frelaté n’est pas le premier du genre dans le pays du soleil levant. Il y a quelques années, c’était celui du dentifrice à l’antigel, <br />
La motivation des fraudeurs que le gouvernement fait bien de punir (volonté politique) est la recherche du gain rapide et facile. Avec une population nombreuse et les contraintes qu’ont connues l’agriculture ces dernières années, des personnes ont sans aucun doute pensés qu’il leur était possible de substituer des protéines animales par des dérivés de pétrole. Chose dépassant hautement l’imagination humaine et heurtant lourdement les consciences humaines. Comment pouvons-nous servir du pétrole à manger aux humains ? Le résultat le voilà ; de nombreux enfants contaminés et quelques un mort. Faut t il rappeler qu’il est pour l’instant difficile de se prononcer sur les conséquences à long terme sur la santé de ceux qui sont seulement malades aujourd’hui ?<br />
Des analystes s’accordent à dire que la corruption et des intérêts multiples sont à l’origine de ce ces actes de pure barbarie.<br />
Dans notre monde plus en plus globalisé, il serait aberrant de penser que nous sommes dans nos  hautes montagnes du Fouta Djalon ou au rives de Saly épargnés par ce scandale. Ce serait ne pas connaître les réalités qui prévalent dans notre monde actuelle que de penser que nos enfants et nous même à plusieurs milliers de kilomètres sommes à l’abri de cette « tuerie ».<br />
Les analyses de résidus des produits à l’importation coûtes chers et peu de pays africains sont prêtes à les réaliser pour les produits alimentaires des bébés qu’ils importent. Ce manque de contrôle est marqué avec acuité sur les médicaments qui se révèlent très souvent sans principe actif ! C’est dire que le contrôle n’est pas le premier souci de bon nombre de nos autorités.<br />
D’autre part, comme l’Afrique la connue dans des scandales similaires, il n’est pas exclu à mon analyse que des hommes d’affaires véreux soient à la craque des stocks retirés du marché dans l’idée bien nourrie de l’exporter en Afrique ! Pensez vous qu’ils auraient besoins de l’acheter ?<br />
Ce manque d’éthique dans les affaires couplé avec les déficiences de nos décideurs politiques et la corruption légion dans nos contrés ne nous laisse pas à l’abri !<br />
Par ailleurs, si les bébés sont aujourd’hui la cible du scandale c’est peut être parce qu’ils sont plus sensible sur le plan physiologique que des adultes. En effet combien d’aliment pour adulte sont fait à base de lait ? Que recherchons-nous dans nos bons fromages ?<br />
C’est dire que les adultes ne sont pas encore épargnés par le scandale et encore moins par les conséquences dévastatrices jusqu'à ce que cela soit prouvé ! Il est plus aisé de faire des aliments frelatés pour ces adultes gourmets que pour ces bébé hyper reactifs.<br />
Plus encore, je pousserais mon analyse chez les animaux. Si des hommes son en même d’empoisonner des enfants, ne devrait ton pas penser qu’ils ne ménageraient aucun effort pour produire des animaux de boucherie avec de telles poisons ? Animaux de boucherie qui finiraient avec évidence dans le plat de chacun d’entre nous.<br />
Toutefois, ne jetons pas tout sur les autres ! Des pays comme la Chine ont l’avantage et le mérite de mettre à nu –même si toute fois ça reste tardif – de tels scandales. Quand est-il de nos pays ? Ne serait t on pas amener de penser que nos pays eux aussi sont les lieux de pratiques déloyales pour la production rapide d’aliment de mauvaise qualité ? Ces poulets de chair produit aux antibiotiques ? Ces animaux nourris –encore ?- avec de la farine d’animale et j’en passe ?<br />
Il est temps que les preneurs de décision à tous les niveaux où qu’ils se trouvent tirent les leçons de ce scandale qui ne doit plus se répéter pour nous aider à vivre dans l’harmonie avec notre nature.<br />
]]></description> 
					<pubDate>Tue, 23 Sep 2008 12:40:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Du virtuel au réel !</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/468497</link> 
                    <description><![CDATA[Qui a eu cette idée folle de créer un jour le TIG ?<br />
Voila la question que je me suis posé et que je continue a me poser des jours après ma rencontre riche et enrichissante avec des membres du staff de cette plateforme unique et indispensable d’inspiration, d’éducation et d’échange.<br />
Rencontrer Jennifer, Sessi, Gui Simon est un des évènements que je classe majeur dans ma vie au courant de cette année loin de la fin de mes études.<br />
Comment s’imaginer que des personnes avec lesquelles j’ai longtemps échangé sans jamais connaître (du moins physiquement) ? Comment admettre que des personnes qui inspirent plus d’un par ce qu’ils font pour la communauté mondiale des jeunes deviennent aussi tôt si réelles. Ces personnes que nous avons eues l’habitude d’apprécier le sens de la raison, de la courtoisie, de la politesse et de la patience soit soudainement et sans protocole nos compagnons de vie ?<br />
Hélas, c’est à cette complexité et à cette vérité que j’ai dû m’habituer les semaines passés. Mes amis virtuels – mes vrais amis – sont devenues réelles !<br />
Je ne me suis point trompé. Ces personnes que je connais depuis plusieurs années sur la toile, ces personnes avec qui j’ai parfois eu des points de vue aussi différents que convergents, ces personnes pour qui j’ai eu de l’admiration sont aussi physique que virtuelle : ils sont les mêmes ;<br />
Que ce soit Bekono (du Cameroun) que j’ai connu quelques années avant qu’il ne soit dans le staff de la plateforme, que ce soit Godounou que je ne connais pas encore et que j’attends connaître, ces personnes sont réels, ils sont aussi bien virtuellement que physiquement.<br />
Ainsi, Jennifer est toujours prise et n’a que très peux de temps entre les nombreuses sollicitations. Sessi est la Francophone et la francophile du réseau et nous encourage à faire flotter haut le drapeau de la francophonie, Simon et moi partageons en commun cet amour de l’environnement et des industries extractives……<br />
Ces hommes sont naturelles, comme toi et moi. Plus encore, ces hommes sont bien !<br />
Des teeshirts du TIG j’en ai reçu ; mieux encore Sessi n’a pas hésiter à m’acheter une nouvelle clé alors que j’avais perdu la mienne, celle de ma chambre, Simon n’a pas ménage  d’effort pour que nous prenons un café ensemble, ……<br />
Ha oui ! Qui a eu cette idée folle de créer un jour le TIG !<br />
Que le TIG nous rapproche chaque jour sur la toile est une chose, qu’elle nous donne l’occasion, de nous toucher en est une autre.<br />
Que Dieu bénisse toute la communauté du TIG!]]></description> 
					<pubDate>Mon, 01 Sep 2008 19:40:00 EDT</pubDate> 
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                <item> 
                    <title>Peine de mort et réligion</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/466547</link> 
                    <description><![CDATA[La peine de mort est aussi vieille que l’histoire de nos sociétés, ceci dit son abolition est un sujet très récent  dans l’histoire de l’humanité et encore plus dans celle des religions .Justement par rapport aux religions, on retient que son expression première était tout simplement la vengeance que l’on peut trouver dans certains codes de lois comme le talion dont il est fait référence dans le coran par exemple. Présenter un sujet requiert la définition des concepts clés. <br />
Ainsi, si la peine de mort est d’après différents systèmes juridiques la sanction ultime pour des faits très graves, la religion quant à elle peut être définie comme un système de croyances et de pratiques qui, dans le respect de la vénération, relie des Hommes entre eux et avec une instance non sensible et donne sens à l’existence subjective. Dans l’objectif de  donner quelques éléments  de réponses aux questionnements sur certaines religions (les plus connues et les plus pratiquées je l’espère) et peine de mort, nous allons développer notre thème à travers trois parties : I) Islam et peine de mort, II) peine de mort et Christianisme enfin peine de mort et les autres religions.<br />
I. ISLAM ET PEINE DE MORT<br />
La position des musulmans face à la peine de mort ne peut être comprise que dans le cadre de leur conception du droit. Le droit musulman part de l’idée que la loi est décidée par Dieu et transmise par ses messagers pour guider l’humanité, à cet égard les musulmans estiment que l’homme est incapable de décider ce qui est licite et ce qui est illicite. Seul Dieu peut le faire. Ceci est affirmé dans les considérants de la déclaration Islamique universelle des droits de l’homme promulguée en 1981 par le conseil Islamique qui énoncent : <br />
Forts  de notre foi que le fait que Dieu est le maître souverain de toute chose en cette vie immédiate comme en la vie ultime…<br />
Forts de notre conviction que l’intelligence humaine est incapable d’élaborer la voie la meilleure en vue d’assurer le service de la vie sans que Dieu ne le guide et ne lui assure révélation : <br />
Nous musulmans, … nous proclamons cette déclaration faite au nom de l’Islam, des droits de l’homme tels que l’on peut les déduire du très noble Coran et de la très pur Tradition prophétique (SUNNAH).  <br />
De ce fait l’application des règles du droit musulman est fondée sur le Coran et la Sunna qui forment ensemble la Sharia. Quels sont les délits sanctionnés de la peine de mort la Sharia ? <br />
A- DU POINT DE VUE DU CORAN :<br />
Bien que le Coran insiste sur le respect de la vie il envisage néanmoins la peine de mort pour un certain nombre de délits. Pour les musulmans, les hudud (ou bornes) c'est-à-dire les dispositions  pénales de la Sharia en donnant la juste mesure à la douleur éprouvée lors de la perte d’un être cher, victime d’un autre constituent un droit raisonnable et équilibré. Les délits punis de peine de mort dans le Coran sont entre autres (la liste n’est pas exhaustive) :<br />
	L’homicide volontaire : en cas d’homicide volontaire, le Coran donne aux ayants droit la possibilité de se venger sur le coupable en application de la loi du talion : verset 5 :32<br />
	Brigandage et insurrection armée : verset 5 :32 et verset 5 :33 :34 « la rétribution de ceux qui guerroient contre Dieu et son envoyé et qui s’empressent de corrompre sur la terre, c’est qu’ils soient tués ou crucifiés…<br />
	Adultère : verset 4 : 15-16, celles de vos femmes qui pratiquent la turpitude, faites témoigner à leur encontre quatre parmi vous. S’ils témoignent, retenez-les dans les maisons jusqu’à ce que la mort les rappelle ou que Dieu fasse pour elle une autre voie.<br />
	Sorcellerie : selon le verset 2 :102 du Coran, la peine de mort est prévue contre le sorcier parce que ce dernier est considéré comme un mécréant.<br />
B- DU POINT DE VUE DE LA SUNNA<br />
La SUNNA constitue l’ensemble des gestes du Prophète, ainsi que ses propos, consignés dans de brefs récits appelés Hadith : ce qu’a fait ou dit Muhammad en telle circonstance aura par conséquent force d’exemple sinon de loi.  Selon cette autre source de la Sharia, la peine de mort est appliquée pour les délits ci-après :<br />
	Apostasie : c’est le fait d’abandonner la religion musulmane. La peine capitale contre ce délit est prévue non pas dans le coran, mais dans la SUNNA de Mahomet qui aurait dit : « Celui qui change sa religion, tuez-le ». Ce délit est imprescriptible et ne peut faire l’objet de grâce de la part des autorités. Seul le repentir peut faire éviter à l’apostat d’encourir la peine de mort. C’est en vertu de cette norme que l’Imam Khomeiny a émis sa fatwa du 14 février 1989 condamnant Salman Rushdie après la publication de son livre les versets sataniques. <br />
Aussi, selon un récit de Mahomet : « Il n’est pas permis de répandre le sang d’un musulman que dans trois cas » :<br />
	Un adultère Muhassan lequel sera lapidé<br />
	un homme qui tue un autre intentionnellement, lequel sera mis à mort<br />
	Un apostat (quelqu’un qui abandonne l’Islam).<br />
En plus des délits expressément mentionnés dans le Coran et la SUNNA, le droit musulman autorise l’application de la peine de mort dans les conditions suivantes :<br />
	Légitime défense : le droit musulman permet d’attenter à la vie d’autrui en cas de légitime défense.<br />
	Délits graves : L’Etat peut appliquer la peine de mort à titre de châtiment discrétionnaire contre des délits qu’il estime assez grave comme l’espionnage. Il peut aussi l’appliquer en cas de récidive pour des délits moins graves comme la consommation d’alcool, délit normalement puni de flagellation.<br />
II.  PEINE DE MORT ET CHRISTIANISME<br />
Le châtiment suprême est depuis la nuit des temps la peine de mort (Ainsi, la loi du talion, qui consistait à punir l’offense d’une peine identique, est dès le 18e siècle avant J.-C. intégrée au droit babylonien.) Mais la répression est passée progressivement d’un réflexe de vengeance à une organisation rationnelle et scientifique. Ce cheminement s’est poursuivi pendant de longs siècles avec un effort continu pour ne plus incriminer que les actes portant une atteinte intolérable aux valeurs morales et sociales reconnues par la société. Tout au long de ce combat, le politique et le religieux furent intimement liés.<br />
A. PEINE DE MORT DANS L'ANCIEN TESTAMENT <br />
La chute s'est à peine produite (révolte contre Dieu) que l'homme manifeste déjà son agressivité envers son semblable. Dans son péché l'homme est contre Dieu, mais aussi contre son prochain qui, lui, porte l'image de son Créateur. Le meurtre est donc essentiellement une action contre Dieu, mais aussi contre son prochain qui, lui, porte l'image de son Créateur. Le meurtre est donc essentiellement une action contre Dieu, destructrice de l'image de Dieu qu'est le prochain. <br />
 <br />
1- Caïn <br />
L'acte de violence de Caïn est en rapport direct avec son refus d'adorer Dieu de façon qui lui soit agréable. Le meurtre surgit au moment même où il s'éloignait de la foi en Dieu et du repentir (Gn. 4.6-7 ; cf. 1 Jn 3.12) [...]. La particularité de ce récit du premier meurtre de l'histoire des hommes, c'est qu'il n'est pas prononcé de peine de mort ; mais Dieu maudit Caïn. Dieu dit : « Tu es maudit du sol qui a ouvert la bouche pour recueillir de ta main le sang de ton frère » (4.11). [...] Pourtant Caïn, après son acte meurtrier, a conscience qu'il doit chercher refuge pour éviter d'y être à son tour soumis (Gn 4.13). <br />
Quel est le sens de la protection divine qui lui est accordée ? <br />
Il est difficile de trancher la question. Dieu tolérerait-il le crime ? On ne peut pas ôter la vie par vengeance [...]. Ultimement, Dieu est le Juge suprême, Celui qui donne la vie et qui peut prononcer l'arrêt de mort. Il est lent à la colère, et l'homme ne peut agir dans ce domaine qu'avec une précaution extrême. Il convient de faire remarquer que nous ne pouvons conclure à partir de cet incident qu'il est illégitime de prononcer la peine de mort dans tous les cas. <br />
2- La déclaration de Genèse 9.6 <br />
Qui verse le sang de l'homme, par l'homme verra son sang versé ;<br />
car à l'image de Dieu, Dieu a fait l'homme. <br />
[...] Le texte de l'alliance noachique (Gn 8.21 à 9.17) concerne la ré-institution de l'ordre de la Création après la crise cosmique du déluge. La particularité de cette alliance, c'est qu'elle ne touche pas à l'aspect rédempteur de l'histoire, mais à l'ordre général du monde. Une certaine permanence est impliquée dans le tant que la terre durera (8.22). [...] On peut inférer non seulement que les conditions de l'alliance noachique ré-instituent ce qui a déjà existé dès le commencement, mais aussi que ces faits ne seront abrogés que lors de la fin de la Création. Les paroles de Gn 9.6 ont un enracinement dans l'ordre de la Création et une validité qui persiste dans le domaine de la vie générale du monde. <br />
[...] Même après la Chute, l'homme est l'image de Dieu et, pour cette raison même, sa vie a un caractère d'inviolabilité qui est d'origine divine. L'homme qui en tue un autre lui ôte la vie, mais, ce faisant, il détruit l'image de Dieu selon laquelle cet homme a été créé [...]. <br />
3- La justice de Dieu face au meurtre <br />
Mais comment Dieu demande-t-il compte ? Peut-on dire que notre texte institue la peine de mort ? Remarquons qu'il marque deux points distincts : d'une part, la valeur unique de la vie humaine abolie par un meurtre, et, d'autre part, l'instrumentalité de l'homme dans la rétribution de cet acte violent : « par l'homme verra son sang versé » [...]. Il ne s'agit ni de vengeance, ni de revanche, mais seulement de ce qui est justement demandé par la justice divine en raison de l'irrévocabilité du crime commis. <br />
Pour beaucoup, on le sait, la peine de mort ne peut se justifier que si elle décourage efficacement les attentats contre la vie. Le texte de la Genèse ne donne guère d'importance à ce genre de considération. Si la protection de la vie est en vue ici, toute idée d'efficacité utilitaire est absente. Ce qui est central, c'est l'idée d'une justice sanctionnée par Dieu. <br />
4- Le Décalogue <br />
Un autre passage du Pentateuque qui doit nous arrêter est le sixième commandement du Décalogue : «  Tu ne tueras point » (Ex. 20 :13). La première question qui se pose est de savoir s'il y a contradiction entre ce commandement (qui appartient à l'alliance mosaïque) et le passage de Genèse 9.6. [...] <br />
L'homicide qui est proscrit en Ex 30 est au sens très précis du terme un meurtre (ratsah), prémédité ou non. Lorsqu'il s'agit de désigner l'exécution suivant un procès légitime, ou encore l'acte de tuer un ennemi en bataille, d'autres expressions sont employées en hébreu. [...] <br />
La peine de mort est le résultat du péché, mais en soi-même elle ne constitue pas un péché. Il est vrai que toute punition constitue un mal, car elle va dans le sens du « salaire du péché ». L'exécution est donc un mal, mais en tant que punition, elle n'est pas péché en soi. Si c'était le cas, Dieu lui-même serait pécheur en exécutant le jugement. <br />
5- La peine de mort dans la loi de Moïse <br />
Dans la loi de Moïse, la peine de mort s'applique à de nombreuses infractions de la loi : meurtre, adultère, idolâtrie, fautes contre la famille, sodomie, rapt, faux témoignage, sacrifice humain, etc. [...] La punition ne constitue pas une vengeance ; elle est la conséquence du péché contre Dieu. <br />
[...] En Israël, nous remarquons à l'origine l'absence d'un système pénitencier (la cité de refuge n'était pas une prison !). Ceci est intéressant à noter face au problème des prisons dans la société moderne. La punition, selon la loi mosaïque, fonctionnait par un système de restitution. <br />
Nous pouvons donc retenir, en ce qui concerne la peine de mort, qu'il existe une continuité entre les alliances noachique et mosaïque. Les deux ont une fonction différente appartenant l'une au domaine de l'homme en général et l'autre au domaine particulier de l'histoire du salut. Cependant, les données de Genèse 9, en ce qui concerne le meurtre, bien qu'appartenant à l'alliance noachique, trouvent leur place de façon plus explicite dans l'alliance de grâce que Dieu a donnée à Israël par le ministère de Moïse. <br />
B. LA PEINE DE MORT DANS LE NOUVEAU TESTAMENT <br />
Pour ce qui est du Nouveau Testament, deux questions se posent relatives à la peine de mort : la nouvelle alliance abolit-elle l'alliance avec Noé d'une part, et celle avec Moïse d'autre part ?[...] <br />
Dans le Nouveau Testament, il n'y a pas de rupture radicale entre Création et Rédemption, ni entre l'alliance de Noé et la nouvelle alliance. En effet, le Christ, au moment de réaliser la nouvelle alliance, avertit l'un de ses disciples dans le sens de Genèse 9.6 que même ses disciples s'ils « prennent l'épée, périront par l'épée » (Mt 26.52). <br />
Chacun sait que le Christ n'abolit pas la loi, mais qu'il l'accomplit. Le Christ lui-même accepte la peine de mort sur la croix en subissant le juste jugement de Dieu contre le péché de son peuple. Ainsi, il accomplit la purification par son sang versé pour nous. Le christianisme, il ne faut pas l'oublier, est dans son sens profond, une religion fondée sur une peine de mort. Le Christ fut « frappé par Dieu et humilié... le Seigneur a fait retomber sur lui la perversité de nous tous » (Es 53.4-6). <br />
Est-ce que cette peine de mort abolit les autres ? Le Nouveau Testament ne donne pas une réponse directe à cette question. Dans l'enseignement de Jésus et de Paul, l'aspect négatif du sixième commandement est reformulé de façon positive dans Mt 5 .21-26 et Rm 12.8-9 <br />
 <br />
1- La peine de mort et l'amour du prochain <br />
On avance très souvent l'argument suivant : l'amour du prochain, qui est le contenu positif de la loi, doit annuler l'idée de la peine de mort. La difficulté de cette façon de voir consiste en ce qu'elle suppose une opposition entre l'amour et la justice [...]. Or l'amour de Dieu n'exclut pas sa justice. [...] Est-ce que Dieu aimant les hommes est rendu incapable d'être le juge des hommes ? [...] Si l'amour de Dieu n'exclut pas la justice (de la peine de mort) est-ce que notre amour doit être autre qu'un amour qui s'exprime par référence à la justice ? Pour cette raison, il me semble très hasardeux de proposer que le principe d'amour doive de facto (et dans tous les cas) éliminer la peine de mort. <br />
2- Le glaive du magistrat <br />
Paul, dans Rm 13.4, dit que «ce n'est pas en vain que le magistrat porte le glaive » (machaïra). Il est difficile d'éviter le fait que le glaive dans le Nouveau Testament soit fréquemment un instrument d'exécution [...]. Il est dit que les autorités établies par Dieu sont servantes de Dieu 1...]. <br />
C'est en tant que « serviteur de Dieu » que l'autorité civile porte le glaive. Le glaive n'est ni symbole, ni moyen d'intimidation psychologique, mais instrument de la punition. (...) L'autorité a le droit de juger les infractions contre le bien public, sans pourtant porter atteinte à la liberté de conscience de l'individu. <br />
L'apôtre semble indiquer que l'autorité civile peut (il ne dit pas doit) utiliser le glaive dans la punition, mais que cette possibilité ne justifie jamais l'abus, par lequel elle renoncerait au service du bien. L'abus de la peine de mort serait son application à des cas autres que celui du meurtre prémédité sans circonstances atténuantes [...). Si dans Rm 13, Paul indique théoriquement quelle est l'autorité du magistrat, dans Actes 25.11, il met en pratique ce qu'il enseigne. Ainsi montre-t-il son attitude personnelle vis-à-vis de la peine de mort. Devant Festus, il déclare : « Si vraiment je suis coupable, si j'ai commis quelque crime qui mérite la mort, je ne prétends pas me soustraire à la mort. » [...] <br />
C. QUELQUES REMARQUES POUR CONCLURE <br />
	II semblerait à première vue que le Nouveau Testament ne nous a pas fait beaucoup avancer par rapport à l'Ancien en ce qui concerne la peine de mort : c'est peut-être ce fait (ainsi qu'une certaine attitude envers l'Ancien Testament) qui empêche qu'il y ait unanimité entre les chrétiens sur la question. Ceux d'entre eux qui sont opposés à la peine de mort estiment que si elle est admissible dans l'Ancienne Alliance, elle ne l'est plus dans la Nouvelle qui repose sur l'amour [...). Jésus n'abolit pas le 6ème commandement, il en radicalise même la portée lorsqu'il déclare : « Vous avez entendu qu'il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point... mais moi je vous dis que quiconque dira à son frère : Insensé ! mérite d'être puni par le feu de la géhenne ». (Mt 5.21-22). Nous sommes donc tous sans exception, en un sens, dignes de la peine de mort ! Car le meurtre est dans nos cœurs à tous sous la forme de la haine, comme l'adultère l'est sous la forme de la convoitise. [...]<br />
	La nouvelle alliance a été accomplie en Christ sur la base de l'ancienne, dans le contexte de l'ordre créé et re-institué du monde (Gn 1-3 ; 8.20 ; 9.17). Ainsi, dans le Nouveau Testament, la peine de mort n'existe-t-elle plus (comme c'est le cas dans la loi de Moïse) pour des infractions contre la pureté du culte (idolâtrie, blasphème), ni pour des péchés touchant aux actes sexuels associés au don de la vie (Jésus a institué le divorce dans le cas d'adultère - Mt 5.31-32 ; 19.9 - remplaçant ainsi la peine mosaïque). Ces fautes, qui avaient un sens religieux dans la société théocratique de l'ancien Israël, ont un sens tout différent dans un système où le royaume de Dieu ne s'identifie plus au royaume civil.<br />
	Le domaine de la sainteté de la vie fait exception. Son élément « religieux » particulier demeure constant [...] car l'homme en tant que tel est une créature à l'image du Créateur. Ceci est inaliénable. [...] On peut donc dire que le meurtre prémédité et conscient est le cas où peut se prononcer une peine de mort, sans ajouter pour autant que, dans tous les cas, il faille qu'il en soit ainsi. La tâche de juger sera délicate, les abus doivent être rigoureusement écartés, l'accusé doit bénéficier du doute si sa culpabilité n'est pas clairement démontrée, mais le principe en jeu doit être reconnu pour vraiment maintenir la dignité de l'homme [...].<br />
	On s'étonne que dans les discussions sur la peine de mort, les partisans de son abolition ne fassent presque jamais allusion à Gn 9.6. [...] Dire « II n'appartient pas aux hommes de fixer le moment de la mort d'une créature humaine » est difficilement compatible avec ce texte. [...] <br />
	Quant à l'argument contre la peine de mort fondé sur l'espérance du repentir du criminel, c'est là quelque chose qui fait appel à nos sentiments de façon puissante ! [...] Qu'il nous soit permis de demander en quoi consiste la vraie dignité de l'homme : est-ce de faire face à un jugement justement prononcé, c'est-à-dire de regarder la mort en face, ou est-ce de subir une dégradation progressive qui le réduit à l'état d'un animal en cage tout en l'affligeant « à perpétuité » du souvenir d'un crime ? A chacun de choisir sa réponse à cette question, difficile et stimulante.<br />
III. PEINES DE MORT ET AUTRES GRANDES RELIGIONS<br />
A. JUDAISME<br />
Selon l'Ancien testament, meurtres, sacrilège, idôlatrie, débauche, adultère sont punis de mort. Cette peine apparaît cependant comme si répugnante qu'elle est effacée des statuts judaïques dès l'an 30 de notre ère. Aujourd'hui des voix critiques s'élèvent dans la communauté. En 1980, des organisations juives (Congrès juif mondial et associations de femmes) ont adressé à l'ONU une déclaration commune en faveur de l'abolition.<br />
En Israël, les rabbins, malgré leur répugnance à appliquer la peine de mort, se réservent néanmoins le droit d’utiliser son « pouvoir dissuasif », dans les cas où l’état de la société ou les circonstances particulières le justifient. Au cours du premier procès pour meurtre sous juridiction israélienne, les grands rabbins notifièrent au ministre de la Justice leur opposition à la peine de mort. Celle-ci fut finalement abolie en 1954 par la Loi de révision du code pénal. Néanmoins, la peine de mort est retenue dans le cadre de la Loi contre le génocide et contre les actes de trahison en temps de guerre. Le seul cas d’exécution dans l’histoire de l’état d’Israël est celui d’Adolf Eichmann, convaincu de génocide et pendu dans la prison de Ramleh en 1962. Cette exécution fera dire à Gershom Scholen (historien des religions, cité par Annette Wievorka, Le procès Eichmann, 1961) : « Ce n’est pas la force dissuasive de la pendaison appliquée à un scélérat inhumain qui pourrait empêcher pareilles catastrophes de se reproduire. Ce qui peut l’empêcher c’est une nouvelle éducation des hommes et des nations, une nouvelle prise de conscience de l’humanité. »<br />
B. BOUDHISME  HINDOUISME<br />
Le bouddhisme, comme l’hindouisme, est foncièrement non-violent à ce titre, il ne prône pas l’application de la peine capitale, même si certaines pratiques peuvent faire penser le contraire. L’opposition du bouddhisme à toute forme de violence se reflète aussi bien dans les règles ou préceptes proposés à ceux qui veulent suivre le Bouddha que dans la pratique des grandes vertus bouddhistes telles la compassion, la patience, l’équanimité, la sagesse, etc. D’après le premier précepte, il faut s’abstenir de détruire la vie de tout être vivant. En affirmant son propre « soi » , l’individu écrase les autres et s’enfonce dans une ignorance qui le pousse à poser des actes égocentriques. D’après Dennis Gira, ces actes peuvent engendrer des effets négatifs en bloquant chaque individu dans le cycle des naissances et des morts dont tout homme est prisonnier. « Si l’homme ne purifie pas son mental, il est incapable, à cause de son ignorance et des passions qui en découlent, de vivre jusqu’au bout le respect radical pour la vie. En revanche, celui qui fait l’effort de vivre selon cette éthique et de purifier son mental approfondira tout naturellement sa sagesse et fera l’expérience d’un véritable bonheur. » Dès que l’individu aura saisi qu’il n’a pas d’existence propre, il comprendra que la souffrance de tout être est, d’une certaine manière, sa propre souffrance. « L’homme comprend, en bref, que faire violence à autrui, c’est se faire violence à lui-même. C’est la véritable raison de l’opposition à la peine de mort. Tuer intentionnellement cet »autre« c’est, quelque part, se tuer soi-même. »<br />
Le bouddhisme est composé de nombreux courants. L’un d’eux, la secte Otani, a, par le passé, demandé la suspension des exécutions, mais jusqu’à présent, aucune secte bouddhiste traditionnelle n’a demandé publiquement l’abolition de la peine de mort.<br />
En 1999, la secte bouddhiste Tendai, a lancé, au Japon, un appel en faveur de l’abolition de la peine de mort au profit de l’adoption de l’emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle, d’une meilleure aide aux familles de victimes et davantage d’enseignement religieux.<br />
	Isaac DEMBELE<br />
	Eric DOMBOU<br />
	Rogatien EFUR<br />
	Marie DIOP<br />
]]></description> 
					<pubDate>Fri, 29 Aug 2008 16:36:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Une marche de la jeunesse: Pour aller où?</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/465893</link> 
                    <description><![CDATA[Envisager une marche de la jeunesse suscite en moi la question de savoir quel est sa destination ?<br />
Pourtant, c’est souvent dans l’ignorance de la destination qu’on emprunte que plusieurs jeunes ont marché le 12 août à travers le monde. Cette marche était comme pour dire nous en avons assez.<br />
Assez des maux et des mots qui minent notre quotidien, assez d’être exclu, assez de vivre dans un monde incertain et sans avenir.<br />
On pourrait dès lors se demander si les jeunes sont réellement conscients des défis auxquels ils sont confrontés ? Savent t-ils qu’ils s’apprêtent à recevoir en héritage un monde invivable ?<br />
En effet les défis auxquels notre génération doit faire face sont immenses. Ne  citons  pas les guerres, encore moins les violations quotidiennes des droits de la personne humaine. Mentionnons timidement la vie cher, le sida. Mais soulignons avec insistance le changement climatique et les défis environnementaux de nos pays.<br />
Oui ! Je l’assume, nos « Parents »  veulent nous léguer en toute beauté et en toute élégance un monde invivable. C’est ce que je retiens des innombrables messages brandit aussi haut que possible par plus de 500 jeunes à Québec City le 12 août dernier. La jeunesse, je veux dire une certaine jeunesse est consciente que les systèmes actuelles ne sont pas durables. Elle est consciente qu’il faut repenser le monde.<br />
Est-ce que cette connaissance est suffisante pour que le monde se « change » dans un automatisme et une programmation digne de notre siècle ?<br />
Je réponds non !<br />
Il faut apporter des changements pour traduire dans le concret les idées de changement positifs que nous souhaitons voire dans notre monde.<br />
C’est ainsi qu’il n’est plus rare de voir les jeunes se lever comme se fut le cas le 12 août et comme c’est le cas à bien d’occasion pour dire : nous n’en voulons plus. Des jeunes unis pour dire nous sommes un !<br />
Les jeunes occupent et veulent de plus en plus occuper des postes de leadership. Les jeunes défendent leur droit et les droits de leur communauté. Les jeunes entreprennent et réalisent des projets pour le bien de leur communauté.<br />
C’est l’engagement d’un jeune pasteur qui a suscité le combat pour la fin du racisme aux Etats-Unis, ce sont des idées de jeunes qui ont brisé le mur de la séparation en Europe. C’est la jeunesse qui stoppera les hémorragies aiguë de notre planète.<br />
Cette jeunesse qui marche le 12 août n’est pas égarée. En réalité, elle marche vers les murs de la solitude qu’elle n’hésitera pas de briser. Elle court sur le chemin de la paix qu’elle est déterminé à construire, elle pense à la protection de l’environnement, au changement climatique qu’elle va arrêter.<br />
Oui, cette jeunesse pense, elle pense bien et sait quel est sa place.<br />
Reste maintenant aux « restes » d’adultes qui ont su garder la lucidité de la justice et du bon sens de soutenir cette jeunesse, la vraie !<br />
]]></description> 
					<pubDate>Thu, 28 Aug 2008 23:01:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Notre de Dame de Quebec</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/455797</link> 
                    <description><![CDATA[La cérémonie d’ouverture du CMJ à été marqué par la présence de hautes personnalités qui croient à la jeunesse.<br />
Celui que j’ai connu et beaucoup apprécié pour son rôle inimitable dans la comédie musicale « notre dame de Paris », artiste hautement engagé dans la cause humanitaire m’a fortement motivé à continuer mon combat.<br />
Luck Mervil, dans un style qu’on ne connaît pas aux personnes de sa notoriété et de sa célébrité, sans protocole et sans bâillonnent à parler à la jeunesse et à toucher mon cœur !<br />
Il me dit : « il vous appartient d’agir… ». Cet appel à l’action qui n’est vraisemblablement pas un discours creux vient de quelqu’un qui me dit « connaître nos réalité [jeune] et nos défis ». En effet, cet artiste qui consacre plus de 2 mois de l’année à la cause humanitaire à depuis lors séduire mon cœur en étant le défenseur des sans papiers, des « sans voix » dans la comédie musicale. C’est dans cette démarche élégante qui à accompagner sans complexe et avec beaucoup de joie la jeunesse mondiale, participant à la marche de la jeunesse de Québec à l’occasion de la journée mondiale de la jeunesse.<br />
Un autre fait marquant de ces débuts du CMJ sera aussi la disponibilité, la patience et l’écoute de celle que les jeunes à Québec ont fait Gouvernante du Monde. Dans une éloquence sans pareil, j’ai écouté la 1er Dame du Canada, Son Excellence Madame La Gouverneur Générale parler à la jeunesse en des mots qui s’adresse à moi. Elle connaît les réalités de la jeunesse, elle en a d’ailleurs fait la priorité de son mandat. Dans ses réponses aux questions que nous lui posons, elle à des mots justes pour nous encourager, nous conseiller mais aussi nous motiver.<br />
Merci Madame la Gouvernante Générale, Merci Luck, merci à tous les leaders. La jeunesse mondiale reconnaissante.]]></description> 
					<pubDate>Fri, 15 Aug 2008 14:08:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Le Congres Mondiale de la jeunesse: Notre de Dame de Quebec</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/454601</link> 
                    <description><![CDATA[La cérémonie d’ouverture du CMJ à été marqué par la présence de hautes personnalités qui ont dédié leur vie à la cause jeune.<br />
Celui que j’ai connu et beaucoup apprécié pour son rôle inimitable dans la comédie musicale « notre dame de Paris », artiste hautement engagé dans la cause humanitaire m’a fortement motivé à continuer mon combat.<br />
Luck Mervil, dans un style qu’on ne connaît pas aux personnes de sa notoriété et de sa célébrité, sans protocole et sans bâillonnent à parler à la jeunesse et à toucher mon cœur !<br />
Il me dit : « il vous appartient d’agir… ». Cet appel à l’action qui n’est vraisemblablement pas un discours creux vient de quelqu’un qui me dit « connaître nos réalité [jeune] et nos défis ». En effet, cet artiste qui consacre plus de 2 mois de l’année à la cause humanitaire à depuis lors séduire mon cœur en étant le défenseur des sans papiers, des « sans voix » dans la comédie musicale. C’est dans cette démarche élégante qui à accompagner sans complexe et avec beaucoup de joie la jeunesse mondiale, participant à la marche de la jeunesse de Québec à l’occasion de la journée mondiale de la jeunesse.<br />
Un autre fait marquant de ces débuts du CMJ sera aussi la disponibilité, la patience et l’écoute de celle que les jeunes à Québec ont fait Gouvernante du Monde. Dans une éloquence sans pareil, j’ai écouté la 1er Dame du Canada, Son Excellence Madame La Gouverneure Générale parler à la jeunesse en des mots qui s’adresse à moi. Elle connaît les réalités de la jeunesse, elle en a d’ailleurs fait la priorité de son mandat. Dans ses réponses aux questions que nous lui posons, elle à des mots justes pour nous encourager, nous conseiller mais aussi nous motiver.<br />
Merci Madame  la Gouvernante Générale, Merci Luck, merci à tous les leaders. La jeunesse mondiale reconnaissante.]]></description> 
					<pubDate>Wed, 13 Aug 2008 23:38:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Le Président Wade dénonce le partenariat Europe-Afrique et les APE</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/279799</link> 
                    <description><![CDATA[Une conférence publique qu’il a animée à l’université Panthéon-Assas Paris II, a été l’occasion pour le président Abdoulaye Wade de démonter les Accords de partenariat économique (Ape) entre l’Europe et l’Afrique auxquels il préfère les accords de partenariat pour le développement (Apd). Au passage, le chef de l’Etat cloue au pilori le concept Eurafrique de Senghor et titille Sarkozy à propos de son discours controversé de Dakar.<br />
<br />
Le président Abdoulaye Wade a animé, jeudi, à l’université Panthéon-Assas Paris II, une conférence publique sur le thème ‘l’Alliance Europe-Aftrique des Accords de partenariat économique (Ape) aux Accords de partenariat pour le développement’. L’occasion pour le chef de l’Etat de fustiger les premiers au profit des seconds. En effet, selon le président Wade, ‘les Ape signifient que des économies totalement asymétriques seront alignées sur une parfaite égalité de compétition avec le démantèlement tarifaire et l’abolition d’autres mesures de protection’. ‘En terme simplifié, il s’agit de consacrer en droit un déséquilibre de fait’, explique-t-il. Suffisant pour qu’il professe : ‘ça ne marchera pas’. Et Me Wade croit savoir que son avis est largement partagé en Afrique : ‘Je dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas’.<br />
<br />
Sur les raisons de son scepticisme, le président Wade déclare : ‘les économies africaines et européennes sont de force absolument inégales. Les faiblesses structurelles de l’industrie africaine ne permettent guère une élasticité suffisante génératrice de produits d’exportation. C’est une question de capacité et non de conjoncture’. Il poursuit : ‘Accepter les Ape, revient donc pour nous à livrer totalement nos marchés aux produits européens sans espérer, en contrepartie, exporter de manière significative sur le marché européen’. Il s’y ajoute, indique-t-il, le ‘désagrément tarifaire imposé par le libre échangisme devant découler des Ape’, lesquels vont ‘occasionner d’énormes pertes de recettes fiscales douanières et pour nos pays’. Les pertes de recettes, selon une simulation du Centre d’étude et de recherche sur le développement entre 2008 et 2015, devraient passer de 38 milliards à 115 milliards de francs Cfa pour le Sénégal alors que celles en recettes douanières vont évoluer de 37 milliards à 77 milliards de francs Cfa. Quid des mesures compensatoires proposées par l’Europe ? Le président Wade les trouve dérisoires face à la détérioration du tissu économique que les Ape vont entraîner.<br />
<br />
Aux Ape, le chef de l’Etat préfère donc les Accords de partenariat pour le développement (Ap) qui, contrairement aux premiers ‘englobent et dépassent le cadre strictement commercial’. ‘De ce point de vue, l’Alliance Europe-Afrique devrait être portée par une vision, par l’action anticipative et non par la réaction face à l’arrivée de nouveaux concurrents sur le continent africain’. Autrement, l’Europe et l’Afrique iront à vau-l’eau, prévient Me Wade. Les géants économiques de ce monde sont, selon lui, les Etats-Unis rejoints par l’Inde, la Chine et le Brésil. ‘L’Europe est en marge de cette évolution et l’Afrique n’est qu’un point perdu dans cet univers’, dira le chef de l’Etat qui ajoute : ‘L’Europe a ses contraintes, mais l’Afrique a ses problèmes.<br />
<br />
Mais, ensemble, l’Europe et l’Afrique ont des atouts immenses pour bâtir une alliance stratégique, mettant en commun la technologie, le savoir faire, les capacités financières de l’Europe d’une part et, d’autre part, le potentiel humain et les ressources naturelles de l’Afrique’. Cependant, déplore Me Wade, ‘la stratégie de l’Europe vers l’Afrique est mal pensée’.<br />
<br />
Dans son analyse critique des relations Europe-Afrique, qu’il s’est plu à rappeler qu’elles datent du moyen âge, le président Wade n’a pas épargné le concept ‘Eurafrique’ théorisé par Senghor. Il le réduit à une simple ‘vision d’un poète’. ‘Nous ne sommes pas des poètes’, dit le professeur de Sciences économies revenu sur ses pas à l’université Paris II où il a enseigné de 1967 à 1968 en qualité d’assistant des professeurs Jean Marchal, André Piettre et surtout Jacques Lecaillon.<br />
<br />
Interpellé par un étudiant sur le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar, lequel avait déchaîné beaucoup de passions, Me Wade a répondu de manière allusive mais non moins précise. ‘En tout cas moi, ce ne sont pas mes collaborateurs qui écrivent mes discours’ ajoutant sur un ton ironique : ‘Je n’ai rien dit’. Auparavant, la première partie de la conférence animée par le chef de l’Etat avait porté sur son ouvrage consacré à l’Economie mathématique. Le livre, fruit de ses mémoires remis au goût des mathématiques modernes, est sérié en trois partie : Le ‘Certain’, la ‘Transition’ et l’ ’Incertain’. Pour donner aux mathématiques leur véritable rôle dans l’économie, le président Wade a préconisé la création d’une Ecole de pensée internationale d’économie mathématique. La conférence s’est déroulée en présence du président de l’université Panthéon-Assas Paris, Louis Vogel et de plusieurs ministres du gouvernement et des militants libéraux, jeunes pour la majorité, venus de Dakar pour donner de la voix. A la fin de la manifestation, une lettre de félicitation du Premier ministre, Hadjibou Soumaré, à l’endroit du président Wade a été lu par le ministre de l’Environnement, Djibo Leïty Kâ.<br />
<br />
By Amadou DIOUF, WALF FADJRI, 10/11/2007]]></description> 
					<pubDate>Sun, 11 Nov 2007 20:02:00 EST</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Réflexions sur les mutations du droit international</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/273267</link> 
                    <description><![CDATA[par Hugo Ruiz Diaz Balbuena, Mireille Mendès-France<br />
Première partie : Le droit international et la mondialisation<br />
<br />
A. Le retour vers le futur ?<br />
<br />
1. La crise du droit international et le nouvel ordre néo- colonial<br />
<br />
Les mutations du droit international :Un droit uniforme, unidirectionnel et impérialiste<br />
<br />
Depuis la deuxième guerre mondiale, la société internationale et les relations internationales étaient de facto façonnées par des rapports de forces plus ou moins équilibrés entre le bloc socialiste et le bloc capitaliste. Dans cette période, l’une des caractéristiques du droit international était sa nature hétérogène et relativement pluraliste, essentiellement dans la période où le poids des nouveaux Etats indépendants commençait à peser sur la balance des relations internationales. Droit à la nationalisation, droit à l’expropriation, droit des peuples sur leurs ressources naturelles, contrôle des activités des firmes transnationales, contrôle des capitaux et du transfert des capitaux, droit au développement, nouvel ordre économique international, étaient parmi d’autres, autant de composants qui caractérisaient les rapports internationaux et la régulation juridique de l’époque. Lors de la disparition du bloc socialiste et après des changements substantiels, des changements de fond concernant la régulation juridique et politique internationale se sont produits : le droit international construit après la deuxième guerre mondiale connaît une dégradation généralisée et, celle- ci a des répercussions directes sur le droit interne des Etats, spécialement sur ce qui touche à l’exercice des compétences des pouvoirs publics. Ce changement est encore plus visible sur l’Etat, formellement, sujet privilégié des relations internationales. Si dans la période allant des années 70-80, le rôle de l’Etat en tant que régulateur des rapports sociaux était revendiqué ouvertement , de nos jours le rôle social de l’Etat se trouve profondément érodé par l’offensive idéologique et politique du capitalisme. Cette offensive a comme conséquence un vrai recul des fonctions de l’Etat sur le plan de l’exercice traditionnel de ses compétences. Le rôle des pouvoirs publics se réduit à réguler juridiquement les privatisations et la vente des biens publics aux transnationales (entreprises d’Etat rentables), à gérer les « restructurations » qui entraînent le licenciement des employés et ouvriers, etc. Les pouvoirs publics perdent ainsi la maîtrise des politiques économiques, sociales et financières. Notamment, en tant que facteur politique et social de régulation, l’Etat a perdu et son rôle de redistributeur de richesses par la politique fiscale et celui de la mise en place des politiques d’emploi... En un mot, l’Etat est réduit au rôle de gardien des intérêts privés. Et le pouvoir politique, enfoncé dans une profonde crise de crédibilité et de légitimité, est le facteur qui véhicule « les valeurs » du capitalisme et les mots d’ordre l’accompagnant : compétitivité, récompense au mérite, responsabilité individuelle, la soit disant égalité des chances et surtout la bonne gouvernance, dont le résultat pratique est l’accaparement de la richesse par une minorité.<br />
<br />
L’ordre international n’est pas étranger à la restructuration du rôle de l’Etat et des pouvoirs publics. Sur le plan politique des relations internationales, la dégradation s’est encore accrue en effet, les rapports sociaux internationaux et les relations internationales sont façonnés par une structure unipolaire caractérisée par le rôle dominant des Etats-Unis. La prééminence et la domination nord-américaines sont bien reflétées par la stratégie actuelle consistant dans le refus obstiné d’encadrer leurs actions impériales dans la légalité internationale. Cette stratégie a des conséquences directes sur tout le système de sécurité collective construite après la deuxième guerre mondiale, mais aussi sur les règles du droit international en tant que système de régulation des rapports sociaux internationaux.<br />
<br />
Si les Etats-Unis deviennent dans ce processus de déstructuration du « droit ancien » l’acteur étatique principal des relations internationales, leurs alliés et leurs satellites européens y participent activement dans la restauration d’un ordre mondial que l’on croyait disparu à jamais et définitivement enterré par l’histoire. C’est ainsi que sur la scène internationale revient avec force la notion très controversée d’Etats « civilisés » (de nature occidentale et porteuse d’ordres) face à des Etats et des peuples dits « non civilisés » ne pouvant bénéficier de la protection du droit en général et du droit international en particulier. C’est un vrai retour vers le futur, retour vers le droit international dans ses sources originaires qui a dominé la scène internationale jusqu’à la moitié du 20é siècle, un système de droit essentiellement occidental et néo-colonial. Dans ce cadre, les Etats-Unis et leurs alliés n’ont pas hésité à faire appel à des institutions de nature coloniale, telle l’occupation des territoires d’Etats souverains par le biais du régime de tutelle consacré par la Charte des Nations Unies à un moment où plus de la moitié des peuples de la planète était encore soumis à la domination coloniale occidentalo-européenne ; du Kosovo à la Bosnie, en passant par l’Afghanistan et l’Irak. Ce régime de tutelle renvoie au système de protectorat et de mandat mis en place par la Société des Nations entre les deux guerres !<br />
<br />
2. La remise en cause de l’interdiction du recours à la force et des Nations Unies Là, où l’ordre néo-colonial a été le plus frappant politiquement concerne l’érosion du système de sécurité collective, notamment par les tentatives d’abolition de facto de l’interdiction générale du recours à la force consacrée par l’article 2 § 4 de la Charte des Nations Unies : opération militaire "Renard du désert" (décembre 1998) contre l’Irak sans autorisation du Conseil de sécurité, agression contre l’Afghanistan et mise en place d’un gouvernement satellite, agression de l’OTAN au Kosovo sans base légale et sans mandat des Nations Unies, guerre d’agression contre l’Irak et de nouveau installation d’un gouvernement satellite... voici des initiatives visant la restructuration des relations internationales contemporaines par l’exercice de la violence. Cette violence n’est pas à l’écart du contexte du processus de mondialisation : elle fait partie d’une offensive générale déclenchée contre les droits des peuples à disposer d’eux-mêmes, contre les droits humains. En d’autres mots, contre les acquis démocratiques et contre l’ordre international dans son ensemble. Ces actes d’une gravité spéciale ont particulièrement érodé la disposition de l’article 2 § 4 de la Charte des Nations Unies, universellement reconnue comme étant une norme impérative du droit international contemporain. Ces violations de l’interdiction du recours à la force remettent en cause non seulement une norme impérative du droit international, mais encore, ébranlent tout le système de sécurité collective. C’est le retour au jus ad bellum des temps anciens (droit de faire la guerre), logiquement le « droit » de l’exercice de la violence des plus forts contre les peuples les plus faibles. Il est utile de rappeler que l’interdiction générale du recours à la force consacrée par l’article 2 § 4 ne peut subir que deux exceptions : a. par décision du Conseil de sécurité en vue du maintien de la paix et de la sécurité internationales (art. 24 et chapitre VII de la Charte) et, b. le recours à la force dans l’exercice de la légitime défense dans le cas où un Etat serait l’objet d’une agression armée (art. 51 de la Charte).<br />
<br />
En dehors ce ces deux exceptions, le recours à la force constitue un acte d’agression suivant la Résolution 3314 du 14 décembre 1974. Aucune autre exception, même la soi-disant « intervention militaire humanitaire », n’est admise par le droit international. Et rappelons-le, l’acte d’agression est un crime international punissable par le droit international. Constatons ainsi que bien que le droit international interdit l’emploi ou la menace de l’emploi de la force, la violence des puissants n’a plus de paramètres de régulation juridique moins encore de limites politiques : ils partent, au nom d’une nouvelle civilisation, comme jadis l’invasion européenne des terres américaines, dans une croisade qui cache mal les politiques et les visées de soumission des peuples et d’appropriation des ressources communes. Et paradoxalement, l’ONU qui devrait être l’élément de contention et de régulation juridique de la violence, participe dans cette croisade de conquête du monde par les sociétés transnationales. Restructuration ou Réforme de l’ONU ( voir n°III) ? Désordre mondial, anarchie, déchaînement de la violence, crise de légitimité, crise de légalité, crise de gouvernabilité mondiale, crise institutionnelle, crise démocratique, voici les principales caractéristiques de la société internationale. Cet ordre international néo-colonial basé sur la violence est symétrique à l’ordre économique et social de misère construit exclusivement au nom et au profit des intérêts privés.<br />
<br />
3. Les mutations dans l’ordre économique<br />
<br />
Le droit international de nature économique est sans conteste , le corpus juridique qui reflète le mieux les mutations de l’ordre politico-juridique du monde. Sa principale caractéristique sur le plan juridique est la confusion et la fusion du droit avec les intérêts des marchands. C’est Leur droit. C’est l’imposition du droit commercial au sens strict du terme : les ressources naturelles, les microorganismes, les écosystèmes, le corps humain, la santé, l’éducation, la culture, la recherche scientifique, les médicaments, la production des biens sont tous soumis à la loi du marché et font l’objet d’appropriation « légale » par les firmes privées et par les grandes corporations transnationales. Les institutions multilatérales d’ordre économique (FMI/BM/OMC), leurs tribunaux (ORD, CIRDI) ainsi que les pouvoirs de facto (G8, Club de Paris...) constituent le fer de lance de ce nouvel ordre économique international. Tous les peuples sont donc soumis à des règles juridiques où les grandes mutations du droit international ont été déterminées par le changement substantiel des rapports réels entre les principaux acteurs de l’histoire et, ce changement est, à son tour, déterminé par la nature des acteurs en présence. Certainement, la violence joue un rôle de premier niveau dans le processus de mutation de l’ordre économique mondial.<br />
<br />
Conclusion. Le saut irréversible vers le futur ?<br />
<br />
Rien n’est moins sûr. L’histoire ne se répète pas, elle n’et pas cyclique non plus. Les grands bouleversements du droit international ont obéi historiquement à l’action des forces en présence : leurs contradictions, leurs disputes hégémoniques pour la direction du monde. Ainsi que l’a remarqué Charles Chaumont « ... le droit international est fondé sur des contradictions.... » , et ses règles sont basées sur des facteurs idéologiques qui cachent les réalités de la puissance des plus forts sur les plus faibles . Aujourd’hui, nous assistons à un changement qualitatif des rapports sociaux internationaux, à un bouleversement des rapports de forces et de tout le système juridique international qui en découle. Il s’agit de changements de fond de l’ordre politico-juridique international, caractérisés par la violence comme élément de légitimation dans le processus de formation de nouvelles règles. Répétons- le : ces changements sont le résultat des variations qualitatives des rapports de force réels et des contradictions entre les acteurs de l’histoire. Mais en même temps les dominés ont commencé à s’emparer du droit international et de la politique internationale pour tenter d’en faire un instrument de transformation, comme jadis l’ont fait les peuples luttant pour leur libération contre la domination coloniale.<br />
<br />
Deuxième partie : Les Institutions financières et commerciales internationales : réforme ou restructuration ?<br />
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1. Un peu d’histoire Pour instaurer la sécurité et la coopération économique dans le monde de l’après-guerre, la solution proposée lors de la Conférence monétaire et financière des Nations Unies tenue à Bretton Woods consistait à créer un ensemble d’institutions intergouvernementales qui auraient pour mission de surveiller les négociations et la coordination multilatérales de politiques susceptibles de parer à toutes les menaces qui paraissaient compromettre la survie du nouveau système commercial et financier multilatéral. Ces institutions devaient comprendre notamment : a. Le Fonds monétaire international (FMI), chargé de garantir un système multilatéral des paiements cohérent, reposant sur des taux de change négociés multilatéralement, stables mais ajustables, dans des conditions qui limitaient strictement les flux de capitaux internationaux privés. b. L’Organisation internationale du commerce (OIC), qui aurait pour mission de fournir un cadre basé sur des règles pour faciliter la réduction des obstacles commerciaux dans le cadre de négociations multilatérales, et de coordonner les politiques économiques nationales afin de porter la demande mondiale et l’emploi à des niveaux suffisants pour soutenir le développement des pays membres à faible revenu. c. Le Fonds de stabilisation international des produits de base, qui devait assurer la stabilité des prix des matières premières et des produits de base grâce à la création de stocks régulateurs. La conception de ces institutions reposait sur le caractère inséparable des objectifs nationaux et internationaux. L’importance attachée à l’existence d’un environnement extérieur favorable pour pouvoir bénéficier d’une croissance rapide et du plein emploi se reflète dans l’énoncé des objectifs du FMI, qui étaient de "faciliter l’expansion et l’accroissement harmonieux du commerce international et de contribuer ainsi au maintien de niveaux élevés d’emploi et de revenu réel, ainsi qu’au développement des ressources productives de tous les membres en tant qu’objectifs fondamentaux de la politique économique". La Charte de l’OIC (Chapitre 2, article II) était encore plus explicite : "Les États membres reconnaissent qu’il n’est pas uniquement de leur intérêt national de prévenir le chômage et le sous-emploi en assurant et en maintenant dans chaque pays des possibilités d’emploi productif en faveur des personnes aptes au travail et désireuses de s’employer ainsi qu’un volume important et en progression constante de la production et de la demande effective de biens et de services. Ils reconnaissent que la prévention du chômage et du sous-emploi est également une condition nécessaire pour atteindre ... le développement des échanges internationaux, et, par conséquent, pour assurer le bien-être de tous les autres pays". Les efforts déployés pour mettre en place un ensemble cohérent et coordonné d’institutions internationales pour promouvoir le plein emploi, libre-échange équitable et le développement n’ont jamais été achevé. Seul le FMI et la BM furent créés, et le système des négociations fondé sur les règles pour éliminer les accords bilatéraux discriminatoires via l’application de la clause inconditionnelle de la nation la plus favorisée est le seul élément qui ait survécu à la Charte de l’OIC sous la forme de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT, 1947). Lors des débats qui devaient déboucher sur Bretton Woods, une autre institution a été ajoutée à l’ensemble initial : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement destinée entre autres, à "promouvoir la croissance équilibrée à long terme des échanges internationaux et maintenir l’équilibre des balances des paiements en encourageant l’investissement international pour le développement de ressources productives des membres, et améliorer ainsi la productivité, les niveaux de vie et les conditions de travail dans les pays membres"( art. I, iii). Notons un point important : les problèmes spécifiques des pays en développement qui participaient à la mise en place du système commercial et financier international d’après-guerre n’ont pas été débattus à Bretton Woods. Dés le départ, ces institutions de nature libérale ont eu deux handicaps : a. elles ont été mises en place par les pays riches. Les mécanismes de décision politique restent dans leurs mains et ils ont dés le début la mainmise sur le FMI et la BM, principalement les Etats-Unis. b. les intérêts des pays en voie de développement avaient été ignorés dés le début, ceux - ci étant d’emblée écartés du centre des décisions. Avec le temps, les pays en voie de développement et par extension leurs populations, subiront directement les effets des décisions prises par les centres de pouvoir localisés à l‘intérieur de deux institutions. Depuis le début de l’offensive néo-libérale des années 1980, l’édifice sur lequel reposaient les relations internationales a subi des modifications. Avec cette mutation, c’est tout le système juridico-politique internationale construit après la deuxième guerre mondiale (l’ONU, institutions spécialisées, organes subsidiaires, droits humains, droit au développement,....) qui est mis en question. Deux éléments peuvent être considérés comme facteurs du changement des rapports de forces et du droit international : a. l’échec et la faillite total du socialisme comme système alternatif au capitalisme, b. l’échec des pays du Sud dans la construction d’un Nouvel ordre international, et en conséquence, l’échec des politiques de développement élaborés à partir des besoins de ces pays.<br />
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Le système libéral, libéré des contraintes juridico-politico-idéologiques et des contradictions sur le plan international, se trouve aujourd’hui en position d’arbitre, en condition d’imposer à l’échelle planétaire son propre modèle en tant que moteur unique du fonctionnement de l’économie mondiale. En 1994, suite à l’Accord de Marrakech, l’OMC est crée comme organisation internationale dotée de compétences nécessaires et des capacités fonctionnelles. Elle complète le tripode des relations économiques et financières internationales aux côtés du FMI et de la Banque mondiale. Selon l’article III. 5, en vue de rendre plus cohérente l’élaboration des politiques économiques au niveau mondial, l’OMC coopérera avec le Fonds monétaire international et avec la Banque internationale pour la reconstruction et le développement et ses institutions affiliées. Afin de mener une politique cohérente et commune sur le plan mondial, l’OMC a signé un accord avec le FMI le 9 décembre 1996 et un autre avec la BM le 28 avril 1997. La rapidité avec laquelle l’OMC, le FMI et la BM sont arrivés à un accord parle d’elle- même. Par contre, aucun accord n’a été signé avec les Nations Unies. La contribution aux débats sur la réforme ou sur la restructuration des IFIs (y compris l’OMC) est appréciée dans ce nouveau contexte international, caractérisé par une attaque frontale au rôle sociale de l’Etat, par la création d’un « nouveau droit » au service des intérêts des groupes de pouvoir au Nord et au Sud ; par l’offensive idéologique et politique contre les conquêtes concernant les droits humains, en particulier à l’encontre des droits économiques et sociaux, civils et politiques, par le rétrécissement de l’exercice des droits démocratiques suite à la consécration des règles qui donnent la primauté aux intérêts privés sur les intérêts publics ou communs, par le processus de démantèlement des réglementations sociales protectrices des droits des travailleurs, par la mise en place d’une réglementation régressive qui consiste à détruire toute trace de conquête sociale... Notons que les débats sur la nécessité des réformer les institutions financières internationales ont déjà vu le jour et posés en tant que revendication par les pays en voie développement, dans le contexte de la construction du Nouvel ordre économique international.<br />
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2. Le FMI et la Banque mondiale : le pouvoir dans la société internationale, le processus d’imposition d’un modèle social régressif et de l’ordre international de la misère En ce qui concerne les relations internationales, l’un des caractéristiques les plus frappant est le fait qu’un petit groupe d’Etats puissants et d’entreprises transnationales concentrent le pouvoir et prennent à huit clos, des décisions qui déterminent la vie et les conditions de vie des peuples. Dans la conjoncture actuelle et dans l’état des rapports de force, le fonctionnement de la société internationale et des sociétés humaines est largement déterminé par les « pouvoirs privés », étant fondé sur une logique marchande et de « marchandisation » de l’être humain et des populations entières de la planète. Les IFIs fonctionnent selon la logique des entreprises financières privées et du capitalisme mondial, sans grande considération des résultats sociaux et politiques de leurs actions et en constituent l’organe exécutif des pouvoirs de facto. La politique économique, financière et commercial internationale est un monopole des institutions internationales (FMI, BM, OMC) qui répondent essentiellement aux intérêts des pays développés : les institutions multilatérales agissent comme vecteurs de l’idéologie néolibéral : les institutions financières internationales sont des instruments qui imposent des politiques consistant à télécommander les économies des pays envoie de développement à travers l’imposition à des pays impuissants des politiques économiques impopulaires et antisociales , destinés à assurer le profit des banquiers privés, des pays créanciers et des grandes firmes transnationales. De sa part, l’OMC est l’institution multilatérale dont les règles sont entièrement fondées sur la logique et les intérêts des pays du Nord et des sociétés transnationales : Accord sur le droit de propriété, AGCS, Accord sur l’agriculture...Logique et règles très simples : toutes les responsabilités incombent à l’Etat, aux pouvoirs publics et aux populations, tenus de respecter scrupuleusement les droits privés des transnationales, toute l’impunité assurée à ces dernières. Ces institutions multilatérales constituent le fer de lance du libéralisme et empêchent tout espoir de développement alternatif durable pour les pays du Sud. Elles font partie intégrale du processus d’imposition de un ordre international de misère et de violence en participant activement à la consolidation du système social international d’exclusion juridiquement organisée .<br />
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3. Les institutions multilatérales sont - elles réformables ? Pour répondre à la question nous allons aborder deux points essentiels. Tout d’abord, la problématique de la dette en rapport avec les programmes d’ajustement structurel et ensuite une analyse politico-juridique des institutions multilatérales. 3.1 Dette, programme d’ajustement structurel : la mainmise sur les ressources humaines et naturelles des peuples du Sud A partir de 1982, au moment de la crise de la dette, c’est tout le système bancaire privé occidental qui été menacé d’une faillite en chaîne. L’entrée sur scène du FMI et de la BM a permis de gérer cette crise, à travers le rééchelonnement et les annulations partielles. La dette demeure cependant l’un des problèmes essentiels des pays en voie de développement et de leurs populations. La dette externe sert avant tout d’instrument de contrôle des économies des pays en voie de développement : le FMI et la BM imposent des programmes économiques, commerciales et financières qui dépassent largement le cadre de la simple imposition d’un ensemble de mesures macroéconomiques au niveau interne. Leurs politiques s’insèrent dans le processus de démantèlement du rôle social de l’Etat, faisant partie intégrale d’un projet politique, d’une stratégie délibérée de transformation sociale à l’échelle mondiale, dont l’objectif principal est de faire de la planète un champ d’action où les sociétés transnationales pourront opérer en toute sécurité et en toute impunité. « Les programmes d’ajustement structurel (PAS) jouent ainsi un rôle de "courroie de transmission" pour faciliter le processus de mondialisation qui passe par la libéralisation, la déréglementation et la réduction du rôle de l’État dans le développement national . A juste titre nous pouvons dire que le FMI et la Banque mondiale jouent un rôle de premier plan du processus de formation et consolidation de l’ordre néolibéral. A travers l’imposition de leurs programmes d’ajustement, elles sont à l’origine de politiques sociales catastrophiques pour les populations : privatisation de la santé, privatisation de l’éducation, privatisation des services publics, libéralisation forcée du commerce, tout cela en parfaite concordance avec la politique commerciale et les règles libérales de l’OMC. Le FMI et la BM deviennent des institutions dont le but principal est, parmi autres, le recouvrement des intérêts de la dette, la soumission de chaque pays aux règles juridiques de la déréglementation assurant la libéralisation des mouvements des capitaux, la démission des pouvoirs publics de tout contrôle démocratique de l’économie nationale. Avec l’OMC elles sont, en substance, les gardiens institutionnels des intérêts privés et les piliers politico-juridiques du système libéral mondial. C’est la nouvelle forme de colonialisme : la domination des puissants se manifeste et se cache derrière la prise de décision au sein d’organismes multilatéraux économiques, financiers et commerciaux travers. Voici « ...l’impérialisme « triangulaire » moderne » . 3. 2. la question du pouvoir à l’intérieur des institutions multilatérales. La parcelle du droit Il faut constater d’emblée que le FMI et la BM sont des institutions internationales multilatérales reliées aux Nations Unies. En tant que telles, elles sont, en principe, tenues d’ajuster leur conduite aux principes, buts et règles de la Charte des Nations Unies. Loin de là, leurs activités sont allées plutôt en sens inverse : à l’encontre et contre le droit international et de la Charte des Nations Unies. Aucun contrôle démocratique, aucune participation ouverte, aucune légitimité démocratique, aucune règle autre que la logique marchande et la force, camouflés par le droit interne : voici les composants essentiels de base du fonctionnement du FMI et de la BM.  En ce qui concerne la procédure de prise de décision au sein du FMI et de la BM, elles se trouvent concentrées aux mains des puissants, rassurant juridiquement l’exercice du pouvoir et de l’hégémonie des plus forts. En effet, comme le remarque Chemillier -Gendrau, ces institutions « ..sont de purs relais du rapport de forces... » et aucun ordre mondial, aucune légalité internationale, aucune norme impérative n’a encore réussi à y pénétrer. Au sein de ces institutions le rôle prépondérant revient, tout naturellement, aux pays industrialisés occidentaux, qui de facto, détiennent tout le pouvoir de décision, puisque le poids dépend entièrement du montant du capital souscrit. Leurs statuts consacrent et légalisent des relations économiques et financières internationales fondées sur la domination des plus forts sur les plus faibles. Légitimité démocratie, respect du droit international ? Par la Résolution 36/172 qualifie l’apartheid comme un crime contre l’humanité. Egalement, l’AG de la ONU condamne fermement les sociétés transnationales et les institutions financières qui collaborent avec le régime raciste de l’Afrique du sud, en ouverte allusion au FMI et à la BM. En 1982 l’AG de l’ONU a demandé explicitement au FMI, dans le cadre de lutte contre la discrimination raciale et le racisme, de s’abstenir d’accorder toute assistance ou appui économique et financier au régime criminel de l’apartheid . La réponse du FMI a été d’une clarté surprenante et d’un cynisme brutal : il (le FMI) ne peut suivre l’injonction de l’AG de l’ONU parce que les demandes d’assistance économique et financière de l’Afrique du Sud étaient conformes à leurs statuts ... sans commentaires ! ! !. Une telle décision n’aurait vraisemblablement été prise sans l’accord implicite ou explicite des pays occidentaux, en particulier sans le concours des Etats-Unis qui a aussi été condamné explicitement par l’AG par leur appui ouvert au régime raciste de l’Afrique du sud. Respect des droits humains, de l’environnement des valeurs démocratiques et sociales ? Afin de laver leur image et légitimer leurs politiques_ anti- démocratiques, destructrices des biens publics, anti- environnementales et antisociales_ ces institutions tentent de les cacher sous de phraséologiques vides de contenu. Dés lors, la modalité de l’applicationdesprogrammes d’ajustement structurel_ appropriation des biens publics par les sociétés transnationales et le secteur privé, bradage des secteurs rentables des services publics, privatisation de la santé publique, etc. _ s’adapte aux critiques et prétend donner un « visage humain » au pillage des ressources et richesses des peuples du Sud. C’est ainsi que le FMI et la BM, dans un surprenant élan « démocratique », exigent la « participation de toutes les composantes de la société civile » dans le cadre de la « bonne gouvernance ». La bonne gouvernance implique que les pouvoirs publics devraient gérer l’Etat selon les critères du secteur privé, comme une entreprise, et non comme un bien public. La participation de la société civile n’est donc qu’un prétexte afin de garantir que la gestion des biens publics et des ressources des peuples, seraient menées selon les critères et les intérêts des pays du Nord et des sociétés transnationales. Rien de plus substantiellement opposé et en contradiction ouverte avec les valeurs et l’exercice des droits démocratiques. Plus encore, le rôle de la « société civile » ne signifie nullement que le FMI, la BM et leurs dirigeants et responsables vont se soumettre à un contrôle démocratique, à la volonté populaire ou aux règles de droit international. Sa participation n’implique pas non plus « le droit » d’exiger la mise en place des politiques sociales, environnementales et économiques respectueuses des droits humains et de l’environnement ou d’exiger des pouvoirs publics la récupération des richesses escamotées par les sociétés transnationales au domaine public. Il ne s’agit pas de décider le budget de la santé, de l’éducation ou du degré de la libéralisation du commerce. En fait, l’objectif de ces institutions correspond parfaitement à une idéologie et vision instrumentalistes des mouvements sociaux et de la société civile. Cet « élan démocratique » du FMI et de la Banque Mondiale cherche plutôt à créer des garde-feu en prévision d’éventuelles poursuites judiciaires pour des violations graves des droits humains ou pour la destruction de l’environnement. N’oublions pas que les deux institutions ont donné leur appui inconditionnel au régime criminel de la dictature argentine qui a ordonné et exécuté les pires crimes contre l’humanité : tortures en grande échelle, violations massive des femmes, exécutions sommaires, trente mil disparus......Rappelons également d’autres cas exemplaires : l’appui au régime criminel de Pinochet au Chili, l’appui financier de la Banque Mondiale à Fujimori eu Pérou, l’appui constante à la dictature brésilienne, appui au régime criminel et corrompu de Souharto en Indonésie, etc..... Tous, des gouvernements sous protection des Etats-Unis. Mais la liste est très longue et les victimes innombrables. Reprenons de nouveau la question centrale : le pouvoir. La procédure de décision et la décision restent, entièrement dans les mains des pays riches. Au FMI, cinquante pays africains dans son ensemble ont le même poids qu’un seul pays comme l’Allemagne ! Les Etats-Unis possèdent 18,34 pour cent des quotes-parts contre 17,8 pour cent des votes ce qui leur donne un pouvoir de veto de facto, un pouvoir de blocage sur toutes les décisions essentielles ou sur toute décision que leur soit défavorable, car les décisions importantes doivent être prises par une majorité de 85 pour cent. L’existence d’une Assemblée générale, où chaque membre est représenté peut donner à croire à une participation égalitaire. Mais son existence n’est qu’une formalité : les mécanismes de décision ne trouvent pas leur inspiration dans des valeurs démocratiques, mais du système censitaire. Les IFIs forment un club où « ....les riches ordonnent et les pauvres obéissent.. » . En ce qui a trait à l’OMC, la règle du suffrage universel (un pays, un vote, art. IX, 1) se révèle inefficace puisque celle-ci n’est presque jamais appliquée. Les décisions sont en théorie prises suivant la règle du consensus, héritage du GATT 1947, et consacrée par le même article IX, 1. Néanmoins, l’OMC fonctionne selon des procédures de facto, à travers des procédures antidémocratiques dans lesquelles les décisions sont prises par le club restreint de pays développés (Green Room). Dans les faits, dans les trois institutions, la prise de décision est basée sur le rapport de forces.<br />
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Conclusion : restructuration substantielle des institutions économiques multilatérales Après cette brève analyse, un fait s’impose comme une évidence : le système des relations économiques, financières et commerciales internationales nécessite d’une ré-formulation substantielle. Ce n’est par des réformes de façade (par ex. « visage humain » au PPTE) que ces institutions vont changer leurs politiques qui empêchent le développement des peuples du Sud. Ce n’est pas par des appels formels à la « participation de la société civile » qu’elles vont revoir leurs politiques destructrices de l’environnement et violations massives et graves des droits humains. Face à l’exclusion juridiquement organisée, face à cet ordre de misère, face aux politiques de déstructuration du droit des peuples et des droits humains, il est impératif de refonder un ordre international , basé sur la coopération internationale, le multilatéralisme et non sur la raison de la force et des intérêts privés. Refonder l’ordre international qui a été imposé aux peuples « ... est inconcevable sans une restructuration radicale des systèmes financier, monétaire et commercial à l’échelle mondiale » . De là l’impératif que les institutions économiques multilatérales restent rattachées aux principes et règles du droit international, se soumettent aux obligations internationales en matière des droits humains et, surtout qu’elles restent soumises au cadre juridique onusien.<br />
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La troisième partie : L’ONU, réforme ou restructuration ?<br />
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1. La crise de légitimité et de légalité<br />
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Le Préambule de la Charte définit le rôle de l’ONU au regard de la proclamation suivante : Nous, peuples des Nations Unies, résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances, à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites, à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international, à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande, .. à unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales, à accepter des principes et instituer des méthodes garantissant qu’il ne sera pas fait usage de la force des armes, sauf dans l’intérêt commun, à recourir aux institutions internationales pour favoriser le progrès économique et social de tous les peuples,... De nos jours, tout le système multilatéral onusien subit une crise au plan de la légitimité, de la légalité des actes des organes et de leur crédibilité (Conseil de sécurité), de légitimation et de légalisation des guerres d’agression, des prises de position des responsables en faveur de la mondialisation libérale. Les grands absents sont les peuples qui subissent directement les effets sociaux catastrophiques de la mondialisation, principalement parce que les Nations Unies ont démissionné de leur obligation de garantir le développement économique et social. La fin de la « guerre froide » et de l’affrontement entre le capitalisme et le socialisme aurait dû donner un rôle central aux Nations-Unies pour le développement et pour la paix dans le monde. Elle a échoué. Sur le plan du développement économique et social et de la coopération, ainsi que sur le plan des relations économiques, financières et commerciales internationales, l’ONU a également échoué. Sur le plan économique, l’OMC, le FMI et la Banque Mondiale - où les pays riches ont un rôle prépondérant - fixent eux-mêmes les règles de la mondialisation en dehors du cadre des principes et des règles inscrites dans la Charte et contre les normes régissant la protection internationale des droits humains. A cela, il faut ajouter le fait de l’influence de plus en plus envahissante des sociétés transnationales, qui se présentent comme composantes de la société civile mondiale travaillant en partenariat avec plusieurs organes de l’ONU. Ainsi, dernièrement, la firme Bayer est devenue le partenaire principal de Global Compact -dont le siège est à l’ONU- ; on peut se demander pourquoi cette transnationale pharmaceutique, à but privé, devient partenaire d’une organisation internationale dont le but est de veiller à l’intérêt commun de l’humanité ? Depuis décembre 1991, les puissances occidentales, sous l’hégémonie et la direction des Etats-Unis, ont estimé qu’elles avaient les mains libres pour mettre à leur service les organes de l’ONU, particulièrement, le Conseil de sécurité. Cela avec l’objectif de crééer de nouvelles formes institutionnelles de contrôle, de modifier radicalement les normes existantes pour les remplacer par des normes de nature régressive de type néo-colonial ( légalisation du droit d’intervention humanitaire, lutte contre le terrorisme, etc.). Ces transformations normatives constituent le complément nécessaire à l’expansion du modéle capitaliste et son implantation dans le monde entier comme seul et unique modèle possible. La militarisation, les actes d’agression, les “interventions humanitaires”, sont les composants essentiels de ce modèle. Le Conseil de sécurité de l’ONU devient, dès lors, avec le FMI, la BM et des regroupements de facto comme le G8 et le club de Paris, un “gouvernement mondial” entièrement entre les mains des Etats riches. C’est ainsi que l’ONU, par le biais du Conseil de sécurité, a légalisé des actes en violation de la propre Charte et du droit international coutumier. Le 12 juillet 2002 le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la Résolutión 1422, renouvellée en juin 2003 à travers la Résolution 1487. Dans ces résolutions, le Conseil de sécurité, s’alignant sur la volonté nord-américaine, a ordonné à la Cour Pénale Internationale de s’abstenir pendant une durée de 12 mois de toute investigation ou de procès contre les nationaux des Etats tiers au Traité de Rome de 1998 ( Statuts de la Cour Pénale Internationale) sur des faits ou des omissions en rapport avec une mission ou une opération autorisée par les Nations Unies. De plus, le Conseil de sécurité s’arroge le droit de renouveler, à date anniversaire, cette Résolution. Selon l’article 16 des Statuts de la CPI, le Conseil de sécurité ne peut demander que la suspension des investigations en cours ; il ne peut ordonner à la Cour de s’abstenir d’initier des investigations sur des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre ou un génocide contre les nationaux d’un Etat tiers. Impunité ou immunité pour les responsables de crimes contre l’humanité ? Plus que jamais la question de la réforme ou de la restructuration de l’ONU est à l’ordre du jour, cela se pose à l’échelle planétaire. L’urgence de procéder à une révision de fond concernant son fonctionnement s’est accentuée et aggravée avec les derniers actes des Etats-Unis, en complète violation du droit international et de la Charte. Unilatéralisme ou multilatéralisme ? La question paraît plus complexe. Rappelons simplement que les Etats-Unis et d’autres Etats occidentaux n’ont jamais renoncé à exercer la violence dans les relations internationales à côté et contre la Charte des Nations Unies. Citons parmi d’autres, l’invasion du Guatemala, 1954, l’invasion de Saint Domingue en 1960, l’invasion de Cuba en 1961, l’invasion de Panama 1989, l’invasion de Grenada 1983........ De la même manière, sous pression des Etats-Unis, les Etats membres du Conseil de sécurité ont agi en violation de plusieurs principes et règles fondamentales du droit international. Le 22 mai 2003, le Conseil de sécurité, avec vote affirmatif des 14 Etats membres présents à la réunion, a adopté la Resolution 1483, sur la base d’un projet présenté par les Etats-Unis, le royaume Uni et l’Espagne. Dans cette Résolution, les Nations Unies, • ordonnent la levée de l’embargo contre l’Irak • remettent l’économie irakienne et son futur politique entre les mains des forces envahissantes, en ouverte violation de la IV Convention de Genève (Section III, Titre III) • demandent aux occupants de travailler en faveur de la formation d’un gouvernement reconnu internationalement, sans fixer de calendrier pour le retrait des troupes d’agression....<br />
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Par le biais de cette Résolution, l’ONU reconnaît explicitement et légalement l’occupation sine die du territoire d’un pays membre indépendant, ainsi que la légalisation de l’appropriation par les envahisseurs des ressources naturelles de ce pays. Cet acte est une violation flagrante de la Charte des Nations Unies, de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, des deux Pactes internationaux de 1966. L’Irak ne bénéficie même pas des dispositions contenues dans le Chapitre XII de la Charte concernant le Régime international d’ administration.<br />
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2. L’ONU au service des intérêts des pays dominants et de la mondialisation libérale ? L’Assemblée générale de l’ONU, les gouvernements, les organes de l’ONU et les différentes organisations internationales se sont longtemps inquietés des activités des transnationales. L’un des points du programme pour un Nouvel Ordre économique international faisait référence explicitement à la nécessité de contrôler leurs activités et de les soumettre à un contrôle institutionnel et au respect de l’ordre interne des Etats. Coup d’Etat au Guatemala en 1954 contre le gouvernement d’Arbenz, participation au coup d’Etat contre le gouvernement démocratique de Salvador Allende au Chili, appui au régime criminel de l’apartheid en Afrique du Sud. Ces participations à dse actes illicites parlent des conduites illégales et des activités criminelles dont sont responsables les sociétés transnationales . Les banques du Nord ont ainsi participé activement avec les IFIs au saccage de l’Argentine, en donnant leur appui inconditionnel au régime criminel de la Junte militaire qui avait planifié et ordonné l’éxécution de crimes contre l’humanité. Les sociétés transnationales ont historiquement constitué une menace pour l’autodétermination des peuples et pour la souveraineté des Etats. Elles ont même profité de la protection des pays du Nord qui les ont aidés militairement dans l’organisation d’actes d’agressions et de coups d’Etats contre les gouvernements démocratiques qui tentaient de les soumettre au respect de la loi et du droit international. Les activités des sociétés transnationales ne se limitent pas aux Etats : elles cherchent une légitimation par la voie de leur présence et de leur pouvoir au sein des organisations internationales afin de les influencer. Ainsi, en 1978 l’ organisation non gouvernementale « Déclaration de Berne », a publié un rapport sur L’infiltration des firmes multinationales dans les organisations des Nations Unies. Ce rapport expliquait, documents à l’appui, les activités déployées par ses sociétés pour influencer les décisions de plusieurs organes du système onusien. Mais maintenant, il ne s’agit plus d’infiltration, l’ONU a ouvert ses portes à ces sociétés en les appellant “ membres de la société civile” ou “ acteurs sociaux”, suivant la tendance mondiale de concentrer le pouvoir de décision entre les mains de grands conglomérats internationaux, au détriment de la démocratie, du droit au développement et du respect des droits humains. Le partenariat de l’ONU avec les sociétés transnationales a été oficiellement proclamé à New York par le Secrétariat général à travers le Global Compact, le 25 juillet 2000. Parmi les participants de la “ société civile” apparaissent British Petroleum, Nike, Shell, Rio Tinto, Novartis, toutes avec un curriculum éloquent en matière de violations massives et graves des droits humains, du droit du travail et de destruction de l’environnement. Il faut citer également la Lyonnaise des Eaux, dont les agissements en matière de corruption de fonctionnaires publiques afin d’obtenir le monopole de la distribution d’eau sont bien connus en Argentine, en Bolivie, au Chili et ailleurs. Ce processus de partenariat avec les sociétés transnationales va à l’encontre des réformes démocratiques nécessaires au sein de l’ONU et renforce leurs politiques de mainmise sur les ressources et les biens publics apartenant aux peuples. Cet partenariat implique un virage stratégique de l’ONU qui confère de plus en plus de pouvoir de décision à ces sociétés privées. Le bien public se trouve escamoté au profit des intérêts privés, et l’ONU n’est pas étrangère à ce phenomène . Nous pouvons dire que tout le système institutionnel de l’ONU est pris dans la tourmente de la mondialisation capitaliste. La question de la destruction des acquis sociaux, de la destructuration du cadre juridique de la protection internationale des droits humains, l’utilisation de la force armée contre les peuples, la tendance généralisée du glissement vers des Etats de plus en plus autoritaires et représsifs, sont autant d’éléments qui doivent être lus à la lumière de ce processus de mondialisation. Et l’ONU joue un rôle de premier plan dans ce processus.<br />
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Conclusions<br />
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Il est nécessaire d’agir en vue de la reconstruction de l’ONU sur des bases démocratiques et respectueuses du droit international et des droits humains. Cette transformation ne passe pas uniquement par l’élargissement du nombre d’Etats au sein du Conseil de sécurité. Le problème de légitimité, à laquelle l’ONU est aujourd’hui confrontée, est beaucoup plus profond : il tient au fait qu’elle a démissionné de son obligation qui est d’assurer la paix et la sécurité internationales, essentiellement parce qu’elle elle a contribué décisivement à la violation des normes impératives du droit international et, surtout parce qu’elle joue le rôle de courroie de transmission d’un projet et d’un modèle politique, idéologique et économique qui vise à l’instauration d’un ordre international fondé sur la discrimination, la force, la domination des peuples et sur la violence. Démocratiser l’ONU, afin que « nous les peuples... » récupérions ce qui nous a été illégitimement pris par les puissances et par les transnationales, est un enjeu politique d’une extrême urgence. Et vu l’état très avancé de la dégradation de l’ONU, la grande question est de savoir s’il faut la transformer ou s’il faut la réformer.<br />
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Finalement, nous voulons avancer certaines pistes, qui ne pourront être effectives que si elles sont basées sur l’obligation de respecter le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et ce qui en découle en termes de droits fondamentaux (droits civils et politiques, droits économiques sociaux et culturels et droits environnementaux).<br />
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1. Renforcer les pouvoirs de l’Assemblée générale, qui doit devenir la seule instance universelle où tous les États - petits ou grands, riches ou pauvres- disposent d’une voix égale 2. Elargir les compétences et améliorer le fonctionnement du Conseil économique et social (ECOSOC) afin qu’il devienne un organe de surveillance des IFIs et des sociétés transnationales avec mise en place d’un système institutionnel de contrôle 3. Attribuer des compétences juridiquement contraignantes à la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement. 4. Rattacher les IFIs aux obligations internationales concernant le respect des règles des droits humains sous la surveillance du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies 5. Rattacher les IFIs aux principes et règles du droit international, en particulier, aux dispositions de la Charte de l’ONU<br />
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** Dr. En Droit international. Chercheur au CADTM. Serpaj-Europe ** IPAM. Membre de Droit-Solidarité/AIJD]]></description> 
					<pubDate>Mon, 29 Oct 2007 18:48:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Pour une 3ème journée d’action sur les migrations</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/273265</link> 
                    <description><![CDATA[« Au nom de la lutte contre l’immigration clandestine, les gouvernements mettent en ouvre une politique de répression et d’externalisation aux frontières des pays riches, à travers des camps, des refoulements, des expulsions, et la sélection de la force de travail. » (extrait de l’Appel de Bamako (Mali) pour le respect et la dignité des migrants, adopté lors du Forum Social Mondial Polycentrique de janvier 2006)<br />
<br />
Les politiques migratoires européennes transforment les migrants en « illégaux ».<br />
<br />
L’« externalisation », l’une des principales mesures de l’Union européenne contre les mouvements et les luttes des migrations, installe hors d’Europe, en Afrique et en Europe de l’Est, des camps et d’autres instruments de contrôle des migrations.<br />
<br />
Lorsqu’en octobre 2005 des milliers de migrants et de réfugiés ont ensemble pris d’assaut les enceintes des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, ils ont rendu à cet instant visibles pour l’opinion publique les revendications fondamentales de liberté de circulation et d’égalité des droits.<br />
<br />
Les réactions inhumaines et barbares, tirs mortels et expulsions de masse vers le désert, ont révélé le degré croissant de conflit et la crise des politiques migratoires européennes.<br />
<br />
Ces politiques sont pourtant en permanence défiées, de « l’extérieur » comme de l’intérieur des frontières. A travers toute l’Europe se déroulent tous les jours des luttes sociales et politiques, des manifestations et des campagnes contre les camps et les expulsions, pour le droit d’asile, pour la régularisation, pour des droits et une citoyenneté européens fondés sur la résidence et non la nationalité, et contre l’exploitation des travailleurs migrants. Ces luttes dépassent largement une conception étroite de l’identité européenne.<br />
<br />
Ce nouvel appel collectif pour une journée d’action fait suite aux mobilisations du 31 janvier 2004 et du 2 avril 2005, première et seconde journées d’action sur les migrations dans plus de 50 villes d’Europe. Au Forum Social Européen d’Athènes de mai 2006, les migrations ont pour la première fois été un axe thématique à part entière. Un large réseau d’initiatives liées aux migrations a décidé, lors de l’assemblée finale du FSE, d’aller plus loin et de coordonner des actions le 7 octobre 2006.<br />
<br />
Tout en tenant compte des conditions spécifiques des différentes luttes sur le plan régional et national, cette journée d’action vise à construire la résistance à l’échelle européenne, voire transcontinentale. Notre mobilisation sera un premier pas vers des activés centralisées au niveau européen, dans l’idée d’une manifestation commune en 2007, à Bruxelles ou tout autre lieu de même importance. Nous voulons considérer l’Europe comme un tout, et non comme une somme de gouvernements nationaux.<br />
<br />
La date d’octobre a été choisie en mémoire des événements de Ceuta et Melilla de 2005. Nous voulons construire une coopération avec les initiatives africaines. Un jour d’action simultané dans les villes d’Afrique et d’Europe contribuerait à la construction d’un axe sur les migrations au prochain Forum Social Mondial qui aura lieu à Nairobi (Kenya) en janvier 2007, suivant en celà l’appel de Bamako déjà cité : « De Bamako à Nairobi, nous proposons une année de mobilisation internationale pour le droit de toute personne à circuler librement dans le monde et à décider de son propre avenir (.) Enfin, nous proposons une journée mondiale de mobilisation qui pourrait se tenir dans les lieux symboles des frontières (aéroports, camps de détention, ambassades, etc. »<br />
<br />
Nous voulons insister sur la dimension globale des luttes de migrants actuelles. Nous voulons lier notre journée d’action aux futures initiatives et mobilisations de masse des mouvements de migrants américains.<br />
<br />
La 3ème journée d’action sera dirigée contre le déni des droits, contre la criminalisation des migrants et contre tous les contrôles des migrations, et portera des revendications précises dans le cadre de la liberté de circulation et d’établissement :<br />
<br />
-  Pour la régularisation sans condition de tous les sans papiers en Europe et pour l’égalité des droits des migrants<br />
<br />
-  Pour la fermeture de tous les centres de détention en Europe et ailleurs<br />
<br />
-  Pour l’arrêt de toutes les expulsions et du processus d’externalisation<br />
<br />
-  Pour déconnecter le permis de séjour du contrat de travail, et contre la « précarité ». Pour l’envoi des signatures : action3@rezo.net<br />
<br />
Source IPAM]]></description> 
					<pubDate>Mon, 29 Oct 2007 18:45:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Le jour où l'or à perdu son éclat</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/273263</link> 
                    <description><![CDATA[Joyce Oboako est née du mauvais côté de la ville le 19 Août 2002. La case en ruine d’une pièce faite de boue et de branchages qui sert d’habitation à sa famille est située à la périphérie de la remuante et poussiéreuse cité minière de Prestea dans le district de Wassa à l’ouest du Ghana. A moins de 500 m de là se trouve la mine d’or à ciel ouvert de Bogoso Gold Limited, qui est une filiale de la compagnie Gold Star Resources basée aux Etats-Unis. <br />
<br />
En Octobre 2002, une explosion minière a projeté Joyce hors de son lit causant un grave traumatisme cérébral et une paraplégie. Pour sa mère, Mercy Appiah et son père Alhassan Oboako, l’or a perdu tout son éclat en ce jour tragique.<br />
<br />
J’étais à Prestea pour visiter les sites miniers en compagnie d’une équipe du programme Afrique de l’Ouest d’Oxfam America. Ainsi, je pouvais apprendre des choses  sur l’exploitation minière, et appliquer les leçons apprises à mon travail pour Oxfam en Amérique Centrale. Je travaillais en Afrique de l’Ouest comme enseignant au Corps de la Paix de 1969 à 1972 et j’ai passé presque 30 années en Amérique Centrale. Bien que j’étais accoutumé à la pauvreté et à l’oppression, j’étais encore choqué par ce que j’ai découvert dans les communautés minières à l’ouest du Ghana. <br />
<br />
Chaque village que j’ai visité avait son histoire, mais le thème central, comme l’on dit les villageois, était le même: les terres agricoles, qu’on possédait collectivement, conformément à la tradition, ont été cédées aux compagnies minières transnationales, parfois en corrompant des chefs de villages et des autorités gouvernementales. Les agriculteurs se sont plaints que leurs habitations et champs ont été déplacés ou détruits par les activités minières. D’autres ont déclaré que leurs sources d’eau ont été contaminées, entraînant une propagation dramatique de maladies découlant de l’exposition à des produits chimiques dangereux et à des métaux lourds. La destruction des terres agricoles a entraîné une dépendance croissante vis-à-vis de l’activité minière au niveau communautaire, mais très peu d’emplois sont disponibles pour la main d ‘œuvre locale non qualifiée.  <br />
<br />
Explosion et Pollution   <br />
<br />
Prestea est devenue une ville minière depuis les années 1930, mais ce n’est qu’en 1996 que l’exploitation minière à ciel ouvert a été remplacée par celle de puits souterrains traditionnels. Cette nouvelle forme d’exploitation minière a commencé à détruire les terres agricoles traditionnelles et les moyens de subsistance. Trois cours d’eau douce qui constituaient l’unique source d’eau naturelle de la communauté ont été recouverts par les déchets miniers et contaminés par le cyanure et le drainage d’acide. La compagnie minière a construit des réservoirs pour le stockage de l’eau et possède des camions pour satisfaire les besoins quotidiens en eau des zones environnantes. Mais la mine sera fermée lorsque le minerai sera épuisé. Et on ne sait pas alors d’où proviendra l’approvisionnement en eau de la ville.   <br />
<br />
Les explosions qui surviennent aux abords de la communauté menacent les boutiques et les écoles, et les citoyens croient que l’utilisation non réglementée de cyanure et d’autres produits chimiques a contribué à l’apparition d’affections telles que l’anémie, la silicose, les éruptions cutanées, le cancer et cause les décès prématurés. <br />
<br />
Une préoccupation grandissante pour la survie de la communauté a abouti à une marche de 10.000 personnes qui protestaient contre l’exploitation minière à ciel ouvert. Ces personnes ont envoyé des pétitions au Ministère des Mines, à l’Agence pour la Protection Environnementale et aux membres du Parlement pour exiger l’arrêt de l’exploitation minière à ciel ouvert, mais à ce jour aucune réaction n’a été enregistrée. <br />
<br />
La Ruée vers l’or du Ghana   <br />
<br />
Les compagnies transnationales avec des noms comme Anglo Gold Ashanti, Newmont, Goldenstar Resources et Ghanaian Australian Goldfields peuvent rapatrier jusqu’à 97 pour cent des gains provenant de l’activité minière hors du pays, laissant les miettes au gouvernement pour qu’il le redistribue aux villages affectés par les mines. On laisse les agriculteurs et villageois s’occuper de la pollution et des problèmes de santé publique lies à l’activité minière sans qu’ils ne bénéficient d’aucune des retombées.  <br />
<br />
Le 2 Février 2006, la Banque Mondiale a approuvé un prêt de 75 millions de dollars US à une filiale de Newmont Mining qui est le deuxième producteur mondial d’or, pour une mine qui selon les dires de la Banque sera un modèle pour les pays en developpement. Les autorités de la Banque et Newmont déclarent que la mine aidera à générer des revenus pour le Ghana et les populations en bénéficieront.<br />
<br />
Cependant, des organisations environnementales et de développement ont prévenu des dangers que cela comporte pour les terres et l’eau et déclarent que plus de 9000 personnes seront déplacées de leurs champs et communautés. D’autres personnes opposées à ce projet déclarent que cela va générer peu de ressources pour le Ghana et que les avantages promis dans les domaines de la santé et de l’éducation ne seront jamais matérialisés.<br />
<br />
La Banque Mondiale semble ignorer certaines de ses propres études qui indiquent que l’exploitation minière “ne produit qu’une part modeste des échanges extérieurs nets du Ghana après avoir comptabilisé tous ses flux sortants”, selon le rapport 2003 de son Département d’Evaluation des Opérations: « une analyse plus globale du ratio coût/rentabilité de l’activité minière à grande échelle qui intègre les coûts environnementaux et sociaux et inclut les concertations avec les communautés affectées doit être faite avant d’octroyer à l’avenir des licences de production .»<br />
<br />
Pendant ce temps, une petite fille du nom de Joyce Oboako est assise sur le sol poussiéreux de Prestea, attendant que des bras amicaux l’aident à se tenir debout et à se distraire de son sort cruel.<br />
<br />
Par Andres McKinley]]></description> 
					<pubDate>Mon, 29 Oct 2007 18:39:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>AFRICAN YOUTH STATEMENT AGAINST EPAs</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/230615</link> 
                    <description><![CDATA[28 June 2007, Accra, Ghana - Today Africans are seeking to have a common identity for themselves where they will not be divided by artificial boundaries even along the same ethnic groupings. We are seeking a common identity where the youth specially see themselves as one and promote the development of the continent together. <br />
<br />
<br />
<br />
<br />
We have the opportunity to celebrate the independence won for us by our grandparents which serve as a platform to launch our agenda for a union government in Accra during the 9th Ordinary Cession of the head of states summit. We the youth of Africa are deeply concerned that our heads of states would throw away the hard won independence and jeopardize our future by signing onto the Economic Partnership Agreements (EPAs) which are free trade agreements between European Union and African Caribbean and Pacific (ACP) countries come December 31 2007. <br />
<br />
<br />
<br />
<br />
We are conscious of the fact that the signing of these Economic Partnership Agreements (EPAs) will accelerate the death of our local productivity specially our sensitive sectors and undermine our pursuit and efforts towards regional integration. <br />
<br />
<br />
<br />
<br />
We believe that healthy partnership can be effective between two economies only when they are at the same level of development. It’s regrettable that the European Union; which is a higher level of development; instead of seeking to establish effective means of helping us to develop is rather looking for the so call partnership which will only benefit them at the end of the day. <br />
<br />
<br />
We are witnesses to the harmful effects of the current level of importation of artificially cheapened goods and services on our local productivity even at the current tariffs levels. <br />
<br />
<br />
<br />
<br />
We believe that signing onto the free trade EPAs, which will erode all forms of tariffs on artificially cheapened European goods and services that enjoy high government subsidies, will transform into our market into virtual dumping grounds and destroy our productive capacities. <br />
<br />
<br />
<br />
<br />
We are citizens of countries where 40% of our trade is with the European Union and about 40% of our total revenue comes from tariffs. Country assessments on the EPAs demonstrate that our economies will suffer huge revenue loss under EPAs which implies our inability to finance essential services such as health, education, security etc. <br />
<br />
<br />
We believe that EPAs will facilitate the collapse of the critical linkages between our sectors of production such as agriculture and industries, which have ripple effects on the level of unemployment, marginalization, and political stability and escalate our level of poverty. This will impede our desire to establish regional integration and threaten African Unity. <br />
<br />
<br />
<br />
<br />
Based on our analysis these are among other points which constitute the stakes for African youth as far as EPAs are concerned: <br />
<br />
<br />
<br />
<br />
Decreased access to social services such as education and health because of government loss of revenue and repatriated profits and inaccessibility to goods and services which will be owned by foreign corporate interests <br />
<br />
Increased levels of unemployment in our countries due to collapsed nascent industries and its linkages to sensitive productive sectors <br />
<br />
Further loss of talented and energetic African youth to Europe because of lack of opportunities in Africa <br />
<br />
<br />
<br />
<br />
We the youth of Africa are therefore looking forward to an African led integrating process that will develop intra state trading system. Free of harassment at the various boarders and checkpoints. <br />
<br />
<br />
<br />
<br />
We strongly urge our brothers and sisters to join in solidarity to stop the EPAs by lobbying our governments, sensitizing and mobilizing others and inciting debates on this critical issue. <br />
<br />
<br />
<br />
<br />
We further demand Africa’s leaders to consider our future and Africa’s development which is entrusted in their hands and not sign the Economic Partnership Agreements with the European Union. <br />
<br />
<br />
<br />
<br />
African Youth Coalition against EPAs <br />
<br />
<br />
<br />
<br />
ABIBIMAN FOUNDATION (Ghana) PEACE, AYCAH, RJJS (Senegal) <br />
<br />
]]></description> 
					<pubDate>Thu, 12 Jul 2007 09:33:00 EDT</pubDate> 
					<guid isPermaLink="true">http://DOMBOU.tigblog.org/post/230615</guid>
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Les ACP, c'est quoi en réalité?</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/192791</link> 
                    <description><![CDATA[•Les ACP regroupent 77 pays venant d’Afrique (48 pays), des Caraïbes (16 pays) et du Pacifique (15 pays). Parmi tous ces pays, rappelons que 40 sont considérés comme faisant partie des Pays les Moins Avancés (PMA*).<br />
•Dans les négociations sur les APE avec l’UE, 6 principales régions ont été déterminées :<br />
- CEDEAO + la Mauritanie (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, 16 Etats)<br />
- CEMAC (Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale, 7 Etats)<br />
- COMESA (Marché commun des Etats de l’Afrique orientale et australe, 16 Etats)<br />
- Afrique australe (7 Etats)<br />
- Caraïbes (16 Etats)<br />
- Pacifique (15 Etats)<br />
•Populations <br />
Alors que l’UE réunit une population de plus de 480 millions d’individus, l’ensemble des pays ACP englobent près de 650 millions de personnes. Mais en Europe, seulement 6 % de la population est active dans l’agriculture alors que pour les pays ACP, la part de population active dans l’agriculture s’élève entre 30% et 75%.<br />
•Indicateur économique : le PIB<br />
En comparaison avec ceux de l’Union Européenne, les indicateurs économiques des pays ACP mettent en avant une grande distinction des moyens économiques de développement. <br />
Si on prend en exemple le PIB par habitant, calculé avec une base de parité de pouvoir d’achat, on constate que l’UE se place à 500 438 $ là où ceux des pays ACP s’étendent entre 1 372$ pour la CEDEAO et 7 559$ seulement pour le plus haut aux Caraïbes. <br />
Les capacités d’achats des pays ACP se situent donc bien en dessous de celles de l’UE, présentant un lourd handicap à des échanges égalitaires entre les deux régions du monde. <br />
•Echanges ACP-UE<br />
Près de 41% des exportations des ACP sont à destination de l’Europe alors que celles de l’UE vers les pays ACP ne doivent pas dépasser 4% ! Le montant des primes versées par les entreprises de la City de Londres à leurs dirigeants est ainsi plus élevé que ce que l’Europe dépense pour acheter des produits issus de l’ensemble des pays ACP !<br />
Les difficultés de négociations viennent notamment du fait que les deux groupes de pays concernés présentent des disparités très importantes. En, effet, ce sont quelques unes des économies les plus développées du monde qui négocient avec un ensemble de pays parmi les pauvres du monde. Forcement, on a des craintes ! Le plus petit de ces groupes par exemple, les Iles du Pacifique, négocie un accord commercial avec un géant économique plus de 1400 fois plus gros que lui.<br />
 <br />
* PMA (Pays Moins Avancés) : ce sont les pays les plus pauvres et très en retard au niveau du développement humain. Quatre critères permettent de définir les PMA : le revenu par habitant, le retard dans le développement, la vulnérabilité économique, la démographique (ne pas dépasser 75 millions d'habitants) . Les PMA présentent une conjoncture telle que les négociations pourraient déboucher sur un traitement particulier à leur égard au sein des APE.<br />
<br />
Voir un dossier présentant les principaux chiffres des pays ACP: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pays_ACP<br />
http://www.fondation-farm.org/IMG/pdf/Dossier_chiffres_fr.pdf?PHPSESSID=3a961285809f0c56fe2b7625685ac630<br />
<br />
Source:"Europe Vache Avec l'Afrique"<br />
]]></description> 
					<pubDate>Sat, 28 Apr 2007 14:34:00 EDT</pubDate> 
					<guid isPermaLink="true">http://DOMBOU.tigblog.org/post/192791</guid>
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Accords de Partenariat Economique (APE) UE–ACP</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/192637</link> 
                    <description><![CDATA[Le cycle de négociations commerciales de l’OMC – dit cycle de Doha pour le développement – est dans l’impasse, mais les pays les plus pauvres restent soumis à une pression visant à leur faire ouvrir leurs marchés, avec des conséquences potentiellement désastreuses. Ces négociations avaient pour objectif affiché de rendre le commerce plus juste ; elles ont été bloquées par les Etats-Unis et l’UE qui ne souhaitaient pas corriger les règles biaisées et le système de deux poids deux mesures dont ils bénéficient. L’UE veut construire de nouveaux accords commerciaux de libre-échange avec 75 de ses anciennes colonies d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Ces négociations inégales en vue de conclure des « Accords de partenariat économique » entre les deux régions mettent face à face certaines des économies industrialisées les plus avancées et un ensemble de pays parmi les plus pauvres du monde. En outre, les pays ACP sont divisés en six sous-groupes de négociations. Le plus petit de ces groupes, les Iles du Pacifique, négocie un accord commercial avec un géant économique plus de 1400 fois plus gros que lui. <br />
L’UE a la possibilité de développer des relations commerciales plus justes avec les pays ACP, mais l’existence de disparités aussi fortes dans leur pouvoir de négociation pourrait aisément aboutir à des résultats inéquitables et Oxfam craint que le développement futur des pays ACP ne soit ruiné par les tactiques de l’UE. L’enjeu est beaucoup plus fort pour les pays ACP que pour l’UE. Près de la moitié (41%) des exportations des ACP sont à destination de l’Europe, alors que le commerce avec les ACP n’est que menue monnaie pour le géant économique européen. Le montant des primes versées par les entreprises de la City de Londres à leurs dirigeants est ainsi plus élevé que ce que l’Europe dépense pour acheter des produits issus de l’ensemble des pays ACP2. Pourtant, tous les signes montrent que l’Europe fait preuve de la plus grande détermination dans ces négociations, faisant passer ses intérêts commerciaux avant les besoins en matière de développement. Plus largement, il est à craindre que les APE n’affaiblissent le multilatéralisme. <br />
Dans le cadre des APE actuellement proposés: <br />
	• Les agriculteurs et les producteurs de nombreux pays parmi les plus pauvres du monde seront soumis à la concurrence directe et inégale des producteurs européens, plus efficaces qu’eux et hautement subventionnés ; <br />
	• L’intégration régionale entre pays ACP sera sévèrement affectée ; <br />
	• Les gouvernements ACP vont perdre une part substantielle de leurs revenus ainsi que nombre des instruments de politiques publiques dont ils ont besoin pour promouvoir leur développement économique et social. <br />
<br />
En septembre 2006, l’UE et les pays ACP débuteront la revue à mi-parcours des négociations APE, un examen formel programmé dès le début du processus de négociations en 20023. Cette revue constitue une réelle opportunité pour les gouvernements ACP – et pour l’UE – d’examiner pleinement les implications en matière de développement des propositions et tendances actuelles sur les APE, et de rediriger leurs efforts vers la conclusion d’un accord commercial favorable au développement, conformément aux dispositions de l’Accord de Cotonou. Comme cette note le montrera, les APE actuellement proposés sont une menace sérieuse pour les perspectives de développement des pays ACP, et la revue à mi-parcours doit être utilisée pour une refonte radicale de ces négociations. <br />
<br />
Les négociations APE se déroulent entre, d’un côté, les 25 pays membres de l’UE, qui ont un PNB combiné de 13 300 milliards de dollars, et de l’autre, six groupes de pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, dont 39 font partie des 50 pays les moins avancés (PMA) au monde. Le groupe le plus petit, les Iles du Pacifique, a un PNB combiné de 9 milliards de dollars – soit 1400 fois moins que celui de l’UE. Même le groupe le plus grand, la région d’Afrique de l’ouest, a un PNB plus de 80 fois inférieur à celui de l’UE. Au regard de ces considérables inégalités, il n’est pas difficile de voir de quel côté se situe le pouvoir. <br />
<br />
Souce OXfam Briefing note]]></description> 
					<pubDate>Sat, 28 Apr 2007 14:24:00 EDT</pubDate> 
					<guid isPermaLink="true">http://DOMBOU.tigblog.org/post/192637</guid>
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Sénégal: Traitement du Sida, les tradipraticiens sur le terrain de la rigueur</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/176187</link> 
                    <description><![CDATA[Sud Quotidien  (Dakar)<br />
<br />
28 Mars 2007<br />
Publié sur le web le 28 Mars 2007<br />
<br />
Cheikh Tidiane Mbengue<br />
<br />
Combien sont-ils, les tradipraticiens qui prétendent soigner l'infection du Sida ? Ils sont nombreux. Désormais, tous les médecins tradipraticiens bien préparés à travers des séminaires de formation et d'information seront soumis à une procédure régulière qui devrait permettre d'évaluer l'efficacité de leur traitement.<br />
<br />
Grâce au guide élaboré par l'Ong Gestu, appuyé par le Cnls, la démarche initiée de commun accord avec les tenants de la médecine moderne permettra de situer les véritables compétences des tradipraticiens face à ce fléau. Une conférence de presse s'est tenue hier à Dakar dans les locaux de la Division Sida sur la question.<br />
<br />
Conscients que l'efficacité pratique de la médecine traditionnelle permet de vaincre la pandémie du Vih-Sida, les tradipraticiens ont publié un guide d'intervention. Une rencontre avec la presse a permis aux acteurs de cette Ong contre l'infection du Sida de revenir sur le code qu'ils ont mis en place pour une meilleure prise en charge de la maladie.<br />
Liens Pertinents<br />
Afrique de l'Ouest<br />
Vih-Sida and Mst<br />
Sénégal<br />
<br />
Mamadou Bâ, tradipraticien et coordonnateur de l'Ong Guestu, a fait savoir qu'après une évaluation, les tradipraticiens ont fait part de leur pratique et montré les limites qui les opposent aux rigueurs de la médecine moderne. Pour cela, dira que leurs consultations traditionnelles ne peuvent en aucun cas arriver ou permettre de détecter le virus du Sida ou à quantifier sa présence dans le sang. Néanmoins, l'apport de la médecine traditionnelle se retrouve aujourd'hui dans l'allègement des coûts de prise en charge des maladies opportunistes accompagnant le Sida. Un constat qui a permis de mettre sur pied ce guide pour sensibiliser les tradipraticiens que la valorisation de la médecine traditionnelle dans la lutte contre l'infection ne peut se faire sans la collaboration avec la médecine moderne.<br />
<br />
Revenant sur la question, le coordonnateur a rappelé que plusieurs tradipraticients prétendaient à une certaine période détenir des remèdes. Et face à cette confusion, le coordonnateur de l'Ong a révélé que plus de 330 tradipraticiens ont été formés entre le traitement des Ist et celui du Vih Sida. Selon toujours le coordonnateur, des fiches ont été établis pour chaque tradipraticiens qui arrive à soigner le Sida de démontrer par la preuve après une collaboration avec la médecine moderne par des tests.<br />
<br />
Interpellé sur la sortie du Président Yaya Jahmmed qui a affirmé avoir soigné des malades du Sida, M. Bâ, a souligné que ce dernier doit en fournir les preuves. Il a encouragé par ailleurs le président Jahmed et dit qu'il compte faire le déplacement en Gambie pour rencontrer le dirigeant de ce pays.]]></description> 
					<pubDate>Tue, 03 Apr 2007 19:27:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Réchauffement climatique: la course contre la montre</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/160737</link> 
                    <description><![CDATA[<br />
Les derniers travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) confirment, en les affinant, les tendances observées depuis 15 ans par les scientifiques sur la réalité d’un réchauffement climatique et le rôle des activités humaines sur ce phénomène. L’adoption le 2 février 2007 à Paris d’un résumé «stratégique», et donc politique, du rapport du GIEC mettra la balle dans le camp des décideurs. Avec comme enjeu-clé: l’après-Kyoto.<br />
<br />
Lors d'une conférence de presse, la scientifique Susan Solomon, co-présidente du GIEC a jugé le réchauffement climatique "sans équivoque". "Il ne fait aucun doute que l'augmentation des gaz à effet de serre est dominée par les activités humaines", a-t-elle insisté.<br />
<br />
"Le réchauffement répandu que l'on observe dans l'atmosphère et les océans, allié à la fonte des glaciers, soutient la conclusion qu'il est extrêmement peu probable que le changement climatique mondial des 50 dernières années puisse être expliqué sans une intervention extérieure, et très probable qu'il ne soit pas dû à de seules causes naturelles connues", explique le GIEC, dans le résumé du rapport à l'attention des décideurs, long de 20 pages.<br />
<br />
Cette formulation signifie que les spécialistes de 113 pays réunis  à Paris évaluent à plus de 90% la probabilité d'une responsabilité de l'homme dans le réchauffement climatique.<br />
<br />
De même, le panel estime que le réchauffement climatique dû à l'activité humaine, et la hausse du niveau des mers "vont se poursuivre pendant des siècles" car le processus est enclenché, "même si les concentrations de gaz à effet de serre venaient à être stabilisées",.<br />
<br />
Le groupe d'experts prévoit ainsi une hausse des températures d'ici 2100 comprise entre 1,1 et 6,4 degrés Celsius, tout en soulignant que les estimations les plus précises se situent entre 1,8 et 4,0 degrés Celsius. La fourchette du précédent rapport, datant de 2001, était de 1,5 à 5,8 degrés Celsius.<br />
<br />
Le panel d'experts table également sur une élévation du niveau des mers de 18 à 59 centimètres d'ici la fin du siècle. Dix centimètres supplémentaires sont également possibles si la fonte récente des glaces polaires se poursuit. En 2001, la prévision était d'une hausse allant jusqu'à 89 centimètres.<br />
<br />
Par ailleurs, le GIEC estime que le renforcement depuis les années 1970 de la puissance des ouragans et tempêtes tropicales peut être attribué au réchauffement climatique à une probabilité inférieure ou égale à 50%.<br />
<br />
La formulation utilisée par le GIEC cette année marque une évolution vis-à-vis de celle employée dans son précédent rapport, qui concluait que le réchauffement climatique était "probablement" causé par l'activité humaine, ce que certains gouvernements ou scientifiques niaient à l'époque. Certains participants pensaient pourtant cette semaine que le rapport 2007 allait qualifier de "quasiment certaine" la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique, soit une probabilité de plus de 99%.<br />
<br />
Toutefois, les termes employés par le GIEC sont suffisamment forts, selon certains scientifiques. "Il ne fait aucun doute que le langage fort est intimement lié à une science encore plus puissante", a estimé Andrew Weaver, de l'université de Victoria, co-auteur du rapport. Il explique que la formulation employée traduit le plus grande connaissance du sujet qu'ont aujourd'hui les spécialistes.<br />
<br />
Synthèse d'articles.]]></description> 
					<pubDate>Sun, 04 Feb 2007 19:22:00 EST</pubDate> 
					<guid isPermaLink="true">http://DOMBOU.tigblog.org/post/160737</guid>
					<georss:point>14.6922222 -17.4725</georss:point><geo:Point><geo:lat>14.6922222</geo:lat><geo:long>-17.4725</geo:long></geo:Point>
                </item> 
                <item> 
                    <title>MINUTES OF THE FIRST MEETING OF THE ELECTED SUB REGIONAL REPRESENTATIVES OF THE FEDERATION OF YOUNG AFRICANS GREENS</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/160693</link> 
                    <description><![CDATA[This meeting took place in the evening of the last day of the GYG founding conference. The sesssion was represented by seven out of the nine members nominated. It was facilitated by Franklin Ewane and the following agenda was adopted;<br />
<br />
 Deliberations on the way forward for the  African Greens,<br />
Proposals for working groups,<br />
The election of the cordinating committee,<br />
Proposals for communication in the FYAG.<br />
<br />
The deliberations on the first issue revealed that all members were committed towards the creation of the FYAG. In this regard many proposals were made on the drawing up of the statue and other guiding priciples that will be relevant for the network. It was concluded that FYAG will incoporate the statue of GYG, modify and complete it according to African realities. Therefore all members were charged with the responsibility of drawing up the draft status, subject it for modification and approval by the African congress.<br />
    On the issue of the working group, the following thematic groups were set-up:<br />
<br />
The general organising group,<br />
The fundraising group,<br />
The publicity and sensitisation group.<br />
<br />
Members  were later nominated in various working groups.<br />
<br />
    FYAG coordination committee was also set-up. It comprises of a general cordinator in the name of Cosmas Ba-Anai- Itenebe (Nigeria),  Frank Habineza as general secretary and Martha Mesfin (Ethiopia) as treasurer.<br />
The meeting ended with the following recommendations:<br />
<br />
 Firstly, that the next meeting was to be held the following day after breakfast;<br />
That this minutes will be developed, read and signed by all the elected represetatives that were present;<br />
That the minutes will be forwarded to the GYG steering committee and other relevant bodies;<br />
Finally that all outcomes from these deliberations will be published in the mailing list of the GYG.<br />
<br />
<br />
<br />
Done in Nairobi  on the 20th of January 2007, by us<br />
Franklin Ewane day’s facilitator<br />
Cosmas Ba-Anai- Itenebe the incoming Cordinator of FYAG.<br />
<br />
]]></description> 
					<pubDate>Sun, 04 Feb 2007 06:44:00 EST</pubDate> 
					<guid isPermaLink="true">http://DOMBOU.tigblog.org/post/160693</guid>
					<georss:point>14.6922222 -17.4725</georss:point><geo:Point><geo:lat>14.6922222</geo:lat><geo:long>-17.4725</geo:long></geo:Point>
                </item> 
                <item> 
                    <title>Etre enfant et vivre avec le Vih-Sida</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/160691</link> 
                    <description><![CDATA[La prise en charge reste problématique, malgré la gratuité des services. <br />
<br />
Jusqu’à une date récente, Mathilde Beyeme, médecin à l’hôpital de Djoungolo comptait parmi ses patients infectés du Vih/Sida, cinq enfants âgés de 5 à 10 ans. “ Mais un vient de décéder ”, regrette ce médecin. Au dispensaire catholique Mgr Jean Zoa de Nkoldongo, on compte à peu près 500 dossiers de femmes séropositives, 400 dossiers d’enfants suivis. Parmi eux, il y a des enfants qui sont en attente de leurs résultats. Chez ceux qui ont déjà les leurs, treize (13) sont séropositifs pour diverses causes. Pour certains, leurs mamans n’ont pas fait correctement le traitement préventif. D’autres ont joué de malchance, car malgré tout, ils sont déclarés positifs. Enfin, chez certains de ces jeunes malades “ la maman est venue parce qu’elle était enceinte, mais parmi ces enfants nés précédemment, l’on a découvert des séropositifs qui sont aussi suivi au centre ”, explique Nathalie Nkoué, médecin généraliste. <br />
Selon cette pédiatre en service au projet de prévention de la transmission de la mère à l’enfant du Vih/Sida (Ptme plus), la mère est la porte d’entrée du Vih/sida chez l’enfant. On le découvre à travers les femmes enceintes séropositives dépistées lors des consultations prénatales. Cependant, rassure-t-elle, leur prise en charge permet qu’elles mettent au monde des enfants séronégatifs. “ Ça veut dire qu’il y a certains médicaments antirétroviraux (Arv) qu’elle prend pendant la grossesse ou pour toute la vie. Juste après l’accouchement, on donne aussi un traitement à l’enfant. Et on fait un suivi de l’enfant jusqu’à 18 mois. Parce que c’est à ce moment qu’on a la preuve formelle de la négativité ou de la positivité de l’enfant. ” Il arrive parfois que la méthode de prévention soit inefficace et que l’enfant soit positif. <br />
“ C’est rare, mais il y a des facteurs qui peuvent faire que l’enfant malgré tout soit séropositif. A ce moment, le suivi devient celui d’un enfant séropositif. On fait son bilan pour savoir s’il a besoin ou pas des Arv ”, poursuit le médecin. Dans ce centre, les partenaires séropositifs sont aussi suivis s’ils le désirent. Pour Nathalie Nkoué, l’espoir est permis au regard des chiffres enregistrés dans sa formation sanitaire. Ils sont, d’après elle, la preuve que les messages de sensibilisation passent. “ Ce n’est pas que la prévalence ait augmenté par rapport au passé. C’est que les gens sont beaucoup plus conscients. De bouche à oreille, ils savent que dans tel ou tel centre, le suivi se fait, on a accès à certains services… Avant, s’il y avait moins de mamans, c’est parce que les gens avaient peur, ils n’osaient pas faire le dépistage. Maintenant qu’on leur explique qu’une séropositivité n’est pas la fin du monde, beaucoup plus de femmes se font dépister. ” Au Cameroun, environ 43.000 enfants sont porteurs du Vih/Sida. Sur les 10.000 qui ont besoin d’Arv, seuls 1500 sont sous traitement. Afin d’aider pédiatres et médecins généralistes à détecter le plus rapidement le Vih/Sida chez les enfants, le Centre international de référence Chantal Biya a servi de cadre à un cours international sur la question. C’était du 29 au 31 janvier 2007. <br />
<br />
<br />
<br />
Par Nadège Christelle BOWA <br />
Le 02-02-2007<br />
Article paru dans le Le MEssager : www.lemessager.net]]></description> 
					<pubDate>Sun, 04 Feb 2007 06:39:00 EST</pubDate> 
					<guid isPermaLink="true">http://DOMBOU.tigblog.org/post/160691</guid>
					<georss:point>14.6922222 -17.4725</georss:point><geo:Point><geo:lat>14.6922222</geo:lat><geo:long>-17.4725</geo:long></geo:Point>
                </item> 
                <item> 
                    <title>Des otages dans nos hopitaux!!!!!!</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/160689</link> 
                    <description><![CDATA[Je viens vous partager un article paru dans le quotidien camerounais LE MESSAGER.<br />
On peu bien se demander à quel époque nous vivons. <br />
Lisez plutôt.<br />
Le ministre de la Santé publique, Urbain Olanguena Awono, a libéré au quatrième trimestre 2006 une femme et son enfant confisqués à l’Hôpital gynéco-obstétrique de Yaoundé. Ils n’arrivaient pas à payer les factures que l’établissement hospitalier avait établies à l’issue de leur traitement. En faisant prisonniers ces patients, l’administration de l’hôpital croyait que les choses se passeraient comme d’habitude, c’est-à-dire sous silence. Mais saisis, les médias leur ont renvoyé l’écho. Ce cas exprime assez clairement la souffrance des Camerounais ordinaires dans les grands hôpitaux publics du pays. C’est alors que le ministre de la Santé est allé libérer ces pauvres patients qui, manifestement, étaient incapables de payer les montants exigés.<br />
Leur libération a été aussi fortement relayée par les médias que la dénonciation de leur “ emprisonnement ”. On avait alors espéré que le ministère de la Santé publique prendrait des dispositions pour réduire le nombre de ces personnes retenues dans les hôpitaux publics à cause de leur insolvabilité. Trois mois après, les mêmes pratiques se poursuivent : les insolvables se multiplient ; ils sont en conséquence faits prisonniers dans les hôpitaux financés sur fonds publics. On assiste ainsi à la multiplication des otages, c’est-à-dire des personnes que l’on arrête et que l’on retient pour exiger ou pour obtenir les paiements des frais d’hôpitaux.A l’Hôpital central de Yaoundé, au Centre Jamot, à l’Hôpital gynéco-obstétrique, … comme dans tous les grands hôpitaux, ces prisonniers d’un autre genre sont présents dans presque tous les pavillons.<br />
Certains personnels médicaux ou paramédicaux les accusent d’être des malhonnêtes. Mais dans l’essentiel des cas, il s’agit d’indigents ou alors de citoyens à revenus modestes. La permanence de la maladie a épuisé le peu d’épargne qu’ils ont réalisé avant. Derrière les “ barreaux ” des hôpitaux, les dettes qu’ils ont contractées et qu’ils sont incapables de rembourser finissent par provoquer des dépressions. En attendant que le problème des prises d’otages dans les hôpitaux soit formulé et officiellement posé, Le Messager montre la souffrance des patients faits prisonniers et tente une explication. Le dossier ci-contre illustre le phénomène à travers quelques cas, explique le rôle du service social vers lequel presque tous les indigents se rabattent en cas de difficultés, et montre les limites des “ solutions ” envisagées par quelques responsables d’établissements hospitaliers.  <br />
<br />
Par ATD <br />
Le 02-02-2007<br />
]]></description> 
					<pubDate>Sun, 04 Feb 2007 06:27:00 EST</pubDate> 
					<guid isPermaLink="true">http://DOMBOU.tigblog.org/post/160689</guid>
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Le Canada intente une action à l'OMC contre les subventions américaines au titre de la Farm Bill</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/160009</link> 
                    <description><![CDATA[Le Canada a intenté une action à l'OMC contre un large spectre de programmes américains de subventions agricoles, une démarche qui semble calculée pour influer sur les futures dépenses agricoles de Washington. <br />
<br />
Le gouvernement canadien soutient que les États-Unis ont dépassé leur limite légale de subventions ayant des effets de distorsion des échanges au cours des cinq à huit dernières années. Il vise également, de manière spécifique, les milliards de dollars versés par Washington aux producteurs de maïs, en soutenant qu'ils ont faussé les prix mondiaux et lésé les producteurs du Canada.<br />
<br />
Le 8 janvier dernier, le Canada a demandé des consultations avec les États-Unis, la première étape dans les procédures de règlement des différends à l'OMC. Si les deux parties n'arrivent pas à résoudre leurs divergences, le Canada serait libre de demander l'établissement d'un Groupe spécial pour trancher le différend. <br />
<br />
La plainte semble suivre la même voie que le différend à l'OMC tranché en faveur du Brésil, en 2005, contre le soutien américain aux producteurs de coton. Dans cette décision, l'Organe d'appel ordonnait à Washington d'annuler certains programmes de subventions et de crédits à l'exportation qui portaient atteinte aux engagements souscrits par les États-Unis au titre de l'OMC, qui avaient des effets de distorsion de la production et qui déprimaient les cours mondiaux du coton, au détriment des intérêts commerciaux du Brésil. <br />
<br />
Le Canada tente d'influer sur la prochaine Farm Bill américaine <br />
<br />
Ottawa a laissé entendre avec force que le Canada tentait d'influencer les législateurs américains, au moment où ils rédigent la nouvelle législation, cette année, pour fixer les futures dépenses agricoles. " Les États-Unis accordent à leurs producteurs agricoles des subventions qui créent des avantages de marché inéquitables, " a déclaré David Emerson, Ministre canadien du commerce international. " Nous espérons voir les États-Unis respecter leurs obligations, en particulier du fait qu'ils ont l'opportunité de le faire en refondant leur Farm Bill, cette année. "<br />
<br />
L'Administration Bush tente actuellement de convaincre le Congrès et le puissant lobby agricole américain d'accepter certaines modifications à apporter aux programmes de subventions agricoles existants, afin de parer à certaines contestations potentielles à l'OMC. Bien qu'il ait qualifié l'annonce canadienne de " perturbante " et juré de " défendre de manière agressive " les programmes de subventions, le Secrétaire à l'agriculture américain, Mike Johanns, a déclaré aux groupes d'agriculteurs que la demande était un autre signe indiquant qu'une incapacité à réformer pourrait signifier que " le filet de sécurité sur lequel vous comptez pourrait être retiré de sous vos pieds. "<br />
<br />
Les analystes du commerce estiment depuis longtemps que les subventions américaines au maïs seraient susceptibles d'être contestées à l'OMC. Dans un rapport de novembre 2005, le groupe de la société civile Oxfam a soutenu que les versements au titre de prêts à la commercialisation et les paiements contracycliques (ces derniers s'élèvent lorsque les prix sur les marchés mondiaux chutent) avaient tous deux fait grimper la production et déprimé les prix mondiaux. Selon Oxfam, les grands exportateurs de maïs, ainsi que certains pays ayant des producteurs de maïs vulnérables, seraient tous en mesure de soutenir que leurs intérêts étaient lésés par les programmes de subventions de Washington.<br />
<br />
Le maïs retenu … <br />
<br />
Ottawa est en train de faire valoir que les subventions américaines lèsent l'agriculteur canadien, et violent les obligations souscrites par les États-Unis au titre de l'OMC. Ottawa cible plusieurs types de versements au titre de la Farm Bill 2002 américaine, de son équivalent de 1996 et un paquet de projets de lois sur l'aide en cas de catastrophe et d'autres législations sur l'agriculture remontant jusqu'en 1978, selon la lettre de demande de consultations envoyée par l'Ambassadeur du Canada à l'OMC, Don Stephenson, à son homologue américain, Peter Allgeier.<br />
<br />
Concernant le maïs, de manière spécifique, le Canada maintient que le soutien gouvernemental direct et indirect au secteur américain du maïs permet aux producteurs américains de vendre à meilleur marché que leurs homologues canadiens et cause ainsi un 'préjudice grave' aux intérêts de ces derniers, en violation des articles 5(c) et 6.3 (c) de l'Accord de l'OMC sur les subventions et les mesures compensatoires. Un tel soutien sous forme, par exemple, de versements directs et contracycliques, de prêts à la commercialisation, d'aide pour perte de parts de marché et de garanties de crédit à l'exportation, ont fait baisser les prix du maïs sur le marché canadien, entre 1996 et 2006.<br />
<br />
… mais le soutien interne largement ciblé <br />
<br />
Le Canada soutient également qu'au travers de " l'exclusion irrégulière " de certains versements de leurs calculs et du soutien interne, les États-Unis avaient de fait dépassé leur limite annuelle d'offre de soutien ayant des effets de distorsion des échanges aux agriculteurs en 1999, 2000, 2001, 2004 et 2005. Ceci serait en violation à la fois de l'Accord sur les subventions et les mesures compensatoires et de l'Accord sur l'agriculture. <br />
<br />
Depuis 2000, les États-Unis ont été autorisés à fournir à leurs agriculteurs jusqu'à 19,1 milliards de dollars de subventions au titre de la 'catégorie ambre' - qui couvrent la plupart des versements estimés avoir des effets de distorsion sur la production et sur les échanges. Les allégations concernant les dépenses américaines en matière de subventions sont compliquées par le fait que Washington n'a pas formellement notifié à l'OMC ses subventions agricoles depuis que les dépenses au titre de la Farm bill 2002 ont pris effet.<br />
<br />
Selon Ottawa, une série de programmes américains de soutien interne - versements directs, versements au titre de contrats de flexibilité de la production, versements contracycliques, (au titre de la législation 'd'urgence' pour indemniser les agriculteurs en cas de baisse des prix), versements d'aide pour perte de parts de marché - sont liés aux décisions de production et devraient donc être classés comme soutien au titre de la catégorie ambre. Toutefois, lorsque l'on compte ces programmes par rapport à la limite des dépenses au titre de la catégorie ambre, les États-Unis dépassent le total autorisé.<br />
<br />
Dans le différend intenté par le Brésil contre les subventions américaines au coton, l'OMC avait statué que tant les versements directs que les contrats de flexibilité de la production ne pouvaient être classés comme n'ayant pas d'effets de distorsion des échanges - et étaient donc susceptibles d'être contestés à l'OMC - car ils étaient liés au type de production entrepris, même s'ils n'étaient pas liés au volume de la production. Par exemple, les producteurs de fruits ne peuvent prétendre à des versements directs. Il n'a toutefois pas été déterminé si un tel soutien appartient effectivement à la catégorie ambre.<br />
<br />
Dans une autre plainte, la demande canadienne spécifiait que les États-Unis fournissaient des prêts à de meilleurs taux que ceux du marché, en particulier aux exportateurs. Ceci, soutenait le Canada, était incompatible avec les propres engagements de Washington en matière de subventions à l'exportation, ainsi qu'avec l'interdiction des subventions subordonnées à la performance à l'exportation, énoncée dans l'Accord sur les subventions et les mesures compensatoires.<br />
<br />
Les fermiers canadiens se tournent vers l'OMC <br />
<br />
Les producteurs de maïs canadiens cherchent depuis des années à convaincre les autorités commerciales nationales d'imposer des droits tarifaires à long terme pour leur assurer une certaine protection contre les importations américaines meilleur marché. Leurs tentatives se sont toutefois montrées, à terme, infructueuses. En avril 2006, le système canadien de mesures commerciales correctives a conclu que les fermiers canadiens n'étaient pas lésés par les importations de maïs américain.<br />
<br />
Les responsables du commerce américains ont mis cette décision en exergue pour renforcer leurs affirmations selon lesquelles leurs programmes de subventions étaient compatibles avec les règles de l'OMC. Gretchen Hamel, une porte-parole du bureau de la Représentante américaine chargée du commerce extérieur, a déclaré : " Le propre Tribunal du commerce international du Canada a statué l'an passé que les producteurs de maïs canadiens n'étaient pas lésés par les importations de maïs américains, " selon le Globe and Mail.<br />
<br />
Les responsables du commerce à Ottawa ont toutefois indiqué qu'un différend à l'OMC reposerait sur un ensemble différent des questions et de normes juridiques. Si le Tribunal canadien fondait son enquête sur le droit national, un Groupe spécial de l'OMC prendrait en compte le respect par les États-Unis de leurs obligations au titre des Accords de l'OMC. " En tant que premier producteur, consommateur et exportateur de maïs du monde, les États-Unis exercent une influence très significative sur le marché global du maïs. A cet égard, nous estimons que les effets de distorsion des échanges inhérents aux subventions américaines sur le maïs causent un préjudice grave aux intérêts des producteurs de maïs canadiens, " a déclaré Renee David, une porte-parole du Département des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada.<br />
<br />
Au cours des négociations commerciales perturbées du Cycle de Doha, les États-Unis ont tenté de s'assurer une protection juridique pour des versements contracycliques du type de ceux actuellement ciblés par le Canada. Ils ont également recherché une 'clause de paix', qui, pendant quelques années, protégerait les subventions agricoles du pays contre de nombreux types de contestation juridique.<br />
<br />
Source: http://www.ictsd.org]]></description> 
					<pubDate>Tue, 30 Jan 2007 15:49:00 EST</pubDate> 
					<guid isPermaLink="true">http://DOMBOU.tigblog.org/post/160009</guid>
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Les APE</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/160007</link> 
                    <description><![CDATA[C’est un choc pour nous, parlementaires européens : les Accords de Partenariat Economique (APE) que l’Europe est en train de négocier avec l’Afrique sont ici rejetés avec une très grande violence. Ils jouent le rôle du méchant, un peu comme l’ALCA (le Traité de libre échange des Amériques) en Amérique latine.<br />
<br />
Comment expliquer cette hostilité totale aux APE ? Probablement, les responsabilités sont partagées. Les APE doivent succéder aux accords de Lomé et Cotonou, qui régissaient jusqu’ici les rapports privilégiés entre l’Europe et ses anciennes colonies les plus pauvres. Sous la pression de l’OMC, qui trouvait que ces accords violaient ses dogmes concurrentiels, mais aussi en réponse à la crise–même de l’OMC, l’Union européenne cherche à construire des accords avec des entités continentales ou sous continentales : les APE.<br />
<br />
C’est la différence politique officielle entre l’Europe et les États-Unis. Depuis 2003 les États-Unis, depuis 2006 l’Europe ont renoncé au multilatéralisme de l’OMC qui avait fini par se retourner contre eux, et notamment contre les États-Unis. Dans ce monde post-Doha, alors que les États-Unis recherchent des accords bilatéraux de libre échange, l’Europe ne veut discuter qu’avec des blocs continentaux ou régionaux, justement pour placer ces partenaires dans un rapport de force plus équilibré. Si le multilatéralisme est « plus progressiste » que le bilatéralisme (comme l’accord de libre-échange USA-Colombie ou Équateur…), alors, les APE, qui comportent un volet politique et un volet « aide au développement », et peuvent prévoir une « asymétrie » dans l’ouverture commerciale (libre échange du sud vers le nord, mais pas dans l’autre sens) sont potentiellement plus progressistes. C’est d’ailleurs ce qu’expliquent à leurs peuples les gouvernements africains qui tiennent un discours « de gauche », comme au Burkina-Faso, mais ils se heurtent à une opposition de plus en plus forte de leurs paysans.<br />
<br />
Problème, en effet, (que je dénonce lors de la soirée de l’Association des Français de l’étranger, qui a organisé un très bon débat avec les délégués des ONGs françaises à Nairobi) : les APE « réellement négociés » ne semblent pas très favorables aux Africains, mais beaucoup plus orientés vers le libre échange. En bref, l’Afrique aura perdu les avantages de l’accord de Lomé, et elle se trouvera morcelée par des accords sous-régionaux qui ne correspondent pas vraiment à sa propre dynamique de regroupement (pour autant qu’il y en ait une), et visent à lui imposer un démantèlement de ses taxes douanières, indispensables protections de ses paysans et souvent ressource unique des États africains.<br />
<br />
Face à cette situation, il y a au FSM de Nairobi des oppositions extrêmement radicales, négatives et « victimaires », encouragées par la terrible affiche de la campagne Stop, Think, Resist, qui montre une femme noire et musulmane au regard terrifié étranglée par la main d’un homme <br />
Et puis il y a la position plus constructiviste d’Oxfam France (ex Agir ici) et du réseau africain ACORD, qui cherchent à mobiliser la société civile avant que des APE ne soient conclus entre des États africains corrompus et la Commission européenne.<br />
<br />
Le séminaire qu’ils organisent ensemble (il y en une demi-douzaine d’autres en même temps « contre les APE » !) est excellent. Interpellé sur « que font nos eurodéputés ? », je resitue le débat dans l’analyse du monde post-OMC, car il est essentiel que les altermondialistes rattrapent leur retard sur l’adversaire et se mobilisent sur les APE, pas seulement avec l’Afrique, mais avec l’Amérique du Sud, l’Inde, etc. Je glisse une pique au passage : « Le TCE accordait au Parlement européen un droit de contrôle sur ces négociations. Le Non a eu aussi pour conséquence de maintenir le « fast track » (la voie rapide) selon laquelle la Commission européenne (en l’occurrence Peter Mendelson) est seule à négocier. Si nous arrivons encore à peser sur la négociation avec le Mercosur ou la Communauté andine, c’est parce que la société civile y est très forte et a, en plusieurs endroits (Brésil, Argentine, Venezuela, Bolivie, Équateur), porté au pouvoir des gouvernements issus des partis qui s’étaient constitués en s’appuyant sur elle. »<br />
<br />
Adresse de cette page : http://lipietz.net/breve206 <br />
]]></description> 
					<pubDate>Tue, 30 Jan 2007 15:42:00 EST</pubDate> 
					<guid isPermaLink="true">http://DOMBOU.tigblog.org/post/160007</guid>
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Forum Social Mondial Nairobi 2007 : L'Afrique relève le défi de l'organisation, mais pêche sur la participation et sur les moyen</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/160005</link> 
                    <description><![CDATA[La septième édition du Forum Social Mondial, la première en terre africaine, s'est tenue du 20 au 25 janvier dernier à Nairobi au Kenya. Une occasion pour le mouvement altermondialiste mondial de démontrer sa solidarité envers les mouvements sociaux africains. L'Afrique terre de luttes contre toutes sortes de domination et laboratoire grandeur nature des expériences économiques, politiques et sociales les plus hasardeuses a été célébrée par le mouvement social mondial, qui a par cet acte voulu appuyer les mouvements du continent encore balbutiants, pour se renforcer et promouvoir des alternatives réalistes à l'uniformisation et à la pensée unique dominante. <br />
<br />
Nairobi a offert une tribune aux 57.000 participants venus du monde entier pour dénoncer les agressions répétées et impunies contre les droits de l'homme et la démocratie, les louvoiements de la communauté internationale dans la lute contre la pauvreté, le Sida et toutes les maladies qui ravagent le continent, les accords " appauvrissants " imposés au continent, les perspectives bloqués à l'OMC etc. Cette tribune a aussi donné aux mouvements sociaux africains et internationaux l'occasion d'échanger sur les expériences positives en Afrique et ailleurs, les alternatives populaires et solutions endogènes aux problèmes du développement. <br />
<br />
Le Forum a été ouvert par un défilé inaugural qui a réuni plus de 10.000 personnes à travers les rues de Nairobi. Tout au long du Forum, des manifestations ont été organisées en rapport avec l'actualité. La répression en Guinée et le silence de la communauté internationale devant la répression qui a fait 23 morts parmi les manifestants, à Conakry, ont ainsi été conspués.<br />
<br />
Ils étaient encore 2.000 dans le centre de Nairobi pour exiger l'arrêt des négociations de l'APE entre l'Union européenne et 77 pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Cette marche a réuni des organisations africaines membres du réseau Africa Trade Network et des ONG du Nord telles que Oxfam International, Actionaid, Acord, etc, a permis de renforcer et d'informer sur la campagne contre les APE menée depuis maintenant trois ans. Les APE ont pour objectif de créer une zone de libre-échange entre l'Europe et les pays ACP en général, les groupements d'intégration régionale en particulier. Ils sont prévus pour être conclus en janvier 2008 et devrait permettre de libéraliser le commerce entre les signataires conformément aux règles de l'OMC. Les organisations impliquées dans la campagne redoutent, comme le montrent d'ailleurs déjà la plupart des études d'impact réalisées, que les produits européens n'en profitent pour envahir les pays du Sud, détruisant leurs fragiles marchés agricoles et artisanaux.<br />
<br />
D'autres organisations comme Enda Tiers Monde ont organisé des ateliers thématiques notamment sur l'importance question du commerce intra-régional et interrégional comme outil de renforcement de l'intégration et comme facteur de développement. L'atelier s'est déroulé sous forme de panel ayant réunis des experts de continents sur les questions économiques, politiques et commerciales et a permis à un large public d'échanger sur la problématique du commerce intra-régional en identifiant ses contraintes, son potentiel, ses opportunités etc. L'atelier a tenté de mettre en exergue le fait que malgré le grand nombre de programmes de libéralisation du commerce et de réformes visant à ouvrir les marchés africains, le continent voit le volume de son commerce intracommunautaire et inter-africain rester à un niveau faible avec une production peu diversifiée. L'Afrique reste donc fortement dépendante de l'extérieur et soumise à une logique d'extraversion qui sape les fondements de l'intégration du continent. Elle fait aujourd'hui face une accentuation de la pression concurrentielle induite par l'ouverture continue des économies à l'échange international. Que ce soit dans le cadre de l'OMC ou des accords bilatéraux déjà signés ou en négociation, l'Afrique est de plus en plus confrontée à la compétitivité des produits des pays tiers Européens ou asiatiques. <br />
<br />
Pour lever ces obstacles qui entravent l'insertion de l'Afrique dans le marché mondial, il est généralement admis que le continent devrait passer par le préalable incontournable qui consiste à relever le niveau d'intégration de ses structures productives, commerciales et institutionnelles. Il s'agit en somme de renforcer l'intégration économique du continent par l'augmentation du commerce intra-communautaire et intercommunautaire qui se situe actuellement à un niveau désespérément bas. Dans toutes les parties du monde, la construction de grands ensembles économiques et l'intégration des marchés par la levée des barrières tarifaires et non tarifaires ont été parmi les stratégies les plus payantes pour promouvoir le développement ou l'émergence<br />
<br />
Quel avenir pour le mouvement altermondialiste ?<br />
<br />
Le forum de Nairobi a par endroit révélé une organisation approximative qui a compliqué l'accès aux débats et créé des tensions entre les organisateurs et les militants des organisations les plus combatives. Certains participants ont pris d'assauts des restaurants situés dans l'enceinte du forum pour protester contre la cherté de la nourriture, vendue trois ou quatre fois plus cher qu'en ville. Le prix exorbitant des bouteilles d'eau ou des transports collectifs, par ailleurs inexistants, a aussi été dénoncé comme excluant des débats les Africains les plus pauvres. <br />
<br />
Les difficultés du comité d'organisation à compléter son budget ont poussé les organisateurs de recourir aux services d'un opérateur multinational de téléphone pour financer une partie des activités et recevoir en contrepartie l'exclusivité de vendre ses services à l'intérieur du forum. Cette option a été fermement dénoncée par de nombreux participants qui ont vu dans cet acte une capitulation des mouvements sociaux qui ont jusqu'ici combattu la propension des multinationales à ériger des situations de monopole sur des biens collectifs, rendant ainsi l'accès à ces bien plus coûteux pour les populations pauvres. Le forum s'est donc terminé sur un sentiment de malaise pour la plupart des participants, même si les africains semblent avoir, malgré tout, réussi à le faire. <br />
A la fin de la septième édition, le Conseil international (CI), instance de décision composée d'une centaine d'organisations actives dans l'ensemble des continents, a tenue une réunion d'évaluation de deux jours pour tirer le bilan du forum et dégager des perspectives pour le futur. Le CI a confirmé la décision de réaliser une Journée d'Action globale mondiale fin janvier 2008. Selon les pays et les régions, la forme et la durée pourront varier autour d'une date pivot (probablement le 26 janvier) au moment où se réunira le Forum économique de Davos. Cet ensemble d'actions à réaliser à l'échelle internationale aura pour objectif la lutte contre le néo-libéralisme et s'inspirera de la Charte de principes du FSM. <br />
<br />
La prochaine réunion du Conseil International aura lieu en Allemagne à Rostock juste après la réunion annuelle du G8 et des actions de protestation qui l'accompagneront. Date probable : 9 et 10 juin 2007. Le CI aura également à son ordre du jour la poursuite de la discussion sur le lieu de réalisation du 8ème FSM en 2009. Plusieurs propositions sont sur la table : retour au Brésil, par exemple à Salvador de Bahia ou à Curitiba, ou dans une ville du Mexique proche de la frontière avec les Etats-Unis afin de rassembler un grand nombre de Nord-américains, de Mexicains et de Centroaméricains. D'autres propositions seront certainement avancées, par exemple, la Bolivie où la lutte pour les biens communs comme l'eau et autres ressources naturelles, est à la pointe du combat des peuples indigènes. Ou encore, afin d'enraciner le processus dans l'est de l'Asie, la Thaïlande ou la Corée du Sud. Il est également possible que l'on propose de retourner dès 2009 en Afrique. Car, si pour des raisons matérielles liées aux dures réalités africaines, le 7ème FSM n'a pas réuni un nombre aussi élevé de participants que celui atteint à Porto Alegre en 2003 et 2005 ou à Mumbai en 2004, la plupart des membres du CI s'accordent sur la nécessité de continuer à renforcer les luttes en Afrique. <br />
<br />
Ils veulent enraciner et enrichir encore plus le processus du FSM en augmentant encore la présence africaine. Il a également été décidé de définir des règles de conduite pour les organisateurs des prochains forums sociaux mondiaux afin notamment d'éviter l'écueil de la marchandisation. Il s'agit que le Forum social mondial soit à l'avenir de plus en plus cohérent par rapport à l'objectif d'un autre monde possible à construire. Cela implique une participation toujours plus grande de ceux qui vivent le plus durement dans leur vie quotidienne les effets du système capitaliste et patriarcal. <br />
<br />
Par ailleurs, il est également nécessaire de stimuler le débat sur les alternatives et de renforcer les combats sociaux et politiques qui permettent de s'en rapprocher et de les mettre en pratique.<br />
<br />
Source:http://www.ictsd.org/]]></description> 
					<pubDate>Tue, 30 Jan 2007 15:37:00 EST</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Définitions de DESPROGES pour le sourir en 2007. Meilleurs Voeux</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/84923</link> 
                    <description><![CDATA[Voici les définitions particulières de Desproges.  Le petit sourire que ceci vous arrachera a une grande valeur thérapeutique. Que la nouvelle année soit pour vous une année de rire et de la bonne humeur.<br />
<br />
1) AUTOBUS : Véhicule qui roule deux fois plus vite quand on court après que lorsqu'on est dedans.<br />
 <br />
2) BABY-SITTER : Adolescent(e)s devant se conduire comme des adultes de façon à ce que les adultes qui sortent puissent se comporter comme des adolescents.<br />
<br />
3) BANQUIER : Personne qui serait d'accord pour vous consentir un prêt à la condition que vous lui apportiez la preuve que vous n'en avez pas besoin. Ou encore : Homme secourable qui vous prête un parapluie quand il fait beau et vous le réclame dès qu'il commence à pleuvoir.<br />
<br />
4) BOY SCOUT : Un enfant habillé comme un couillon, commandé par un couillon habillé comme un enfant.<br />
<br />
5) CAPITALISTE : Personne qui se rend en voiture climatisée de son bureau climatisé à son club climatisé pour y prendre un bain de vapeur.<br />
<br />
6) CHANDAIL : Vêtement que doit porter un enfant lorsque sa mère a froid.<br />
<br />
7) CONSULTANT : Se dit de celui qui consulte ta montre, te dit l' heure et te fait payer la prestation.<br />
<br />
8) DANSE : Frustration verticale d'un désir horizontal.<br />
<br />
9) ÉCONOMISTE : Expert qui saura demain pourquoi ce qu'il a prédit hier n'est pas arrivé aujourd'hui.<br />
<br />
10) FACILE: Se dit d'une femme qui a la moralité sexuelle d'un homme.<br />
<br />
11) GYNÉCOLOGUE : personne qui travaille là où les autres s'amusent.<br />
<br />
12) INTELLECTUEL : se dit d'un individu capable de penser pendant plus de deux heures à autre chose qu'au sexe.<br />
<br />
13) MAL DE TÊTE : contraceptif le plus utilisé par les femmes.<br />
<br />
14) MARIAGE : Union qui permet à deux personnes de supporter des ennuis qu'ils n'auraient pas eus, s'ils étaient restés seuls.<br />
<br />
15) NYMPHOMANE : terme utilisé par certains hommes pour désigner une femme qui a envie de faire l'amour plus souvent qu'eux.<br />
<br />
16) ORTHODONTIE : Magicien qui vous met dans la bouche, une partie de ce qu'il vous retire des poches.<br />
<br />
17) PARLEMENT : Nom étrange formé des verbes "parler" et "mentir".<br />
<br />
18) PESSIMISTE : optimiste qui a l'expérience.<br />
<br />
19) PROGRAMMEUR : Personne qui résout, de manière incompréhensible, un problème que tu ignorais avoir.<br />
<br />
20) PROGRÈS : Doctrine qui consiste à compliquer ce qui est simple.<br />
<br />
21) PSYCHOLOGUE : c'est celui qui regarde les autres quand une jolie femme entre dans une pièce.<br />
<br />
22) RÉVEILLE-MATIN : Instrument inventé pour réveiller les gens qui n'ont pas de jeunes enfants.<br />
<br />
23) SARDINE : Petit poisson sans tête qui vit dans l'huile.<br />
<br />
24) SECRET : Information que l'on ne communique qu'à une seule personne à la fois.<br />
<br />
25) SNOBISME : Action de s'acheter des choses que l'on n'aime pas avec de l'argent qu'on n'a pas dans le but d'impressionner des gens qu'on n'aime pas.<br />
<br />
26) SYNONYME : Mot à écrire à la place de celui dont on n'est pas certain de l'orthographe.<br />
<br />
27) TRAVAIL D'ÉQUIPE : C'est la possibilité de faire endosser les fautes aux autres.<br />
<br />
28) VEDETTE : Personne qui travaille dur toute sa vie pour être connue, et qui porte ensuite de grosses lunettes noires pour ne pas être reconnue.<br />
<br />
Merci tonton Dieunedort]]></description> 
					<pubDate>Fri, 29 Dec 2006 15:21:00 EST</pubDate> 
					<guid isPermaLink="true">http://DOMBOU.tigblog.org/post/84923</guid>
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                </item> 
                <item> 
                    <title>plus de 600 000 pétitions signées par les producteurs et consommateurs Camerounais pour des subventions directes aux agriculteur</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/84201</link> 
                    <description><![CDATA[La scène est ordinaire, mais l’image impressionnante : 620 000 pétitions rassemblées en briquettes de 2 000 chacune, à l’estrade de la plus grande salle de conférence de presse du Hilton hôtel à Yaoundé, le 1er décembre dernier. La pyramide de pétitions est adressée au président de l’Assemblée nationale du Cameroun ainsi qu’au Premier ministre chef du gouvernement, et représente surtout la volonté commune de centaines de milliers de Camerounais, paysans et consommateurs, de voir les producteurs agricoles être subventionnés, pour une souveraineté alimentaire qui n’arrête pas de « foutre le camp » à coup d’importations massives de produits de grande consommation comme le riz, le lait, le blé, ou même la tomate.<br />
<br />
<br />
<br />
Tout a commencé en juin 2006. L’Acdic, Association Citoyenne de Défense des Intérêts Collectifs, vient de terminer une campagne de réduction des importations massives de poulet congelés pour la promotion de la filière avicole locale mise sous l’éteignoir par cette ouverture des frontières à des poulets de bien douteuse qualité venus de l’Europe, de l’Amérique latine, et vendus très bon marché. <br />
<br />
L’association que dirige Bernard NJONGA vient surtout de faire face à la psychose de l’épidémie de la grippe aviaire qui a failli refroidir l’enthousiasme des producteurs après la limitation gouvernementale d’importations afin de stimuler la production locale et relancer une filière pourvoyeuse d’emplois. Au Cameroun comme en Afrique centrale, le défi de la souveraineté alimentaire est immense. <br />
<br />
Après le poulet, l’Acdic s’attaque donc également à l’importation massives de produits alimentaires communs par des hommes d’affaires qui y ont trouvé une mine d’or de bénéfices, au grand désarroi de la production locale dont le tissu est constitué de petits producteurs, après les fermetures successives de sociétés d’Etat comme la Soderim (riz), Sodeblé (blé), Projet Laitier (lait) ou la Scan (conserves), fermées pour la plupart moins de 10 ans après leur création, à cause principalement de leur mauvaise gestion financière. <br />
<br />
Plusieurs années après l’abandon des installations de ces sociétés au capital total de plus de 10 milliards de F CFA et la mise au chômage de dizaines de milliers d’employés ou de petits producteurs locaux, l’agriculteur camerounais a dû ainsi se contenter d’attendre le soutien de l’Etat à travers des ministères comme celui de l’Elevage, ou de l’Agriculture. <br />
<br />
Un espoir qui va pourtant être déçu : selon une enquête menée par l’Acdic en 2004, près de 90% des fonds attribués au Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER) sont destinés à entretenir les 6 400 agents de ce ministère. <br />
Seuls à peine plus de 10% sont destinés aux agriculteurs, des fonds qui n’arrivent jamais à leur destinataires, car 95% sont détournés par des fonctionnaires de ce ministère à coups de fractionnements de marchés, de surfacturation, livraisons fictives, séminaires fictifs et saint-frusquin… <br />
<br />
Un Comité d’exécution pour gérer les subventions directes <br />
<br />
Après l’échec des sociétés d’Etat, l’incapacité du MINADER à bien gérer l’argent destiné aux producteurs, l’Acdic en a conclu à la nécessité d’ une aide directe de l’Etat aux producteurs à travers une « Agence d’exécution » placée sous la tutelle du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, dirigée par un « Comité de gestion présidé par le MINADER et composé d’un représentant des organisations paysannes par bassin de production, d’un représentant de la société civile, d’un représentant du Ministère de l’Economie et des finances, d’un représentant des importateurs ». L’équipe opérationnelle devant travailler sur la base d’un contrat de performance et d’objectif et devrait être démissionnée en cas de résultats non atteint ou de malversation. <br />
<br />
Ces subventions devraient s’adapter aux spécificités régionales, et devraient être accordées pour certaines cultures ou certains producteurs. <br />
<br />
Il s’agit ainsi pour les producteurs et les consommateurs, de « reconquérir la souveraineté alimentaire en produisant localement tout ou presque tout ce qu’on importe aujourd’hui ». Bernard NJONGA, précise : « les appuis viennent en récompense aux efforts du producteur, on ne subventionne ni la paresse, ni les paresseux ». Toute une vision…. <br />
<br />
L’impulsion de cette vision aura donc pris la forme de près de 1 million 500 mille pétitions distribuées, dont plus de 600 000 déjà récoltées. Une mobilisation à l’image du gigantisme des chiffres de l’importation de principaux produits alimentaires au Cameroun : 87% du riz consommé par les Camerounais est importé essentiellement de la Chine, 15% des besoins en maïs viennent principalement des Etats-Unis, 100% des besoins en blé sont assurés par les importations venues principalement de l’Europe,106,54 milliards de F CFA de lait importé entre 1995-2005, 4 200 tonnes de tomates par an pour une valeur de 2 milliards de F CFA et 1 270 tonnes d’oignons chaque année pour une valeur de 173 millions de F CFA… <br />
<br />
Dans un contexte de libre échange et d’entrée en vigueur des accords de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) en 2008 pour le Cameroun, il semble plus qu’auparavant nécessaire de subventionner l’agriculture locale, pour assurer un minimum de souveraineté alimentaire. <br />
<br />
Ce ne serait que justice, à en croire le Directeur général de l’OMC, Pascal LAMY pour qui « le système commercial multilatéral [tend] à œuvrer au désavantage d’une certaine catégorie de Membres de l’OMC, composée par les pays en développement ». <br />
<br />
Une situation qui n’est pas sans rien à voir avec les substantielles aides aux agriculteurs et autres producteurs en Europe, aux Etats-Unis et au Canada, tous des Pays pourtant…déjà riches dont les paysans pourraient en théorie se passer de subventions. <br />
<br />
François BIMOGO <br />
]]></description> 
					<pubDate>Mon, 25 Dec 2006 19:01:00 EST</pubDate> 
					<guid isPermaLink="true">http://DOMBOU.tigblog.org/post/84201</guid>
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Opération 6-12-6 - Solidarité ASACASE</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/79035</link> 
                    <description><![CDATA[Pour la première fois, une ONG à 100 % sénégalaise invite, au niveau national, ses concitoyens à mobiliser la générosité et la solidarité africaine afin de lutter contre la pauvreté et l’exclusion socio-économique des personnes défavorisées.<br />
« L’opération 6-12-6 », organisée à l’approche des fêtes de fin d’année par l’Association Sénégalaise pour l’Appui à la Création d’Activités Socio-Economiques (ASACASE) est une opération de collecte de fonds et de ressources qui appelle chacun de nous à effectuer un geste de partage envers ceux que l’on a parfois tendance à oublier en cette période particulière de l’année. Elle est ainsi dénommée parce que, chaque année, elle doit être organisée le 6 décembre et débutera chaque fois à 6 heures, le matin.<br />
<br />
Les sommes collectées serviront notamment à financer un projet d’adduction d’eau en faveur des habitants du Village de Reclassement Social de lépreux de Teubi, localisé en Casamance. D’autres projets seront soumis par les Comités Régionaux de l’opération au Comité d’Ethique national, chargé de la sélection et du suivi des projets. Ce Comité se compose de représentants de la société civile, de chefs religieux et de représentants de l’état. Il est le garant d’une gestion transparente des fonds. <br />
<br />
Chacun est invité à participer à « l’Opération 6-12-6 » ! Pour soutenir cet élan de solidarité, il suffit de remplir un mandat Postal « Opération 6-12-6 » dans un bureau de Poste (CCP 55 612) ou de téléphoner au 628 03 44 depuis le Sénégal et au + 221 869 30 54 depuis l’étranger. Vous pouvez aussi envoyer « ASACASE » par SMS au 500 88 (Alizé) ou au 671 46 (Tigo). <br />
<br />
Il sera enfin possible de déposer vos dons dans les urnes mises à disposition du public dans les entreprises et les agences bancaires (La Poste, Money Express et Le Crédit Populaire du Sénégal), ou d’acheter un ticket de don ou un produit solidaire (cartes de vœux, calendriers) à un bénévole ASACASE accrédité, le 6 décembre.<br />
<br />
<br />
<br />
L’objectif de « l’Opération 6-12-6 » : mobiliser la solidarité des africains contre la pauvreté et créer le rendez-vous de la solidarité<br />
<br />
Mobiliser les africains…<br />
<br />
Outre l’apport financier au bénéfice des causes défendues, « l’Opération 6-12-6 » est basée sur des notions de solidarité et de partage. Elle entend affirmer que « l’homme est le remède de l’homme » et que les africains peuvent aider les africains, indépendamment de l’aide du nord. <br />
<br />
… Contre la pauvreté<br />
<br />
L’absence de revenus réguliers plonge rapidement les individus en situation de pauvreté. L’organisation de « l’Opération 6-12-6 » et la mobilisation des ressources de solidarité nationale vont permettre d’aller plus loin dans la prise en charge et l’insertion socio-économique des publics en situation de précarité (accès à des revenus durables et accès aux services sociaux de base). En bref, cette opération va appuyer ceux qui ont besoin d’un indispensable coup de pouce dans la création d’une activité génératrice de revenu. <br />
<br />
Et créer le rendez-vous de la solidarité<br />
<br />
L’Opération a pour vocation d’être renouvelée chaque année à l’approche des fêtes, quand la convivialité, le partage et l’échange sont à l’honneur en famille, entre amis et sur les lieux de travail. <br />
« L’Opération 6-12-6 » appelle chacun de nous à effectuer un geste citoyen et de partage envers ceux que l’on a parfois tendance à oublier en cette période de l’année.<br />
<br />
<br />
L’organisation de « l’Opération 6-12-6 »<br />
<br />
Date officielle de lancement <br />
<br />
Le 6 décembre 2006 à partir de 6 heures le matin<br />
<br />
Où se déroulera l’opération ?<br />
Sur tout le territoire sénégalais <br />
<br />
Comment obtenir des informations sur l’Opération et sur l’ASACASE ?<br />
<br />
- Un numéro d’appel national 628 03 44<br />
- Depuis l’étranger, le +221 869 30 54<br />
- Le site Web ASACASE www.asacase.net <br />
<br />
Comment faire un don ? <br />
- Par mandat Postal, spécial « Opération 6-12-6 », sur le CCP 55 612 <br />
- Via Money Express <br />
- Par téléphone au 628 03 44 depuis le Sénégal et au +221 869 30 54 depuis l’étranger<br />
- Par SMS en envoyant ASACASE au 500 88 (Alizé) ou au 671 46 (Tigo)<br />
- Par le dépôt d’un don dans des urnes déposées dans les lieux publics <br />
- Par l’achat d’un ticket de don ou d’un produit solidaire (calendriers ou cartes de vœux) auprès d’un bénévole ASACASE accrédité<br />
<br />
<br />
ASACASE : qui est-elle ? <br />
<br />
L’Association Sénégalaise pour l’Appui à la Création d’Activités Socio-Economiques (ASACASE) travaille, depuis plus de 15 ans, avec des partenaires de la communauté internationale pour répondre aux besoins des populations les plus défavorisées, tant au niveau national que dans certains pays africains comme la Guinée Bissau. <br />
<br />
L’ASACASE est une des plus grandes ONG sénégalaise : elle intervient dans toutes les régions et dispose de plus de 30 agences régionales, départementales ou locales qui sont animées par plus de 80 salariés permanents. <br />
<br />
Le sérieux et la compétence de l’ASACASE ont surtout été reconnus et appréciés par des institutions de renommée internationale : l’USAID, le Fonds de Coopération pour le Développement, le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement et le Réseau Français des Boutiques de Gestion qui lui a délivré un label, gage de reconnaissance de son professionnalisme et de sa compétence technique. <br />
<br />
L’ASACASE a joué un rôle déterminant dans la relance des activités économiques en Casamance, la consolidation du processus de paix, la réinsertion des ex-combattants, des réfugiés, des victimes de mines, des handicapés, etc. <br />
<br />
L’ASACASE est un élément actif de plusieurs réseaux africains d’ONG, du mouvement social mondial et du mouvement mondial de l’économie social et solidaire. L’ASACASE est aussi membre du conseil d’administration du CONGAD et de l’Association des Professionnels des Institutions de Micro Finance d’Epargne et de Crédit (APIMEC). <br />
<br />
Samba DIOUF<br />
Laurence Mourier]]></description> 
					<pubDate>Wed, 13 Dec 2006 15:08:00 EST</pubDate> 
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                    <title>L'idée d'une journée de la jeunesse Africaine consacrée à l'Ethique</title> 
                    <link>http://DOMBOU.tigblog.org/post/75621</link> 
                    <description><![CDATA[Par Eric DOMBOU.<br />
L’idée d’une journée Africaine de la Jeunesse consacrée à l’éthique part d’un constat majeur : la faiblesse actuelle des débats sur  les questions éthiques posées dans continent marqué par les grands défis économiques et sociaux. Alors que les questions de corruptions, détournement de fonds publics, accumulation de bien, abus de pouvoir, immoralité, dégradation de l’environnement et de la faune, fuite de cerveau et de capitaux…. ont fait et continuent à faire l’objet de débats fondamentaux et ont fait évoluer  considérablement la codification de règle de conduite résultat d’envol économique important dans plusieurs pays du Nord, il n’existe pas encore de réflexion appropriée et de mouvements de jeunes suffisamment forts qui traduiraient une appropriation des enjeux, des principes d’ordre rationnel et imposeraient des engagements politiques beaucoup plus résolus pour traduire dans la réalité les principes moraux inscrites dans la constitution de la plus part de nos pays. Pour ce qui est de la bioéthique, des recherches biomédicales et des recherches en santé sont en cours, en Afrique, dans notre continent alors que les débats sur l’éthique de la recherche restent encore insuffisamment solides pour contribuer efficacement à la protection des personnes.<br />
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Par ailleurs, les cultures et méthodes dont l’encadrement juridique se sont fortement développées ailleurs, en Afrique la mise en place d’un cadre réglementaire pour promouvoir la sécurité des mœurs, le développement effectif reste un impératif urgent et demande une réflexion fondamentale. La jeunesse africaine, est elle prête à relever avec dignité et élégance les défis éthiques de notre temps ? Comment honorer l’Afrique tout entière des prétentions ethnocentristes de l’éthique sans céder aux orientations tribalistes et hyperprincipistes?<br />
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C’est pourquoi une rencontre consacré à l’éthique, à la constitution, au rôle  et au renforcement de comités d’éthique dans nos pays constitue une urgence.<br />
Alors que les réunions sur les questions d’éthique au Cameroun sont encore très peu médiatisées, cette vision veut intégrer un jour de réflexion de la jeunesse africaine de part le monde pour les consacrer aux questions d’éthique. Beaucoup, de personnalité pourront être associé  à l’organisation de cette rencontre. Et pourrons également y prendre part des jeunes de part le monde.<br />
Vue sous cet angle, il se veut un outil de formation des jeunes du Monde sur la question et un outil de sensibilisation de la société civile sur les principes moraux.<br />
La journée d’éthique de la jeunesse Africaine visera un renforcement des capacités institutionnelles et contribueront à la mise en œuvre d’un système de sensibilisation et de formation à tout les niveaux, à une actualisation des connaissances et surtout à un développent de la réflexion sur l’éthique.<br />
Cette mise en avance des jeunes répond au souci de mettre à la disposition  de cette frange  déterminant pour l’avenir de notre continent un champ d’expression et d’échange.<br />
Cette journée d’éthique de la jeunesse Africaine est destinée à ouvrir des débats, à proposer des solutions et à proposer une information sur le thème, non seulement aux membre du TIG mais  en invitant aussi d’autres acteurs de la société dont des formateurs et des communicateurs, les responsables de cellules de lutte contre la corruption et d’autres leaders de moralité certaine de part le continent.<br />
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L’objectif fondamentale, de cette journée d’éthique est donc de susciter des réflexions et des actions appropriées en vue de :<br />
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	procéder à un constat sur l’état des réflexions dans les différents pays ;<br />
	lancer un débat sur le projet de déclaration relative à des normes en la matière ;<br />
	réensemencé les principes moraux à la jeunesse de nos pays;<br />
	définir la place de l’éducation et de la formation dans le respect des principes éthiques ;<br />
	réfléchir sur la place  des comités d’éthique dans le contexte de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite ;<br />
	recadrer le rôle de l’éthique dans la gestion des affaires publiques ; <br />
	faire des propositions pour la création et le renforcement d’instance d’éthique,<br />
	suggérer des idées pour favoriser des échanges d’expériences et renforcer les capacités des acteurs.<br />
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En fournissant des bases scientifiques pour un débat de la jeunesse sur l’éthique en Afrique, la journée devrait favoriser l’émergence de questionnements nouveaux et susciter des initiatives en vue de mieux partager les réflexions sur l’éthique, par ailleurs elles doivent ajuste la définition de l’éthique et affiner ces principes en s’attelant  à contribuer au développement de notre continent.<br />
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Eric DOMBOU<br />
]]></description> 
					<pubDate>Tue, 05 Dec 2006 17:12:00 EST</pubDate> 
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